Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Texte seul |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Commerce-artisanat > Commerce : les hyper, Soreprim

Commerce : les hyper, Soreprim

(écrit le 7 août 2002)

Les hyper s’essoufflent

Le concept inventé par Carrefour en 1963 s’essouffle. Il reste certes incontournable, avec ses 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires et ses quelque 1200 magasins, mais depuis le début de l’année 2002, les ventes sont atones. Selon la Fédération du commerce et de la distribution, le chiffre d’affaires des hypermarchés n’a progressé que de 0,7 % sur les cinq premiers mois alors que dans le même temps les supermarchés ont progressé de 3,5 %.Déjà en 2001, les grandes surfaces alimentaires n’avaient progressé que de 1,4 %, contre plus de 3 % par an depuis 1996. « Depuis deux ou trois ans, les grandes surfaces sont moins attractives », admet Michel-Edouard Leclerc, qui affirme que "l’ère du gigantisme est terminée".

Déphasage

La progression du panier moyen est largement due à l’inflation. En 2001, les Français ne se sont rendus en moyenne que 37,7 fois dans un hypermarché, au lieu de 39,6 fois en 2000. Et le temps consacré à faire ses courses ne cesse de diminuer, un circuit en hypermarché durant en moyenne trois quarts d’heure, contre près d’une heure en 1990.En fait, l’hypermarché n’a pas su évoluer au même rythme que ses clients. La population a vieilli, le travail des femmes s’est généralisé, les familles de deux revenus sans enfant sont devenues monnaie courante. Autant de clients qui ne se retrouvent plus dans l’offre, extrêmement élargie, proposée par les hypermarchés.

Ré-humaniser l’acte d’achat

« Aujourd’hui il y a un déphasage grandissant entre le concept de l’hypermarché et l’attente des consommateurs » dit Philippe Moati, professeur d’économie à l’université Paris-VII et auteur de "L’Avenir de la grande distribution" (éd. Odile Jacob, 2001). L’efficacité économique de l’hypermarché repose sur un traitement homogène de la clientèle. Or celle-ci réclame aujourd’hui une approche beaucoup plus individualisée.Pourtant, chez Carrefour, on se garde bien de parler de déclin. Il est vrai que le numéro deux mondial de la distribution réalise plus de 60 % de son chiffre d’affaires grâce aux hypermarchés. Alain Thieffry, directeur marketing de Carrefour affirme « Nous continuons à gagner des parts de marché : notre croissance reste supérieure à celle de la consommation des ménages ». C’est vrai sur un plan global, mais lorsqu’on compare les performances des hypermarchés à celles des autres formes de distribution, la démonstration devient moins évidente. L’hypermarché est attaqué de toutes parts, y compris dans ses bastions, les produits de grande consommation et les produits frais en libre-service : « Nos véritables concurrents ne sont pas les spécialistes, ce sont les supermarchés et les magasins de proximité » est-il dit.Plus accessibles, plus conviviaux, les magasins de proximité captent aujourd’hui l’essentiel de la croissance de la distribution.

Avec la loi Galland de 1996, qui a relevé le plancher du seuil de revente à perte, l’hypermarché a été privé de l’essentiel de sa force de frappe : le discount. La concentration des enseignes, la constitution de centrales d’achats, a permis aux supermarchés de chasser sur les terres des hypermarchés : en 4-5 ans, l’écart de prix entre "hyper" et "super" s’est réduit de plus de 10 % à moins de 4 %.Dans le même temps, l’hypermarché est attaqué sur les prix pratiqués par le "hard discount", qui est passé de 7 % à 10 % de parts de marché en trois ans.Une concurrence d’un genre nouveau s’est instaurée entre les hypermarchés, qui commercialisent de plus en plus de produits non-alimentaires, et le grand commerce spécialisé. L’hypermarché ne se bat plus contre le petit commerçant ou l’artisan boulanger, mais contre Décathlon, la Fnac ou Darty. « L’offre des hypers est restée trop standardisée, reconnaît Michel-Edouard Leclerc. Le consommateur réclame aujourd’hui non seulement plus de profondeur dans l’offre, mais aussi plus de service, de conseil, qui permet de réhumaniser l’acte d’achat ».

