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Quartiers, mars 2006 - Echos

Echos : tennis, rond point, hôpital, podium, etc

Réunions de secteur, mars 2006

Le temps des « réunions de secteurs », édition 2006, a commencé à la Ville aux Roses le mardi 14 mars, par le traditionnel film vidéo qui annonce le démarrage prochain de la construction de la nouvelle gendarmerie et le lancement du lotissement de « Deil 4 » .

Lotissement Deil 4

Au sujet de Deil (4), rappelons que les travaux de viabilisation n’ont pas encore commencé et que, si la commercialisation est en cours, les constructions ne pourront pas être lancées avant trois mois au moins. Pendant ce temps-là les lotissements privés peuvent prendre de l’avance !

Notons aussi, comme nous l’avons déjà dit, que les lotissements actuels ne sont pas à la portée de tout le monde. Selon Presse Océan du 9 mars, qui cite une étude de la Chambre des Notaires (portant sur 2005), « le prix moyen d’un terrain à construire est de 54,9 € du m2 », ce qui correspond aux prix pratiqués à Châteaubriant. « Le prix moyen dans le secteur de St-Nazaire est nettement moins élevé avec 30 € du m2 ». Si la municipalité de Châteaubriant souhaitait avoir une réelle action sociale dans le domaine du logement, elle devrait songer à baisser le prix des terrains en lotissement municipal. Quand on sait que le revenu moyen, dans la région de Châteaubriant, est 24 % inférieur au revenu moyen de Loire-Atlantique, on se dit que ce ne serait pas un luxe.

Voir ailleurs - et encore ailleurs

Baisse des impôts locaux.

La mairie annonce, faussement désolée, qu’elle ne peut construire la « plateforme de services » car il lui manque 630 000 €.

La mairie annonce, fièrement, qu’elle a réalisé une baisse du taux des impôts locaux, et que ça lui a fait un manque à gagner de 1 300 000 €.

C’est ça qu’on appelle un choix politique ! Ou des réalisations, ou des baisses d’impôt !

Signalons tout de même que les personnes qui ont des revenus très faibles bénéficient d’un abattement sur leur taxe d’habitation. En réduisant les impôts locaux, la municipalité a donc réduit les impôts des personnes les plus fortunées.

 Pas un chat

La municipalité se glorifie d’avoir redynamisé le centre-ville. En réalité, à part les périodes festives comme Noêl ou la Fête de la Musique, y a pas un chat dans les rues de Châteaubriant. C’est peut-être à cause des menaces de grippe aviaire ?

En tout cas les commerçants castelbriantais tirent la langue !

 Venons-en aux questions

La vitesse : encore et toujours. Un participant parle de « 100 km/h » dans la rue de la Fraternité, un autre évoque la même vitesse dans la rue César Franck. A croire qu’ils sont copains de Tartarin de Tarascon ! La police municipale précise qu’elle a fait des contrôles de vitesse et que, à chaque fois, elle n’a verbalisé personne ! « C’est la faute aux appels de phare » - « C’est la faute aux téléphones portables » - « C’est la faute à l’heure mal choisie ». Bon, a dit le maire, on fera davantage de contrôles.

Coussins berlinois

coussin_berlinois

Pour casser la vitesse des habitants demandent des ralentisseurs. Autrefois on parlait de « gendarmes couchés » ou bandes rugueuses sur toute la largeur de la chaussée comme il y en a route de Fercé du côté de la Borderie. Maintenant on parle de « coussins berlinois » : ce sont des protubérances aménagées au milieu de la chaussée. Grâce à leur écartement de roues plus largement dimensionné, les bus peuvent enjamber l’obstacle sans problèmes. Quant aux voitures, elles doivent ralentir. Il est question de faire un essai dans une rue de la ville. (ndlr : ce genre d’aménagement n’a de sens que dans un plan d’aménagement global. La ville de Bruges est, à cet égard, un exemple intéressant car son centre ne comporte aucun casse-vitesse et pourtant, une voiture y circule rarement à plus de 30 km/h. C’est que la présence conjuguée de rues étroites, de pavés traditionnels et de nombreux vélos s’immisçant dans le trafic, ne permet pas de circuler vite).

(ndlr : les premiers coussins berlinois ont été posés en août 2006)

Encore des coussins : un motard se plaint des glissières de sécurité qui se trouvent route de St Aubin des Châteaux, à proximité de la voie verte. « Si je me fiche dedans, je serai guillotiné » (il a voulu dire : décapité). Il demande de doubler la glissière par des coussins.

