Ecrit le 19 juin 2013
Les salari ?s du maintien ? domicile tirent la sonnette d’alarme
Les repr ?sentantes du personnel de la branche du maintien ? domicile du syndicat CFDT-sant ?-sociaux, ont alert ? les d ?put ?s et s ?nateurs du d ?partement sur les difficult ?s de ce secteur d’activit ?.
Elles ont voulu leur rappeler, que ce sont eux qui votent les lois de finances dont celle de la s ?curit ? sociale : « ?n’oublions pas : la revalorisation des salaires d ?pend des enveloppes vot ?es ? ». Cette enveloppe n’a pas ?volu ? et par cons ?quent les salaires n’ont pas augment ? depuis avril 2009. L’indemnit ? kilom ?trique conventionnelle (pour usage du v ?hicule personnel) n’a pas ?t ? revaloris ?e depuis mars 2008 (mais le carburant, lui, a consid ?rablement augment ? ! ndlr)
Les m ?tiers du maintien ? domicile sont m ?connus et souffrent d’un manque de reconnaissance de la part des pouvoirs publics. Les repr ?sentantes font remarquer que ces m ?tiers sont toujours marginalis ?s dans le monde du travail.
La plupart de ces professionnels sont des travailleurs pauvres en raison des contrats ? temps partiels (+ de 85%).
Certains sont amen ?s ? demander le RSA pour compl ?ter leur salaire ou encore multiplier les employeurs afin de vivre
Les conditions particuli ?rement difficiles (nombreuses interventions, d ?placements multiples..) entra ?nent des licenciements pour inaptitude professionnelle voire des d ?missions. Il n’est ainsi pas ?tonnant qu’il y ait une telle rotation de l’emploi.
« ?Si rien n’est fait pour la reconnaissance de ces m ?tiers d’utilit ? publique dans le contexte de vieillissement de la population et de la forte hausse des besoins de prise en charge des personnes d ?pendantes ou/et vuln ?rables, qui aidera demain nos a ?n ?s et nos proches susceptibles d’ ?tre fragilis ?s ??? »
La majeure partie des activit ?s du maintien ? domicile concerne un public fragile. La prise en charge des personnes en souffrance, fragilis ?es, dans des situations parfois dramatiques (car toujours plus marqu ?es par la situation ?conomique et ses effets sociaux) est bien notre cœur d’activit ?. Cette singularit ? donne au maintien ? domicile sa reconnaissance d’association d’utilit ? sociale et le distingue des services priv ?s et lucratifs.
Les repr ?sentantes soulignent que leur d ?marche aupr ?s des parlementaires du d ?partement doit permettre ? ces derniers de d ?couvrir la singularit ? des m ?tiers de l’aide ? domicile. « ?Leur accueil et leur int ?r ?t ont confort ? ces syndicalistes dans le bien-fond ? de leur travail de communication ? ». Certains parlementaires se sont d’ores et d ?j ?? engag ?s ? soutenir et ? relayer leur demande d’am ?lioration des conditions salariales.
En compl ?ment de ce communiqu ? syndical, une responsable d’une association locale d’aide ? domicile, ajoute :
- Oui, les salari ?es de l’aide ? domicile sont des travailleurs pauvres (en raison du temps partiel) et souvent pr ?caires.
- Oui, il n’y a pas eu de revalorisation de l’indemnit ? kilom ?trique depuis 2009, ce qui leur est pr ?judiciable. Cependant, le discours que fait passer la direction d ?partementale de notre association est qu’elles sont des privil ?gi ?es par rapport aux salari ?es des bo ?tes priv ?es d’aide ? domicile.
Un exemple du manque de libert ? des assos locales
une salari ?e a ?t ? embauch ?e avec un dipl ?me d’aide-soignante mais avec un contrat de travail d’aide ? domicile donc au salaire minimum. Bien entendu, on lui a tout de suite confi ? les cas les plus d ?licats (en particulier un enfant lourdement handicap ?). Quand nous avons avanc ? qu’il serait l ?gitime de reconna ?tre sa qualification professionnelle sur sa fiche de paye, il nous a ?t ? r ?torqu ? que le dipl ?me d’aide-soignante n’ ?tait pas reconnu dans la convention collective de l’aide ? domicile
et qu’il ?tait impossible de tenir compte de sa qualification. r ?sultat : deux ans plus tard, cette salari ?e comp ?tente est partie. De m ?me, quand nous avons constat ? que les bons r ?sultats de notre association locale pouvaient aussi profiter ? nos salari ?es (puisque ces bons r ?sultats ?taient imputables ? leur travail de qualit ?) et que l’on pourrait leur verser une prime de fin d’ann ?e, la direction d ?partementale nous a object ? qu’il n’en ?tait pas question. On ne pouvait pas faire de diff ?rence entre les salari ?es du « r ?seau ». Les r ?sultats positifs des assos locales repartent donc dans la n ?buleuse de la « p ?r ?quation » entre assos.