Année après année, la grande distribution tente pourtant de jeter son dévolu sur les branches du commerce qui restent mal structurées, comme les fleuristes ou, plus récemment, les piscines. Mais ce champ s’amenuise. « Le grand commerce spécialisé est en bonne voie pour rattraper ses concurrents », affirme Sébastien Seguin, de la division-commerce de l’Insee. Comme quoi qualité, accueil, service peuvent à nouveau attirer les clients. Une bataille à mener, qui peut être gagnée.

D’après S.Lauer, Le Monde, 6/07/2002


Ecrit le 12 octobre 2004 :

Consommation : déception

Selon boursier.com du 4 octobre 2004 :

Nouvelle déconvenue pour le modèle « hypermarché » : au mois d’août, les ventes des hyper et supermarchés ont chuté de 5,1 % pour la semaine arrêtée le 22 août, -6,1 % pour celle arrêtée le 29 août.

Pas mieux en septembre : +1 % (5 septembre), + 0,05 % (12 septembre, semaine de la rentrée), - 4,4 % (19 septembre) et - 5,5 % (26 sept).

La baisse des prix n’est pas seule en cause, puisqu’on constate un recul des achats en volume d’environ - 5% en août et approchant les - 4% en septembre, ce qui est totalement inhabituel.

Les familles savent qu’il y a eu des baisses de prix, « Mais ces baisses portent sur les produits de marque, nous on n’a pas les moyens : on achète à des prix inférieurs ». Manifestement les familles à revenus modestes manquent d’argent et tout ce qu’on entend sur les délocalisations et les baisses de salaire


Ecrit le 17 décembre 2003

Centre commercial SOREPRIM

La société SOREPRIM (Vent d’Ouest) représentée par M. Fabrice Mazureau, a obtenu le 2 décembre 2003 un permis de construire, à la suite de son agrément du 23 septembre par la CDEC (commission départementale d’équipement commercial).

Une partie du terrain (zone industrielle sud), où se trouvait l’usine Provost, va rester en surface engazonnée pour l’instant. L’autre partie va accueillir deux bâtiments. L’un, en bordure de la rue du Général Patton, est réservée au magasin Twinner (999 m2). L’autre bâtiment, situé en fond de parcelle, parallèlement à la rue du Général Eisenhower, accueillera quatre magasins :
- GP Décors (1000 m2),
- Castel cuisine (550 m2),
- La Foire-fouille (1000 m2) et
- Gémo (vêtements) : 1465 m2. Grande surface d’habillage qui aura 28 cabines d’essayage.

L’entrée de ce centre commercial se fera par la rue du Général Patton et par la rue du Québec. Des toilettes ouvertes au public existeront dans Castel-Cuisine et Gémo. Le parking fera 172 places (dont 2 pour handicapés).

La CDEC a estimé que cet ensemble de magasins, qui renforce l’attractivité commerciale de la zone industrielle, pourra « animer la concurrence sans que celle-ci paraisse devoir s’exercer au détriment de l’appareil commercial traditionnel ».


Ecrit le 3 mars 2004 :

Soreprim

Sur le site des anciens établissements Provost, route de St Nazaire à Châteaubriant, la société SOREPRIM (groupe Mazureau) construit un ensemble de magasins avec Twinner (999 m2), GP décors (1000 m2), Castel-cuisine (550 m2), Foire-fouille (1000 m2) et Gémo-vêtements (1465 m2). Si la municipalité de gauche avait ainsi favorisé le commerce de la zone industrielle, que n’aurait-on entendu ! Mais maintenant, tout le monde se tait.