La police : « Où est-elle la police municipale, on ne la voit jamais » - « Eh bien nous, dans la rue Beethoven, on la voit tous les jours » - « Ah bon, c’est qu’il y a quelque chose à boire dans ce coin ? ». Ca vole bas ... et c’est injuste !

Le stationnement : « il faudrait empêcher les familles de se garer n’importe où devant le collège de la Ville aux Roses » . Ca c’est bien vrai, depuis que la place a été dégagée devant le collège, il y a des familles bien rangées sur les parkings en bord de route, et d’autres carrément sur la route ... comme avant !

La circulation : pour un peu, chacun souhaiterait que personne ne passe dans « sa » rue. C’est sans doute pour cela qu’une petite rue, comme la rue St Philippe, a été mise en sens interdit des deux côtés ? La mesure se justifie peut-être. Elle avait été mise en œuvre, il y a plus de 10 ans, dans une petite rue du quartier de Chécheux. La municipalité actuelle avait ironisé, en parlant d’incohérence. Etrangement elle fait la même chose et ne parle plus d’incohérence ! Tout change ....

Permanences dans le quartier Ville aux Roses. « Venez nous voir, nous tenons une permanence tous les 3e vendredis du mois de 11 h à 12 h » dit Mme Havard, adjointe aux affaires sociales. Sauf qu’elle se trompe ! C’est le 4e vendredi ! Et naguère c’était deux après-midis par mois ! Une ancienne boulangerie a même été achetée et rénovée pour tenir ces permanences. Environ 20 000 € d’achat, sans compter le prix des travaux de rénovation, ça fait cher pour une heure de permanence par mois ! Voir ici et ici

Satisfaction : une habitante déclare « J’aime bien le quartier de La ville aux Roses. C’est un quartier humainement riche, calme, propre, agréable à vivre ». Le maire confirme.

Tiens donc ! Ca fait plaisir ! Pourtant ce sont des gens de son équipe qui, au moment des dernières municipales, ne se sont pas privés de dénigrer le quartier ! Ils en auraient fait une zone de non-droit si on les avait écoutés !

Pipi : ce qui manque dans le quartier : des pissotières publiques. « Les travailleurs du CAT, quand ils viennent entretenir les espaces verts, sont obligés d’aller faire pipi derrière les arbres ». On raconte même que l’ancien facteur du quartier, était obligé de demander parfois, à se soulager chez un habitant ou un autre....

Tri sélectif : que se passe-t-il avec le tri sélectif des ordures ménagères ? Une habitante signale que les « poubelles jaunes », quand il s’agit des immeubles collectifs, qui devraient être collectées dans un compartiment à part de la benne à ordures, sont systématiquement vidées dans le tout-venant.

Allez, il est 22 heures. Plus de questions ? la séance a été courte. Et puis il y a des boissons et des petits gâteaux ....

 Quartier Centre

Dans le quartier « Centre » la séance sera plus courte encore. Un intervenant félicite la municipalité pour le nettoyage de l’église St Nicolas. « Après tout ce qu’on a pu entendre, voilà une utilisation du kärcher faite
à bon escient ».

Une intervenante demande pourquoi la minorité (qui représente 40 % des Castelbriantais), n’a pas une voix délibérative à la Communauté de Communes ? « C’est que nous souhaitons parler d’une seule voix » répond le maire en disant que la loi n’impose pas de représentation proportionnelle. C’est là qu’on voit que la loi peut protéger les citoyens et qu’en l’absence de loi on court le risque d’arbitraire.

Plusieurs intervenants se plaignent de voitures stationnant intempestivement dans la Grand-Rue, de magasins sortant des portiques divers pour dégager leur vitrines, de poubelles demeurant toute la journée sur les trottoirs, entravant ainsi la circulation des piétons et des mamans avec voiture d’enfant.

Pigeons, crottes de chiens, corneilles ... c’est aussi ça la vie en ville. Pour les pigeons, la ville met désormais des grains de maîs traités pour que les volatiles puissent « s’aimer d’amour tendre tout en étant stériles » ! Il y a quelques années ces produits étaient interdits. Ils sont de nouveau autorisés... Terminator chez les pigeons ! Quant aux chiens, il y a des bacs à sable ici ou là, et il y en aura un place Barbotin.

