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Commerce : association Action

(écrit le 7 novembre 2001)

 Un phénoménal statu-quo
Huit mois après les municipales

Où va le commerce castelbriantais ? la question est intéressante, huit mois après la prise de fonction d’une municipalité qui disait dans son programme : « Nous résoudrons les problèmes de circulation, de stationnement (...) Nous favoriserons l’accueil de nouveaux commerçants indépendants, franchisés. Nous ferons en sorte d’aller vite pour que notre centre-ville redevienne le phare de la convivialité et du commerce de qualité pour tout le Pays de Châteaubriant   et des agglomérations avoisinantes ». (voir ci-dessus)

Qu’en est-il donc ? A notre connaissance :

Trois commerces se sont créés :

- un magasin enfant, Tip Top Junior, rue Porte Neuve (à la place de Calin Cannelle qui est allé s’installer rue de Couëré)
- un magasin « Magalie Senteurs » a repris avec succès un pas de porte vide, Grand Rue
- un magasin Handihelp s’est créé en remplacement d’un autre (il fournit du matériel pour les handicapés, cela manquait à Châteaubriant ).

Cinq magasins ont fermé :

- Toilettage de chiens, rue Porte Neuve
- Magasin d’art africain rue de Couëré
- Boucherie Reullier rue du 11 novembre (qui en revanche a repris la charcuterie Tricot, rue Pasteur)
- Home salons, rue Guy Môquet
- Cycles Parèige, rue de la Libération

Ce dernier, pour la petite histoire, était de ceux qui protestaient violemment à la perspective d’installation d’un Décathlon à Châteaubriant. Décathlon ne s’est pas installé, les Cycles Parèige ont fermé quand même.

Monoprix est toujours fermé

L’exposition d’art moderne, qui aurait pu redonner de l’animation au centre-ville cet été, a été arrêtée par la nouvelle municipalité qui avait promis, en revanche, cette exposition pour novembre. Novembre est entamé. L’exposition n’est pas annoncée, Monoprix est toujours fermé. Et ce n’est pas la perspective d’y installer des bureaux pour la Communauté de Communes du Castelbriantais ou le Conseil Général qui va créer une animation. Il faut se rappeler que la présence de Monoprix gardait les gens en centre ville, les incitait à acheter dans les magasins voisins. La médiathèque   pourrait jouer le même rôle, mais les choses traînent. Pourvu qu’elles ne soient pas bloquées...

Petits changements

Il faut noter cependant quelques petits changements dans le commerce du centre-ville : le magasin La Poterne, en rachetant le petit magasin qui le jouxtait, a encore augmenté et agrémenté sa surface de vente. En face, « Le Plumier » a acheté le pas de porte et les murs du magasin d’à côté. Il va pouvoir avoir lui aussi l’essor qu’il mérite.

Le magasin Braud (électro-ménager) a été racheté par un jeune commerçant en vêtements qui fait les marchés. Il envisage une réhabilitation de la façade. Pour le reste nous ne savons pas quel est son projet : magasin ? logements ?

En pire

La circulation et le stationnement : rien n’a changé, ou a changé en pire :

Place St Nicolas, le stationnement est toujours payant, tant mieux, on y trouve de la place, mais seule la pancarte dissuade d’y rester longtemps car les agents de ville ne verbalisent jamais. Des commerçants voisins nous l’ont signalé.

Place de la Motte : c’est le grand parking des voitures-ventouses. Les commerces voisins qui commencent tôt le matin s’en rendent bien compte : il est plein du matin au soir. La demande d’une partie de stationnement payant (par exemple entre le Cours des Halles et le Four Banal, soit une dizaine de places) est toujours en souffrance. Ce sont les commerçants qui stationnent sur la place toute la journée ... qui ne sont pas d’accord pour un stationnement payant. Pourtant, une dizaine de places, avec demi-heure gratuite, rendrait bien service à tout le monde. La municipalité, elle, se garde bien de prendre une décision. Elle parle d’un peu de stationnement payant ... pour le milieu de l’année 2002 !

