Ecrit le 13 f ?vrier 2008
Les princes qui nous gouvernent parlent toujours de l’excellence des travaux manuels. Mais, est-ce un hasard ?, aucun travailleur manuel n’est jamais ?t ? d ?cor ? de la l ?gion d’Honneur ! Enfin bon .
Le Lyc ?e Etienne Lenoir, ? Ch ?teaubriant, est vraiment un lyc ?e d’excellence : ses ?l ?ves des sections ROC-SM et MPMI trouvent toujours un emploi (et sont attendus sur le march ? du travail) ; ses professeurs sont reconnus comme sp ?cialistes. Le lyc ?e assure la formation initiale mais aussi la formation continue. Mais qui le sait ??
Les industriels de la r ?gion castelbriantaise, qui ont grand besoin de personnel qualifi ?, savent reconna ?tre la qualit ? de la formation dispens ?e au Lyc ?e. Ils se sont mobilis ?s, fortement, pour ?viter la fermeture de sections, et m ?me pour cr ?er un baccalaur ?at professionnel en alternance.
ROC-SM
ROC-SM : r ?alisation d’Ouvrages Chaudronn ?s et de Structures m ?talliques. Lors de la visite du 2 f ?vrier 2008 on a pu voir un ?chantillon des r ?alisations depuis la plus petite pi ?ce (bougeoir !) jusqu’au kart de comp ?tition. l’atelier dispose de machines ? commandes num ?riques et de nombreux postes de soudage, modernes ou plus traditionnels (comme le soudage ? l’ ?lectrode et le soudage au chamumeau encore utilis ?s par des artisans). d ?coupage ? commandes num ?riques, rouleuse motoris ?e, la presse plieuse dernier cri voisine avec la traditionnelle plieuse ? sommier. « Il faut savoir tout faire » dit l’enseignant Michel Gicquel.
Dans un coin de l’atelier, Elodie Guillois t ?moigne de sa satisfaction. « J’ai un CAP vente. Ne trouvant pas de travail je pr ?pare un BEP de chaudronnier-soudeur en un an » en formation d’adultes, avec le GRETA (groupement d’ ?tablissements). " Ici c’est tr ?s sympa.
On s’aide " dit-elle.
MPMI
MPMI : m ?tiers de la Productique m ?canique Informatis ?e. La section pr ?pare des op ?rateurs et des op ?rateurs-r ?gleurs sur machines ? commandes num ?riques. Le professeur Ga ?tan Botrel explique que, gr ?ce au nouveau centre d’usinage, REALMECA, mis en place par la R ?gion, les jeunes peuvent reproduire une pi ?ce en simulant l’usinage sur ordinateur, puis en g ?n ?rant le programme, en r ?glant la machine et en lan ?ant la production. A titre d’exemple, un « buggy » radiocommand ? est en fabrication.
Adulte parmi les ?l ?ves, Christophe Ledru, stagiaire, suit les cours de Seconde et Terminale pour pr ?parer le BEP MPMI en cong ?-individuel-de-formation. Ses apprentissages techniques sont compl ?t ?s, ? l’ext ?rieur, par des cours de fran ?ais et de maths qui vont lui permettre, ? 38 ans, de passer le m ?me examen que les jeunes ?l ?ves.
Du lyc ?e aux m ?tiers
Laurent Lebarbier, professeur de productique, a publi ? un CD sur les « m ?tiers de la productique et m ?canique informatis ?e » . Il s’agit d’une banque de donn ?es sur le fraisage, le tournage, le filetage, le contr ?le, la gestion de production, etc. Voulez vous savoir comment r ?gler une t ?te de faiseuse ? d ?gauchir un ?tau ? Usiner des mors doux ? Tarauder ? la main ? Le CD explique comment s’y prendre, signale les gestes du professionnel et les erreurs les plus classiques. (Ed. Delagrave)
Bac Pro
En septembre 2007 a ouvert une section « Bac Pro » : les jeunes ne sont plus scolaires, ils sont ouvriers. « Percevoir 55 % du SMIC est une forte motivation » disent-ils, tout en regrettant, tout de m ?me, le temps de vacances des ?l ?ves. « Dans les entreprises tout se passe tr ?s bien. On nous explique beaucoup de choses. Et nous revenons au lyc ?e pour des cours th ?oriques ». Ces jeunes pr ?parent le baccalaur ?at et iront sans doute jusqu’au BTS, toujours avec l’appui de l’entreprise qui a promis de les embaucher.
« Nous sommes un ?tablissement de territoire » dit le Proviseur M. Vall ?e. « ? 50-60 km ? la ronde il n’y a pas d’autre ?tablissement de formation professionnelle. Ici on peut noter le dynamisme des enseignants et la motivation des ?l ?ves » ce que s’est plu ? reconna ?tre M. Carcou ?t, PDG de m ?ca-Atlantique.
Devant le centre d’usinage « Trois axes », pay ? par la R ?gion, M. Violain affirme : « Former un jeune ce n’est pas seulement le pr ?parer pour l’emploi, c’est d’abord lui garantir un avenir ».
Ecrit le 26 mars 2008
Des jeunes au salon
Dans la continuit ? des op ?rations de s ?duction de la m ?tallurgie castelbriantaise, 38 jeunes du Lyc ?e Etienne Lenoir ont ?t ? invit ?s par
« m ?talogik »
au salon de la Sous-traitance ? Nantes. Munis d’un questionnaire, ils se sont partag ? les stands pour poser des questions pertinentes (historique de l’entreprise, d ?bouch ?s, perspectives d’emplois ? court et long terme) et impertinentes (le salaire d’embauche). Ils sont revenus tr ?s contents de leur visite, regrettant de
n’avoir pas pu rester plus longtemps.
Hautes technologies, innovations techniques, utilisation de l’informatique : tout les a int ?ress ?s.
Des salaires ? 1500 ? nets ?????
Cela fera-t-il ensuite des salari ?s pour Ch ?teaubriant ? Pas s ?r ! Quand on interroge ces jeunes ils se d ?clarent massivement pr ?ts ? quitter la r ?gion castelbriantaise pour peu qu’on leur offre de bons salaires. « Combien ? » - « 1500 ? 1800 ? nets par mois ». A ce sujet, il y aurait une r ?flexion ? mener sur les salaires dans la r ?gion castelbriantaise. Cartes sur table !
Pour les enseignants, Michel Gicquel, Ga ?tan Botrel et C ?line Barnola, la visite du salon de la Sous-traitance s’inscrit dans les actions men ?es en commun avec les industriels castelbriantais. « Nous n’oublions pas que c’est gr ?ce ? leur mobilisation que le lyc ?e de Ch ?teaubriant a pu garder ses sections de ROC-SM et MPMI et ouvrir un Bac-Pro m ?tallurgie ».
A noter que le nombre d’inscrits dans ces sections est en augmentation pour la rentr ?e 2009 et que les enseignants voient avec satisfaction l’int ?r ?t des jeunes des coll ?ges pour les mini-stages dans l’ ?tablissement


