Ecrit le 4 juin 2014
Laiterie ? : joyeusement
Une victoire pour les salari ?s de la Laiterie de Derval ? : les Prud’hommes leur ont donn ? raison. Rappel ? : c’est en septembre 2009 que le groupe Bongrain a d ?cid ? de fermer cette usine rentable. Les salari ?s ont contest ? le bien-fond ? de ce licenciement ?conomique. Les cadres ont ?t ? d ?bout ?s mais ont fait appel. Les salari ?s ’’prot ?g ?s’’ ont ?t ? d ?bout ?s au Tribunal administratif et ont aussi fait appel. Quant aux 50 autres salari ?s, ils ont port ? l’affaire devant les Prud’hommes. Les juges prud’homaux n’ont pu se mettre d’accord, c’est un juge d ?partiteur qui, in fine, a d ?clar ?? : « ?La seule logique des profits pour un groupe ne permet pas de caract ?riser un motif ?conomique au sens de l’article L 1233-3 du Code du Travail ? ». Il s’est appuy ? pour cela sur les analyses du Cabinet Syndex relevant que l’employeur s’est bien gard ? de fournir son ?valuation de la rentabilit ? ?conomique de la d ?cision de cessation de l’activit ? lait ? Derval.
Les 50 salari ?s ont obtenu 6 ? 8 mois de salaire, selon leur anciennet ?, dont la moiti ? payable de suite. De plus, le groupe Bongrain est condamn ? ? verser, pour chacun, deux mois de salaire ? P ?le-Emploi. Tout ?a, c’est des broutilles pour le groupe Bongrain qui g ?re le deuxi ?me groupe fromager de France, le 5e au niveau mondial et qui, en 2013, a transform ? 4,2 milliards de litres de lait (selon son rapport 2013).
Mais c’est la premi ?re fois que le groupe perd aux Prud’hommes et ?a, c’est intol ?rable. Le groupe a donc fait appel.
Dans l’imm ?diat, les salari ?s de la laiterie sont contents ?! Ils se retrouvent tous les six mois pour garder entre eux des liens d’amiti ?. Ils ont presque tous retrouv ? du travail, mais pas comme avant ? : int ?rim, emplois intermittents, baisses de salaires ....