Train : plus sérieux, un participant demande que la ligne SNCF Nantes-Châteaubriant, quand elle montera jusqu’au Pays de la Mée, se prolonge jusqu’à Rennes. Mais il faudrait pour cela un accord avec la région Bretagne !
Circulation : dans le secteur de Béré, des habitants ont constaté une augmentation de la circulation depuis que la Clinique est ouverte à côté de l’hôpital. Emprunter la Rue de Brest semble en effet plus « direct » que de passer par les feux de la Rue du Faubourg de béré.

poteaux-2

 

Après les poteaux verts, un petit partout, voilà l’éclosion de poteaux blancs. C’est le printemps

 

Vitesse : 40 - Un habitant s’étonne d’avoir vu les panneaux « 40 » remplacés par des panneaux « 50 ». Eh oui, répond le chef de la police, le code de la route a unifié les choses en ne prévoyant que des panneaux 30, 50, 70, 90 km/h, etc.

SPANC : des habitants s‘inquiètent des prochains contrôles qui vont être entrepris dans le cadre du SPANC (service public d’assainissement non collectif) et demandent si les écarts vont être reliés au tout-à-l’égoût. Un adjoint répond que ce n’est pas prévu, pour des raisons financières.

Déchets verts : une personne âgée, qui a fait du feu dans son jardin, a été rappelée à l’ordre par la police municipale. Il est en effet interdit de faire des brûlis dans son jardin (il s’en fait pourtant dans la Rue Guy Môquet).

Cette personne, âgée, souhaiterait que la ville vienne ramasser ses déchets verts pour les porter à la déchetterie ! Nous sommes à une époque où les individus attendent tout de la collectivité ... sans vouloir payer les impôts nécessaires ! heureusement, dans certains quartiers, il y a une entr’aide entre voisins !

Jardin médiéval : une participante rappelle qu’elle a soumis un projet de jardin médiéval, qu’elle n’en demande pas le financement, mais seulement une prise en considération. La réponse de la municipalité est « économique » : « nous n’avons pas les moyens » - « J’aurais aimé que nous puissions discuter de l’intérêt pédagogique, de l’aspect valorisation de l’image de Châteaubriant. Au lieu de cela, quand je rencontre élus ou techniciens, on ne me dit pas bonjour et j’ai l’impression que je les embête ... et ça m’embête » - « Mais non, mais non » a répondu la municipalité.

Demandez et vous recevrez : dans ce type de réunion de quartiers, la municipalité est prête à tout accorder à tout le monde ou du moins au premier qui a demandé quelque chose. Le maire dira lui-même : « C’est tellement facile de dire oui à tout le monde ». Aveu.

Allons, il est 21h30. Le silence se prolonge. Les réunions de secteurs n’attirent ni les foules, ni les questions. Mais chacun n’en pense pas moins !
BP  

  Ah ! C’est si bilité !

plateforme

Dans la rue Aristide Briant à Châteaubriant, une plateforme bétonnée bouffe les trois-quarts du trottoir. ... celui-ci a été élargi en conséquence. Il n’empêche que cela fera un gymkhana pour les passants ! Explication : il faut bien faire un petit plan incliné pour permettre aux fauteuils roulants d’accéder à la banque ! Mais comment va-t-on faire pour les personnes munies d’une canne blanche ?? Et que va-t-on faire si tous les commerces de la rue réclament la même chose ?

Gestion des HLM

Le service rendu par l’OPAC (office HLM) est contesté par quelques personnes. Une dame dit : « Quand on a besoin de quelque chose, il ne sert à rien de téléphoner à Châteaubriant. Il faut toujours appeler Nantes et rien ne bouge » - C’est sans doute une insatisfaction assez générale car M. Jordana, nouveau chef d’agence de l’OPAC, dit : « On va remettre du personnel sur Châteaubriant. On va gérer au plus près à Châteaubriant ». « Qu’ils bougent leur trognon » rétorque la dame.

Un homme s’interroge : « Ma mère est décédée à la mi-août. On m’a demandé de libérer son logement HLM pour la fin du mois. Et il n’a été reloué que fin février. Six mois d’attente alors que des personnes cherchent un logement sur Châteaubriant ». « Il y a 40 logements libres » ajoute une autre personne. Et c’est vrai que des demandes de HLM ont pu être satisfaites à Châteaubriant en quelques jours..... mais les HLM c’est pas pour tout le monde ! Il faut montrer qu’on a des ressources suffisantes. Le logement « social » est exigeant à ce sujet.

En ce qui concerne l’ensemble des blocs HLM le maire annonce que des travaux vont être faits d’ici quelques mois (réfection des entrées d’immeubles). Celles-ci ont été refaites il y a plus de 10 ans et se dégradent normalement. La ville refera, à ce moment-là, les chaussées et trottoirs.


