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Performance énergétique
La réalisation de ce diagnostic est obligatoire lors de la vente de chaque logement ou bâtiment à compter du 1er novembre 2006.
Réalisé par des professionnels, ce diagnostic doit permettre d’évaluer les consommations d’énergie, en euros, à l’aide d’une double étiquette :
une étiquette pour connaître la consommation d’énergie (comme pour l’électroménager et désormais les voitures)
une étiquette pour connaître l’impact de ces consommations sur l’effet de serre.
L’estimation utilisera une méthode approuvée par le ministère du logement ou bien les consommations constatées sur 3 années. Le diagnostic comprendra également des recommandations techniques permettant au propriétaire d’identifier les travaux les plus efficaces pour économiser l’énergie.
Depuis le 1er novembre 2006, le diagnostic doit être tenu à disposition, par le vendeur, de tout candidat acquéreur qui en fait la demande dès la mise en vente du bâtiment ou de la partie du bâtiment.
La fourniture de l’étiquette énergie sera étendue aux livraisons de bâtiments neufs et aux bâtiments et logements loués à compter du 1er juillet 2007.
Écrit le 10 janvier 2007
Maison bio-climatique à énergie passive
Une vieille maison à Châteaubriant, avec un jardin : le rêve d’Anne s’est brisé quand la maison fut mise en vente. Pas moyen de l’acheter, pas moyen de retrouver une location intéressante.
« J’aurais bien voulu aménager une longère en campagne, mais le prix d’achat et les réparations indispensables dépassaient largement mes finances. »
Il ne restait qu’une solution : trouver un terrain et faire construire. « Je souhaitais une maison écologique, une maison en bottes de paille, comme il en existe beaucoup dans le monde, mais cela aurait nécessité une longue période de construction, et je ne pouvais pas cumuler l’achat de matériaux et un loyer d’attente. »
Une fois le terrain trouvé à Moisdon, Anne a choisi une maison en bois massif selon la technique maîtrisée par Bruno Mercier, menuisier à Plounéour-Ménez (Finistère). Il utilise des panneaux « KLH » fabriqués selon une technique autrichienne : du bois séché artificiellement avec un taux d’humidité de 12 % qui exclut les attaques d’insectes ou l’apparition de champignons. Les panneaux sont en bois contre-collé, les planches disposées en croix pour éviter les variations de dimensions et assurer une bonne rigidité. La colle ne dégage ni solvant ni formaldéhyde.
Ce type de panneau a une grande résistance au feu (beaucoup plus que le béton ou l’acier !).
« La maison, moins ambitieuse que ce que je souhaitais... par manque de moyens, a été acceptée par l’architecte des Bâtiments de France, car la construction créait une rupture architecturale tout en respectant les cerisiers au bord de la route d’accès. »
Arrive alors le moment de lancer le chantier.
« Après le terrassement, une équipe d’amis est venue faire le soubassement : sur le sous-sol schisteux, la maison est construite sur plots de béton. La dalle est en bois, isolée avec de la ouate de cellulose issue du recyclage du papier. »
Il a fallu mener avec rigueur le grand jeu de construction car la dalle devait être parfaitement ajustée aux panneaux de bois prévus pour les cloisons.
« Le 6 septembre, un grand camion est arrivé sur le chantier. Il portait les quatre murs de la maison, où étaient déjà découpées les ouvertures des portes et fenêtres. Mon angoisse était forte, mais tout s’est bien ajusté : les quatre murs du rez-de-chaussée, puis le plancher de l’étage, et la toiture. Le tout en un jour et demi. »
Bien sûr, il restait à faire la plomberie, la pose des portes et fenêtres, l’électricité, les planchers. Les amis ont encore donné un coup de main : Anne a pu entrer dans sa maison le 1er novembre. La construction a donc duré 7 semaines.
Peu de chauffage
L’isolation de la maison est réalisée par l’extérieur avec du feutre de bois, un pare-pluie et un bardage en pin Douglas (qui, à l’heure actuelle, reste à faire). Les fenêtres avec double vitrage sont en bois, ce qui évite les ponts thermiques. Les murs intérieurs sont en bois, ils peuvent être enduits, lasurés, tapissés ou laissés tels quels.
Aucune ventilation « VMC » n’est nécessaire car le bois respire naturellement. Les odeurs de cuisine, elles-mêmes, sont vite absorbées et éliminées.
L’ensemble procure au bâtiment l’inertie thermique nécessaire au stockage et à la diffusion de la chaleur reçue des rayons du soleil qui pénètrent par les larges baies vitrées. Pas de chauffage : de temps en temps (pas tous les jours), Anne allume un poêle à bois dans la salle de séjour, qui chauffe très vite toute la maison.
C’est une maison bio-climatique à énergie passive, très peu consommatrice d’énergie.
Des toilettes sèches complètent le caractère écologique de la maison.
Il reste maintenant à aménager la cuisine (en bois) et le jardin pour cultiver les plantes aromatiques et légumes biologiques qui accompagneront les cours de cuisine qu’Anne donne pour diverses structures (elle a pour cela un diplôme d’animatrice en cuisine diététique, formation Brigitte Fichaux).
Renseignements :
Le journal La maison écologique, n°28, août-septembre 2005 — www.la-maison-ecologique.com
Le constructeur Bruno Mercier : mercier.menuiserie@wanadoo.fr
L’entreprise : www.klh.at
Et Anne Lecointe à Moisdon-la-Rivière — 02 40 28 03 10
Écrit le 10 janvier 2007
En Angleterre : zéro émission
Les maisons et les gaz à effet de serre
La Grande-Bretagne veut construire des maisons « zéro émission de gaz à effet de serre ». L’effet de serre est bénéfique. Malheureusement, l’homme a rompu l’équilibre naturel... Du coup, la température risque d’augmenter de 3 à 8 °C en un siècle ! (Il a pourtant fallu 11 000 ans à la planète pour se réchauffer de 4 °C seulement.)
Une hausse aussi brutale ne sera pas sans conséquence : élévation du nombre de catastrophes naturelles et de leur gravité.
Pour réduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre, les maisons anglaises devront produire suffisamment d’électricité via des panneaux solaires, des éoliennes ou autres. Outre les économies financières réalisées, les propriétaires des maisons exemplaires devraient bénéficier d’exonérations fiscales.
Par ailleurs, le gouvernement britannique a annoncé une consultation pour fixer des normes de consommation d’eau dans les nouveaux bâtiments. En installant des toilettes à faible consommation d’eau et des robinets économiseurs, la consommation domestique pourrait être réduite de 20 %. [En France, le gouvernement annonce une subvention de 25 % pour les familles qui récupèrent les eaux de pluie.]
Le gouvernement anglais estime qu’en 2050, un quart des maisons du pays auront été construites selon des normes « éco responsables ». La Grande-Bretagne souhaite ainsi être le premier pays au monde à développer les constructions à faible, voire nulle, émission de dioxyde de carbone.
Actuellement, les maisons produisent 27 % des gaz à effet de serre émis en Grande-Bretagne chaque année, soit environ 40 millions de tonnes par an, juste derrière l’industrie et les transports.

