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Les maisons de l’emploi et la gestion des emplois et compétences

Ecrit le 20 novembre 2013

Une action sur l’emploi doit être territorialisée

Le 8 novembre 2013, l’association régionale des Maisons de l’Emploi s’est réunie à Châteaubriant notamment pour des échanges d’expériences. « Nous étions inquiets » a dit le président Stéphane Robin « en raison de la baisse de budget qui nous était annoncée pour le 1er janvier 2014. Mais finalement, à la suite des débats au Parlement le 7 novembre, nous sommes rassurés ». En effet, il était question de diminuer les dotations d’Etat aux Maisons de l’emploi, passant de 52 millions d’euros à 26 millions d’euros. Mais les députés ont ajouté 10 millions d’euros

Le ministre Michel Sapin a souligné que les maisons de l’emploi, acteurs locaux du service public de l’emploi, pour certaines « marchent extrêmement bien », pour d’autres « n’apportent pas de plus-value ». Il s’est cependant rallié à l’amendement du groupe socialiste, les 10 millions d’euros devant provenir des crédits de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Les fonds « viendront appuyer les maisons de l’emploi mettant en place une GPEC territoriale », a précisé le ministre Michel Sapin.

« Une action sur l’emploi doit être territorialisée » a dit Mme Marie Pierre Establie, déléguée générale d’Alliance Ville Emploi.

« Il s’agit de mener des actions adaptées au territoire en réunissant les partenaires locaux », en recherchant les difficultés et les atouts de chaque territoire. Cela signifie mobiliser Pôle Emploi, la Mission Locale, les Syndicats, les Chambres Consulaires, comme le fait la Maison de l’Emploi de Châteaubriant.

Cette coordination est absolument nécessaire, et seule la Maison de l’Emploi peut le faire, car elle est dirigée de façon tripartite (Etat, Pôle Emploi, collectivités territoriales) et parce qu’elle n’est pas noyée sous le flot montant des demandeurs d’emploi.

Rappelons que, historiquement, les maisons de l’emploi ont été créées par le plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo, en 2005, dans une volonté de déstructuration de l’ANPE de l’époque et de réduction du nombre de conseillers, le service étant en partie financé par les collectivités locales. Certaines de ces Maisons sont devenues des outils intelligents pour les territoires, notamment en termes de GPEC, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, on peut dire que c’est le cas à Châteaubriant où, par exemple, des actions originales de formation ont été mises en place.

L’Assemblée Nationale demande aux Maisons de l’Emploi de s’investir davantage dans la GPEC : Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences.

Une réforme du service public de l’emploi est lancée, en demandant notamment aux Maisons de l’Emploi de se concentrer sur des missions qui ne sont pas remplies par d’autres. C’est le moyen d’éviter une cohabitation de structures qui auraient tendance à faire un peu la même chose les unes et les autres. Chacun doit avoir sa mission, être complémentaire, et tous doivent savoir travailler ensemble.

La GPEC, c’est d’abord un travail de connaissance du territoire, de réflexion : compte tenu de l’évolution de l’industrie, du commerce et de la population, quels sont les moyens nécessaires et les prévisions d’évolution des emplois, en nombre et en qualification ? C’est ensuite un travail de mise en place des outils de formation et d’insertion ? Cette GPEC territoriale constitue une plus-value évidente. Et les 10 millions de crédits affectés par les députés seront fléchés vers les maisons de l’emploi qui mettront en place cette GPEC territoriale. Ou qui, comme dans le Pays de Châteaubriant  , continueront de le faire.