L’ensemble commercial porte le nom de « Vent d’Ouest »


Ecrit le 31 août 2005 :

Moins d’un an après leur ouverture, les cuisines HARDY remballent le matériel et laissent le magasin qu’elles avaient ouvert dans l’ensemble « Vent d’ouest ! » sur la zone industrielle de Châteaubriant. Ces cuisines haut de gamme n’étaient pas pour les bourses des clients castelbriantais.


Ecrit le 14 janvier 2004 :

Commerce : le commerce à Châteaubriant n’a pas été florissant en novembre 2003, comme partout en France. Le mois de décembre a été un peu meilleur mais pas à la hauteur des espérances. Dans quelques « petits » commerces, des vendeuses sont licenciées ou en réduction d’horaires, malgré les soldes. Il y a même des boulangers qui se plaignent : la vente du pain a été bonne, celle des chocolats l’a été moins. Dans la situation économique actuelle il est évident que les consommateurs ont moins consommé.


Ecrit le 3 mars 2004

But

Lors de la Commission départementale d’équipement commercial du 26 février 2004, a été acceptée l’extension du magasin de meubles à l’enseigne « BUT » à Châteaubriant . Surface de vente actuelle 2 350 m2, Extension obtenue : 370 m2 . Surface de vente future 2 720 m2


Ecrit le 24 mars 2004 :

Le commmerce dans la zone industrielle :
Une forte volonté politique

Ouest-France du 17 mars 2004 confirme ce que La Mée a déjà annoncé à deux reprises : l’extension de la zone commerciale de la route de St Nazaire. Selon ce journal, après les magasins (Twinner, GP décors, Castel-cuisine, Foire-fouille et Gémo-vêtements), seront construits un commerce de jouets-puériculture, un commerce de meubles et literie et peut-être un petit hôtel. Programmée : la venue d’un opticien, d’un institut de beauté et d’une banque !

Le plus étonnant c’est de lire que, pour le gérant Fabrice Mazureau, « Tout ceci a été rendu possible par la forte volonté politique qui s’est manifestée dans les votes de CDEC : commission départementale d’urbanisme commerciale » avec l’accord du maire-président de la Communauté de Communes

Ainsi, la municipalité actuelle favorise le développement du pôle commercial de la zone industrielle alors que, naguère, du temps où elle était dans l’opposition, elle n’avait pas de mots assez durs contre la municipalité de gauche qu’elle accusait de délaisser les petits commerçants.

C’est pourtant cette municipalité de gauche qui a aménagé la rue Aristide Briand en la plantant d’arbres et de fleurs et en favorisant les terrasses des cafés ; qui a rénové la Place de l’Eglise et qui a mis sur pieds une opération de rénovation de l’artisanat et du commerce appelée « Cœur de Pays » qui a apporté, pour 35 commerces du centre-ville, des aides à l’investissement, à la formation, aux ravalements de façade.

La municipalité de gauche a aussi mené une politique active avec la chambre de commerce, notamment pour le lancement des chartes de qualité. Et avec l’union des commerçants non sédentaires pour la modernisation des équipements du marché.

Depuis trois ans qu’elle est élue, la municipalité actuelle n’a rien fait pour la Place de la Motte (une des places centrales de la ville). Mais elle a rénové à grand prix l’arrière de la mairie, là où, justement, il y a peu de commerces ! Et elle soutient le développement commercial en périphérie, au risque de produire une désertification du centre-ville où aucune « locomotive » commerciale ne s’est installée. La médiathèque  , qui pourrait jouer ce rôle, a pris plus d’un an de retard. Enfin les nombreux poteaux de couleur verte, piqués un peu partout dans les rues et sur les trottoirs, gênent la circulation des voitures sans pour autant favoriser celle des piétons.

La seule décision intelligente de la municipalité actuelle, a concerné le stationnement réglementé. Celui-ci correspondait à un très ancien désir des commerçants eux-mêmes. Mais, mis en place par la municipalité de gauche, il a provoqué pétitions, manifestations, séquestration des élus avec pneus crevés, etc, bagarres orchestrées en sous-main par ceux qui .... dix ans plus tard, s’empresseront de généraliser le stationnement réglementé !

