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Emploi, un peu mieux

Ecrit le 23 Novembre 2016

Selon une estimation-flash de l’INSEE, publiée le 10 novembre 2016, l’économie française a enregistré un sixième trimestre de suite de créations nettes d’emplois marchands, avec 52 200 nouveaux postes (+ 0,3 %) au 3e trimestre, une performance jamais atteinte depuis la crise de 2008. Au troisième trimestre 2016, l’emploi continue d’augmenter dans les secteurs marchands non agricoles (+0,3 %). Cette accélération est portée par l’intérim. Sur un an, l’emploi des secteurs principalement marchands s’accroît de 0,9 % (soit +145 100).

L’emploi continue de reculer dans l’industrie (-0,3 %, soit -9 100). Dans la construction, il se stabilise quasiment (0,0 %, soit +300, après -0,2 % le trimestre précédent). Sur un an, l’industrie perd davantage d’emplois (-33 100) que la construction (-7 100).

Dans le secteur tertiaire, l’emploi accélère (+0,5 %, soit +60 900, après +0,4 % au deuxième trimestre). Hors intérim, les créations nettes d’emploi y sont toutefois un peu moins nombreuses qu’au trimestre précédent (+31 300, soit +0,3 %, après +0,4 % au deuxième trimestre). Sur un an, l’emploi tertiaire hors intérim augmente de 1,2 %, soit +136 300. Au total, l’emploi marchand hors intérim croît de 0,6 % sur un an (+96 100).

L’emploi intérimaire rebondit (+5,1 %, soit +29 600), après deux trimestres de quasi-stabilité. Sur un an, il est en nette hausse (+8,6 %, soit +49 000).

Chômage

Pour autant, les chiffres du chômage ne sont pas bons. Au total, l’Insee comptabilise 2,805 millions de chômeurs en métropole, soit 31 000 de plus sur le trimestre (+ 1,1 %) et 118 000 de moins sur un an (– 4,0 %).

Parmi eux, 1,2 million recherchent du travail depuis au moins un an, soit 4,3 % de la population active, un taux stable depuis un an. Les jeunes, que François Hollande a érigés en « priorité » de son quinquennat, sont les principales victimes de la hausse du chômage. Le taux de chômage des 15-24 ans grimpe à 25,1 % (+ 1,2 point) et se rapproche dangereusement de son record enregistré à la fin de 2012 (25,4 %). Celui des seniors (50 ans ou plus) flirte aussi avec son plus haut niveau atteint à la mi-2015. Il monte de 0,5 point, pour s’établir à 7,0 %. Seule la classe d’âge intermédiaire (25-49 ans) voit sa situation s’améliorer sur le trimestre (– 0,2 point), comme sur un an (– 0,8 point).

La hausse du chômage n’était pas prévue par l’Insee, qui tablait en octobre sur une stabilisation du taux à 9,6 %. Par ailleurs, la tendance enregistrée par l’Insee est contradictoire avec celle de Pôle emploi, qui a vu 35 200 personnes quitter sa catégorie A (sans activité) sur le trimestre, et avec les créations nettes d’emploi, qui ont atteint au 3e trimestre leur plus haut niveau depuis la crise de 2008. Par ailleurs, la hausse peut être relativisée par le fait que le « halo autour du chômage » est, lui, reparti à la baisse. Autre point positif, le nombre de personnes en sous-emploi, c’est-à-dire qui souhaiteraient travailler davantage, diminue de 0,4 point, à 6,3 %. Il s’agit, pour l’essentiel, de travailleurs à temps partiel subi.

Suppressions d’emplois

Dans le monde, les mauvaises nouvelles se multiplient. Volkswagen (-30 000 dont -23 000 en Allemagne), SFR (-2000 postes au moins), Peugeot-Citrôen (- 2000 postes), ABN Amro (banque hollandaise, -1500 postes), Airbus Hélicopter (-582 postes), Suez (-600 postes), Twitter (-300), les nouvelles sont inquiétantes chez Airbus, à La Poste, chez Areva et même dans la catégorie des agents des impôts !