Il se pose bien sûr le problème du magasin « Champion » qui se voit envahi lui aussi des voitures-ventouses des commerçants voisins. Mais il suffirait qu’il installe des barrières à péage, comme sur les quais de la Vilaine à Rennes, avec remboursement des tickets pour les clients du magasin ou de la galerie marchande, et le problème serait réglé.

Attention aussi au passage à l’euro : la municipalité a-t-elle pensé à changer ses horodateurs pour qu’ils acceptent la nouvelle monnaie ?

Place Charles de Gaulle, il n’y a pas trop de problème de stationnement. Il manque seulement des toilettes. Elles ont bien failli être supprimées mais le permis de construire vient enfin d’être déposé. C’est un élément important pour les touristes. Et c’est la seule place importante de la ville qui est dépourvue de sanitaires.

Rue Aristide Briand : la grande pagaille. Le stationnement qui devait se faire en quinconce est totalement anarchique. Il y a des voitures de tous les côtés et la police municipale ne verbalise pas, pas plus d’ailleurs dans les rues semi-piétonnes. S’il y avait des ordres fermes de la municipalité, les choses rentreraient vite dans l’ordre.

Quant aux « réunions de quartiers » à invitations réduites, on attend encore leurs résultats.

Finalement la seule réussite c’est le Parc de Radewormvald qui, pour l’instant est en bon état. Les personnes âgées viennent y prendre un peu de soleil sur les bancs et du personnel communal assure régulièrement le nettoyage. Pourvu que ça dure ! Mais ce n’est pas ça qui amène des clients en centre-ville.

La municipalité a promis de faire un centre-ville « pimpant ». Fera-t-elle pour la place de la Motte autant que pour le Parc de Radewormvald. Chiche !

Le commerce a changé

Il faut bien se faire à cette idée : le commerce de centre-ville a changé. Il n’est plus celui d’il y a 20 ans. Les clients aiment la « liberté » de choix que leur donnent les grandes surfaces, et la possibilité de faire leurs courses assez rapidement.

Pour autant, il y a place pour un commerce de centre ville, et les magasins qui existent actuellement à Châteaubriant en sont l’exemple : la plupart ont su s’adapter, proposer des produits de qualité qu’on ne trouve pas dans les grandes surfaces (qu’on pense par exemple aux librairies-papeteries, épiceries-produits bio, poissonneries-légumes-fruits, charcutiers-traiteurs, boulangers-pâtissiers, fabricants de rideaux, caves, coiffeurs, parfumeurs, fleuristes, etc).

La présence de ces commerces de qualité est déterminante à un double titre. Ils génèrent un trafic important : clientèle urbaine de proximité ou publics habitant la périphérie attirés par la spécificité et l’originalité de leur offre. Facteur essentiel d’attraction et d’animation des centres ville, ils en constituent les premières « locomotives ».

Leur présence et l’animation qu’ils suscitent contribuent aussi à nourrir une dimension plus virtuelle, mais tout aussi déterminante pour l’avenir des villes : l’image de la cité et la qualité de sa vie urbaine. Il est dommage à ce propos que l’opération « Charte de qualité » de la Chambre de Commerce semble en sommeil car elle permettait de « montrer du doigt » (dans le bon sens) les commerçants qui vont de l’avant.

Commerces de loisirs

On trouve aussi en centre-ville des « commerces de loisirs » qui savent allier la rapidité du travail et la qualité des conseils sans pour autant proposer des services à des prix excessifs (photo-graphes, électro-ménager). Ils proposent même des produits « neufs » d’une grande qualité, comme les artistiques « cartes de remerciements » que réalise le photographe Caridel (Grand Rue).

Parmi les commerces de loisirs, il faut citer les cafés-restaurants. Il s’en est créé ou repris quatre ces dernières années (la pizzeria de la Salle Omnisports, la Croisette et les deux Kebabs). On est surpris de voir leur taux de remplissage et le fait que leur présence ne diminue pas le chiffre d’affaires de leurs voisins et concurrents. Chacun a su se positionner sur un créneau original et il y a du travail pour tout le monde.

L’opération « Châteaubriant gourmand » est un « plus » dans cette histoire.