Sauf que celui-ci n’est pas toujours respecté : il y a des passe-droits !


Ecrit le 24 mars 2004 :

Marché et brocante

Le marché qui se tient le samedi devant l’église de Châteaubriant est désormais transféré derrière la mairie, sur la partie sablée. Raison officielle : les travaux de la médiathèque   vont commencer. Raison officieuse : animer la place Ernest Bréant (toute neuve mais si vide)

Il y aura 13 commerçants chaque semaine au lieu de 5-6 actuellement (est ce que cela va durer ?). Sans doute que ça ne les enchante guère car la municipalité leur a promis la gratuité pour l’occupation du domaine public. « Jusqu’à la fin de l’année 2004 » a dit un élu. « Jusqu’à la fin des travaux de la médiathèque   » a dit un autre. Le marché reviendra-t-il place de l’église ? Ah, on ne sait pas. Sans doute non

Le dernier dimanche du mois, une brocante (pas un vide grenier) « réservée aux professionnels » est prévue

Mise en application :
- samedi 27 mars 2004 pour le marché entre 8h30 et 12h30
- et dimanche 28 mars pour la première brocante, entre 9 h et 18 h avec présence de 11 brocanteurs.

Pour créer de l’animation, des groupes musicaux ont été retenus (1600 €)

- . le groupe des « Boliviens » de Pouancé (les deux matins)

- . Le groupe castelbriantais « Narcisse », le dimanche 28 mars de 14 à 16 h (rock festif)

- . Le groupe Utopia (latino), le dimanche 28 mars de 16-18 h

Par la suite, les groupes locaux qui souhaiteront se produire pourront le faire librement : « Nous mettrons la sonorisation à leur disposition » dit la mairie.


Ecrit le 4 mai 2004 :

Consommation : les nouveaux temples

Intermarché en construction à Châteaubr
(la croix a été rajoutée à la photo !)

En voyant la construction (ci-dessus) qui se fait sur la zone industrielle de Châteaubriant, un lecteur nous écrit :

« Cela me fait étrangement penser aux constructions de nos cathédrales ! Même fonction : regrouper les gens dans un même endroit pour adorer un même dieu.

Consommer (prier) ne serait-il pas devenu la nouvelle religion du 21e siècle ? Consommer pour exister et exister pour consommer : le bonheur est aujourd’hui.... dans votre porte-feuille ! ».

Ce lecteur cite un texte dont il ne sait plus l’origine (appel aux lecteurs, quelqu’un le saurait-il ?) :

"Mon fils, en te léguant mon empire, je ne te demande pas simplement d’occuper un emploi ; ce que j’attends de toi, c’est une véritable vocation. Car on entre dans cette entreprise comme on embrasse la religion. Tu comprends, fiston ?
- Oui, papa.

- Bien. Tu vois, ce que les consommateurs attendent de nous dans la grande distribution, c’est bien plus qu’être une simple échoppe géante. Ce que désirent nos clients, fiston, c’est que nous leur apportions tout ce que la vie moderne leur a confisqué.
- Ah bon ?

- Mais oui, regarde notre hypermarché. Ça ne te fait penser à rien, fiston ?
- Heu... Une usine, papa ?

- Mais non ! Une église, une cathédrale, abruti ! Regarde ces processions d’automobiles qui se rangent sur ce parvis géant. On dirait une assemblée de fidèles se prosternant vers leur idole. Toute la communauté se retrouve ici. Observe nos clients. Ils se promènent, fascinés par la taille de l’édifice, arpentant les rayonnages comme on se déplace entre les colonnes et sous les voûtes gothiques. Fiston, les panneaux publicitaires sont les nouveaux vitraux. Et on nous refuse encore d’ouvrir le dimanche, bon dieu !
- C’est injuste, papa.