Ecrit le 29 mars 2006 :

 Dialogue au ras du goudron

Les réunions de « secteurs » se suivent et se ressemblent à Châteaubriant : à part le petit film de présentation, on s’ennuie. La petite quarantaine de personnes pose de rares questions. Aucun débat ne s’engage, ni entre les citoyens, ni entre les élus et les citoyens. Aucun problème de fond n’est abordé. Chacun reste au ras des pâquerettes, ou plutôt au ras du goudron. Les opposants ne sont pas là puisqu’ils savent qu’il n’y a rien à discuter, seulement du mépris à ramasser.

Entre deux temps de silence, quelques questions sont posées : l’urbanisation du quartier du vélodrome, la circulation rue Henri de Montherlant, les tourne-à-droite et tourne-à-gauche au carrefour de la Ville en Bois, le désherbage non chimique. Et les crottes de chien . Glissons.

Les projecteurs du terrain de foot des Briotais sont allumés trop longtemps, le parking proche a besoin d’une réfection des tracés au sol. Des odeurs remontent par le tout-à-l’égoût rue de Tugny, la rue de Sévigné est indûment occupée par les voitures des élèves du lycée St Jo. « Et ne parlons pas des réunions de parents : ces derniers sont plus indisciplinés que leurs enfants : ils se garent devant les sorties de garage »

Allons, il est 21h30. Un petit gâteau, un verre et on rentre chez soi. A l’année prochaine !

 Rocade Ouest

ça faisait longtemps qu’on n’en n’avait pas entendu parler. Le maire insiste : « si vous avez quelque pouvoir, demandez-donc au Conseil Général de prendre en charge ce dossier ». Mais un peu plus tard il précisera : « Nous avons baissé le taux de la Taxe d’Habitation, il nous faut donc faire des choix ».
Ainsi Châteaubriant aurait le droit de faire des choix ... tout en exigeant que d’autres collectivités financent des travaux à sa place ? C’est trop facile ! voir aussi

Interdictions sociales : il est interdit de parler


Ecrit le 10 mai 2006

 Echos divers en l’absence prolongée d’un Conseil Municipal

(nous sommes le 10 mai 2006 et il n’y a pas eu de conseil municipal depuis le 6 février 2006)

Novembal : la Direction multiplie les notes de service pour mettre les salariés au courant des procédures à respecter. Pourquoi pas ? Mais pourquoi éprouve-t-elle le besoin d’y ajouter que : tout manquement à ces règles donnera lieu à une FAUTE GRAVE ou à une SANCTION DISIPLINAIRE ? A croire que les salariés sont de sales gamins qu’il faut mener à coups de pied au cul !

Tennis 1 : la ville de Châteaubriant a lancé un appel d’offres pour construire 3 courts de tennis couverts. Coût total 950 000 €. Cette décision n’est pas passée au Conseil Municipal

Tennis 2 : trois courts de tennis vont être rénovés au Centre Municipal des Sports : ponçage des dénivelés, nettoyage de surface, traitement anti-mousse, réfection des joints de dilatation, peinture de sol, traçage de l’aire de jeux, changement des poteaux et filets. Cette décision n’est pas passée au Conseil Municipal

Ecole René Guy Cadou à Châteaubriant : il est prévu une extension de 200 m2. Coût non encore connu. Cette décision n’est pas passée au Conseil Municipal

Rond Point 1 : la ville de Châteaubriant a lancé un appel d’offres pour la réalisation d’un rond-point au bout de la rue de Verdun. Coût non encore connu. Cette décision n’est pas passée au Conseil Municipal.

Rond Point 2 : pour la journée de l’Europe la ville de Châteaubriant a décidé d’inaugurer ... le rond point de l’Europe. C’est ce qui s’appelle ... tourner en rond.

Hôpital : un appel d’offres a été lancé pour la restructuration (5300 m2) et l’extension (2200 m2) du Centre Hospitalier de Châteaubriant. Les travaux se dérouleront en 8 phases, sur une durée globale de 30 mois. Accueil, Urgences, pôle mère-enfant, consultations, bureaux de l’administration, restauration, espaces extérieurs, etc.

Podium : la Communauté de Communes du Castelbriantais a passé un « appel public à la concurrence » pour acheter un podium couvert de 80 à 100 m2 avec garde-corps.

La Chère : enquête publique sur les aménagements envisagés. A partir du 9 mai.

Patriotique : malgré le centenaire de la loi de 1905, les cérémonies patriotiques restent liées au seul culte catholique. Lors de la cérémonie du souvenir de la Déportation, il a fallu attendre la fin de la messe pour commencer la commémoration au Monument aux Morts. Sans doute tous les Déportés étaient-ils des catholiques !
N’y aurait-il pas moyen de faire la cérémonie à 9h30 ou 10 h, ce qui n’empêcherait personne d’aller à la messe de 11h ?