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Urgences urgentes et Tourmaline

Ecrit le 25 janvier 2017

Dans notre famille nous aimons les dates clés.

Dimanche 27 mars 2016, Pâques, ma mère qui souffre d’une B P C O ’’broncho pneumopathie chronique obstructive’’ grave, a toussé toute la nuit. Le matin son taux d’oxygène est très bas, sa voix a disparu totalement. Impossible d’appeler le 15. A 8 heures elle se présente aux urgences à l’hôpital de Châteaubriant, Comme elle ne peut pas parler, elle a écrit sur une grande feuille ’’je n’ai plus de voix, mon taux d’oxygène est à 85 %, je souffre d’une B P C O" . Après avoir cogné contre la vitre de l’accueil, elle colle sa feuille sous le nez de la secrétaire très surprise, évidemment ça ressemble à un gag. Mais en moins de deux minutes , elle est prise en charge, mise sous oxygène et après examens hospitalisée une semaine. Qui dit qu’on attend des heures aux urgences ?

Si vous vous présentez aux urgences parce que vous vous étes pincé le doigt dans une porte, que vous êtes tombé de votre chaise, que vous avez trop bu, que vous êtes éraflé le pouce avec une coquille d’huitre, là, oui, vous risquez d’attendre. Mais pour les URGENCES URGENTES, vous pouvez compter sur le service de notre hôpital de Châteaubriant.

Merci à tous.

Saint Sylvestre 2015, en pleins préparatifs de réveillon, je suis prise de violentes douleurs abdominales. J’appelle le 15 (numéro d’urgence) qui me conseille de prendre trois gélules anti-acides. Mes douleurs empirant, je suis conduite aux urgences de Châteaubriant. Immédiatement le personnel soignant urgentiste m’a prise en charge, prise de sang , échographie, scanner, mise sous pompe à morphine tant la douleur était intolérable.

Le 1er janvier alors que j’étais dans le service gastro, mon état devenait préoccupant. Je développais une pancréatite aiguë gravissime, mais aussi une insuffisance rénale. Grâce à la vigilance et à la compétence du personnel soignant du service des urgences de Châteaubriant j’ai été l’objet d’une surveillance accrue .

Comme mon état se dégradait rapidement le médecin urgentiste a décidé de me transférer au C H U de Nantes en réanimation médicale. Cette nuit là était une nuit de tempête, l’hélicoptère ne pouvait pas décoller, je suis partie en camion (merci Gwenaël). Avant mon transfert à Nantes, à 5 heures du matin, mes parents ont été appelés pour qu’ils puissent me parler avant que je sois intubée et plongée dans un coma artificiel, ils ont été informés avec délicatesse et humanité que le pronostic vital était engagé. Merci à ce médecin pour sa compétence, son humilité ’’ma compétence s’arrête là, il faut vous transférer à Nantes. ’’ m’a-t-il dit.

Si je suis encore en vie, un an après, c’est grâce à la réactivité des médecins urgentistes, de toute l’équipe de réanimation médicale, de toute les équipes soignantes, urgences, gastrologie, du chauffeur …. et aussi grâce à l’équipe de réanimation médicale du C H U qui a su informer mes parents et mes enfants avec tact et délicatesse tout en ne cachant pas la gravité de mon état.

Frédérique

 Réhabilitation respi...

En août 2016, j’ai bénéficié d’une réhabilitation respiratoire au pôle de réadaptation Maubreuil la Tourmaline à Saint Herblain. Cette réhabilitation a pour but d’améliorer la qualité de vie du malade par la pratique d’activités physiques. Le stage prescrit par un pneumologue s’est effectué en hôpital de jour pendant 6 semaines à raison de trois séances par semaine. il a été précédé d’une prise en charge globale avec des tests d’effort, mesure du souffle, interrogatoire sur le mode de vie, alimentation, activités possibles ou perdues, logement, état mental (déprime).

En arrivant à la Tourmaline, j’étais très inquiète quant à mes capacités physiques. Je n’ai jamais été sportive bien qu’étant très active et ma maladie ( B P C O, broncho pneumopathie chronique obstructive ) m’a obligée à réduire mes activités. Mon inquiétude a très vite disparu grâce l’accompagnement du personnel soignant. Accueillie par une infirmière (prise de tension, mesure d’oxygène avant chaque séance), j’ai rejoint un groupe de six patients de 30 à 75 ans, tous atteints de pathologie respiratoire. Aussitôt prise en charge par un kiné, placée sous surveillance cardiaque et pulmonaire, j’ai pédalé dès le 4e jour pendant 45 minutes. Pour moi c’était un exploit. Mais sans l’encouragement bienveillant et constant du kiné, j’aurais abandonné. Son humour déclenchait des crises de rire qui nous stimulaient.