Tous les autres services (banques, assurances, pharmacies, agences immobilières, opticiens, etc) se tiennent bien, ainsi que les magasins de vêtements qui proposent « des marques » sans pour autant fixer des prix prohibitifs. On peut cependant regretter que des commerces « quotidiens » comme les boulangeries et les pharmacies, ne se décentralisent pas sur les quartiers.

Qualité-prix

Il semble que, par rapport à ces dernières années, le comportement des clients ait un peu changé : ce n’est pas automatiquement la recherche du prix le plus bas, c’est la recherche d’un bon rapport qualité-prix. Le consommateur compare et trie, et s’aperçoit parfois avec surprise qu’il trouve, en centre-ville, le même appareil électroménager que dans la zone, exactement au même prix, et avec les mêmes avantages que dans la zone. Tout cela le fait réfléchir et ... revenir vers le centre-ville.

Finalement, le commerce de Châteaubriant est de bonne qualité. C’est l’environnement qui le gêne (circulation, stationnement). Les commerçants qui tiennent en centre-ville sont les vrais professionnels (il n’y a plus de place pour les amateurs !), qui, en plus, sont aimables (ce n’est pas toujours le cas !), et qui tiennent leurs horaires d’ouverture (il y a des fantaisistes en la matière). Le problème des pas-de-porte vides dépend en partie des propriétaires qui souvent n’habitent pas Châteaubriant, ne font pas les travaux de rénovation nécessaires et ne sont pas toujours raisonnables sur le prix de location ou de vente du fond de commerce.

Qui vive ?

Pour que le commerce de centre-ville soit encore plus dynamique, Il faudrait faciliter l’implantation, en centre-ville, de surfaces de vente plus importantes, ayant une renommée nationale (c’était le cas de Monoprix). « Ces enseignes « phares » renforcent et stimulent l’activité commerciale existante, les services et les activités de loisir, dans une relation effective de complémentarité et de synergie. Chaque enseigne, chaque service tire en effet profit d’une aura collective qui accroît le rayonnement de l’ensemble » dit l’UCV (Union du Grand Commerce de Centre-Ville). La nouvelle municipalité a fait des promesses à ce sujet. On ne voit encore rien venir.

Il reste quand même un handicap pour le commerce castelbriantais : le manque d’habitants ! Le centre-ville est le centre-ancien, qui se caractérisait au Moyen-Age par un parcellaire en lanières étroites et très allongées. D’où l’étroitesse des magasins. Cela limite la surface de vitrine du commerçant, mais cela n’est pas forcément un handicap, voir le dynamisme des petits magasins du centre-ancien de Rennes qui ont su garder ce caractère ancien dont le charme attire le client moderne. Mais ce qui est regrettable c’est que, dans un passé récent, des commerces se sont agrandis en supprimant les couloirs d’accès aux étages ... ce qui limite l’utilisation de ces étages en logements. Il y aurait là une réflexion à mener par la Chambre de Commerce. La redensification des habitants en centre-ville aiderait au maintien des commerces de proximité, à condition que les aménagements réalisés comportent, quand c’est possible, un ascenseur : le vieillissement de la population va rendre inéluctable ce type d’équipement.

La nouvelle municipalité saura-t-elle poursuivre, dans ce sens, l’œuvre engagée par la précédente qui, avec son opération « Cœur de Pays » a pu aider une trentaine de commerçants à se moderniser, à se rénover, à retrouver un « coup de jeune », pour mieux répondre aux désirs nouveaux de la clientèle ?

Il y a encore pour cela un avenir pour le commerce dans les centres-villes.

Mais il ne faut pas oublier que le centre-ville n’est pas la propriété des commerçants. Ce serait une grave erreur de tout penser dans l’optique « commerce ». Le centre-ville doit être un lieu à vivre, un lieu à flâner, un lieu à rêver, sans que les piétons soient toujours obligés de se faufiler entre les voitures, de se ranger dans les rues étroites.

Le commerce à Châteaubriant ne va pas si mal que ça, même s’il y a encore trop de pas-de-portes vides. Son problème c’est l’environnement. Et la nouvelle municipalité n’a encore rien entrepris dans ce domaine.

BP  

Petit commerce


Bacs à fleurs : c’est joli tous ces chrysanthèmes bruns et or qu’on trouve un peu partout. Mais il faudrait que les bacs soient bien placés, par exemple pour barrer efficacement le passage Sophie Trébuchet et l’empêcher de servir de garage ...