Après le vélo, la salle des agrès. Passage obligé par six postes de travail, chaque appareil était réglé en fonction de mes possibilités, puis séances d’étirements. Cette réhabilitation comprend également des séances d’éducation thérapeutique pour apprendre à comprendre et connaître sa maladie, gérer ses médicaments…, des séances d’ergothérapie pour atténuer son essoufflement, réapprendre les gestes et postures du quotidien. Eh oui, j’ai réappris à balayer, à passer l’aspirateur, à charger mon caddie, à monter l’escalier afin de retrouver un maximum d’autonomie. A la fin du stage, le bilan kiné a montré que j’avais amélioré mes performances. L’équipe soignante m’a attribué un vélo cardio à maison pour un essai de six mois afin d’entretenir ce résultat. Pas très sympa de pédaler seul face à son téléviseur. Je regrette l’ambiance stimulante du groupe.

A la fin du stage lorsque nous avons quitté nos kinés, nous avons tous demandé à REDOUBLER mais c’est interdit, dommage. Courage à tous les “ fainéants sportifs” comme moi qui ont compris qu’avec un peu de persévérance on pouvait améliorer son état de santé. Merci à tout le personnel de la Tourmaline et en particulier à Chloé, Julia, Marie, et tous les autres.

Andrée


 Le froid et le cœur

C’est de saison, le froid est là et, à dire vrai, cela fait bien plaisir de retrouver l’alternance des saisons. Encore faut-il résister au froid ! La Fédération Française de Cardiologie, dans un communiqué, explique :

D’après une étude publiée par le British Medical Journal, chaque réduction de température de 1°C est associée à une élévation de 2% du risque d’infarctus du myocarde dans les quatre semaines qui suivent, les périodes les plus à risque étant les deux premières semaines.

Chaque hiver, l’organisme doit mobiliser davantage d’énergie pour contrer les effets du froid et maintenir la température du corps. Pour cela, le cœur se met à battre plus rapidement, sa consommation d’oxygène augmente et les vaisseaux se contractent, favorisant la coagulation du sang. Par ailleurs, le froid est aussi une source de déshydratation, ce qui réduit la fluidité du sang et demande plus d’effort au cœur pour fonctionner.

Les personnes les plus à risque sont les patients souffrant d’une pathologie cardio-cérébro-vasculaire (hypertension artérielle, insuffisance cardiaque, antécédent d’infarctus du myocarde, angine de poitrine, revascularisation coronaire ou artérielle (stent, pontage…), maladie des valves cardiaques…), troubles du rythme cardiaque, accident vasculaire cérébral… ainsi que les personnes de plus de 70 ans, car, en vieillissant, l’organisme s’adapte moins bien aux variations de température. Le danger existe avec des températures négatives, mais aussi avec des variations de températures d’un jour à l’autre, en sachant que le vent décuple la sensation de froid et ses méfaits.


 Un bonnet pour le cœur

Quatre conseils :

1 - Se couvrir chaudement en particulier les extrémités et la tête, notamment pour les hommes chauves.
2 - Eviter les efforts brutaux dans le froid sans échauffement préalable comme faire du sport en extérieur ou déneiger la voiture.
3 - Limiter les activités en cas de pic de pollution, car les microparticules et le monoxyde d’azote augmentent le risque d’infarctus.
4 - Être attentif au moindre symptôme : sensation d’oppression dans la poitrine, palpitation, essoufflement ou douleur thoracique à l’effort, vertiges, et consulter sans tarder.

Froid + stress + tabac = accident cardiaque !

"Vous avez eu une réunion stressante au travail… Pour vous détendre, vous sortez fumer une cigarette. Dehors, il gèle… Faites très attention, la conjonction des trois circonstances multiplie très fortement votre risque d’infarctus du myocarde.

Le stress entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque. Le froid contracte l’artère coronaire. Le tabac accélère également le cœur, tout en intensifiant encore le rétrécissement de l’artère. Sous la convergence des trois facteurs, celle-ci peut se boucher complètement si elle a déjà des plaques d’athérome en formation", prévient la Fédération Française de Cardiologie.