Propreté : la petite cour située entre le cabinet d’avocat et la Maison de l’Ange   est toujours d’une propreté douteuse. Il y aurait quelque chose à faire ...

Tour  : en réunion du quartier Centre, il avait été décidé d’éclairer la tour située au 21 rue Basse. Ce n’est pas encore fait. Le petit terre-plein qui est là aurait besoin d’un bon coup de nettoyage et pourquoi n’a-t-il pas droit aux bacs à fleurs comme les autres rues du centre ?

Crottes : nous avons signalé le mauvais état de propreté de l’escalier qui monte au château. Des castelbriantais sont allés voir « de visu » et ont reconnu la véracité de nos propos. Ils nous ont dit, de plus, que la situation est la même dans la partie de la Rue du Pélican située entre le Marché Couvert   et la Grand Rue. Explication : il y a des voitures-ventouses en permanence et ni la balayeuse (auto-portée) ni le balayeur (à pied) ne peuvent faire un nettoyage correct. Ah si Le Pélican bouffait les crottes !

Nantes : l’appareil commercial a progressé de près de 30 % à la périphérie, en 10 ans, avec 12 pôles commerciaux recensés dont 5 sont milliardaires en chiffre d’affaires. Parallèlement l’appareil commercial s’est maintenu, en volume, en centre ville (Source : étude Procos)


Note du 26 février 2002 :

 Mac Do

Vient d’être déposé ; le permis de construire concernant le restaurant « Mac Do » qui a choisi son emplacement sur la route de St Nazaire, à l’entrée de la ville, à côté du garage Volkswagen existant (et tout près de la belle allée d’arbres qui longe la queue de l’étang de la Courbetière). Cet emplacement est bien choisi d’un point de vue commercial, mais il ne participera pas à la vitalité du Centre-Ville !


Le Mac Do a été inauguré le 22 juin 2002


Ecrit en décembre 2001 :

 Commerce de fin d’année : réfléchissez !

Dans une lettre ouverte adressée au Maire de Châteaubriant, au Sous-Préfet, à l’Inspection du Travail, (et pourquoi pas à la gendarmerie ?), les Unions Locales CGT et CFDT disent avoir appris que certaines grandes surfaces ont pris la décision d’ouvrir les dimanches 24 et 31 décembre 2001, alors qu’un arrêté municipal interdit ce type d’ouverture dans la dernière quinzaine de décembre et qu’il ne sera accordé aucune dérogation.(1)« Nous exigeons que cet arrêté soit respecté, pour que les salariés de ces entreprises puissent comme tout un chacun bénéficier du repos dominical et aient le droit de préparer en famille les soirées des réveillons. » Rien ne peut justifier ce type d’ouvertureLes consommateurs ne vont pas doubler leurs achats !Certaines grandes surfaces prennent prétexte de la distribution des produits frais (exemple : poissons, crustacés). C’est un faux prétexte, car sont-ils livrés aux grandes surfaces le dimanche ? Quant aux plats préparés, qu’ils soient au frais dans les locaux des grandes surfaces, ou chez soi, quelle différence ?Et tout état de cause, les organisations syndicales demandent aux autorités compétentes de dresser procès-verbal en cas d’infraction.En cas de non-respect de cet arrêté les organisations syndicales feront constater les infractions. La CGT et la CFDT invitent les consommateurs à se poser la question : seriez-vous satisfaits et heureux si l’on vous obligeait à travailler, vous et votre conjoint, les dimanches jours de réveillon de Noël et de la Saint Sylvestre ? réfléchissez !

(1) Seuls les magasins n’ayant pas de salariés sont libres d’ouvrir les dimanches 24 et 31 décembre


A Quimper, qui vient de connaître de fortes inondations, les grandes surfaces resteront fermées pour ne pas nuire aux boutiques du Centre-Ville.


 Travail le dimanche

La réglementation

Le code du travail

Le maire et les commerces

Rémunération du dimanche


NOTES:

(1) Seuls les magasins n’ayant pas de salariés sont libres d’ouvrir les dimanches 24 et 31 décembre