- Mais bien sûr. Ici, nous sommes plus que de simples commerçants. Nous sommes les gardiens du temple moderne.
- T’y vas fort, papa.

- Pas du tout. Nous accomplissons bien des miracles. Regarde : un canapé à six cent francs, une chemise à 50. Penses-tu que l’on peut rationnellement vendre une bicyclette 500 francs, alors que pour la fabriquer, il aura fallu extraire des minerais, les transformer, rémunérer la conception, fondre les pièces et les assembler, payer le transport, le stockage, la commercialisation... ? Toutes ces nombreuses étapes auront coûté deux heures d’un ouvrier en France ! Tu vas pas me dire que c’est pas surnaturel, ça fiston ?
- En exploitant le tiers-monde, avec la dérégulation totale des marchés, en dilapidant les ressources naturelles, on y arrive sans avoir recours à la religion, papa.

- Tais toi, imbécile. On pourrait nous entendre. Les clients ne veulent pas le savoir. N’oublie pas que nous sommes une entreprise « éthique ». T’as bien vu nos pubs. Nous vendons du bio !
- Pas beaucoup, papa...

- C’est pas le but, c’est juste pour l’image, évidemment ! Faut faire bonne impression fiston ; après tu fais ce que tu veux. C’est pour ça que la pub existe. Avec ça, on fait gober n’importe quoi !

- Mais comment faire croire que l’on crée des emplois ?
- T’as tout compris, fiston. Si tu calcules tous les commerces qu’on a fait fermer, c’est sûr qu’on est dans le rouge.

- C’est quand même chouette, les rues et les quartiers animés par les commerces, les discussions entre boutiquiers et clients...
- Ringard, réactionnaire, inadapté, oui ! C’est fini, le commerce à papa, fiston. Le troisième millénaire ne s’embarrassera pas de l’humanisme urbain. Regarde cette rangée de soixante caisses. Ces filles sont vingt fois plus rentables que dans une épicerie ! (*) Le progressisme vainc partout fiston !

- Attention, papa, des gens se battent dans une travée !
- C’est rien ; y a toujours des bagarres ici entre les partisans de Coca-cola et les pro-Pepsi. C’est la guerre de Religion des temps modernes mon fils.
- Formidable, papa."


Ecrit le 4 mai 2004 :

Charte HCR
Hôtels, cafés, restaurants

Une charte départementale de confiance a été signée le 28 avril 2004 dans le secteur de l’Hôtellerie-Cafés-Restauration (HCR) dans le but de rendre attractifs les métiers de l’hôtellerie et de la restauration en Loire-Atlantique.

Les hôtels restaurants emploient 13 176 salariés en Loire-Atlantique dont 57 % sont des femmes. En 2002 le secteur a connu une progression moyenne de 5,2 % par rapport à l’année précédente. St Nazaire a connu la plus forte progression (5,7 %). La zone d’emploi de Châteaubriant comptait 442 salariés au 31 décembre 2001, et 447 un an plus tard, soit une progression de 5 salariés

Ce secteur économique, qui continue de créer des emplois, connaît des difficultés de recrutement et de fidélisation du personnel, dues trop souvent à de mauvaises conditions de travail et de salaire.

La Charte départementale de confiance signée entre l’Etat et les organisations professionnelles de ce secteur, dit ceci :

- Les organisations professionnelles s’engagent à diffuser l’information sur la lé-gislation du travail et la convention collective, à collaborer avec le Service Public de l’Emploi pour mettre en place des actions de formation ou faire évoluer les pratiques de management des entreprises ou à inciter les employeurs à améliorer l’accueil et l’intégration des salariés ou stagiaires...

- En vue d’améliorer les conditions d’accueil, de recrutement et de fidélisation du personnel, les professionnels s’engagent à clarifier la gestion de la demande d’emploi auprès de l’ANPE, à établir un contrat de travail conforme à la loi et à la convention collective, à respecter la réglementation sur le temps de travail, à améliorer l’accueil des salariés et les conditions de leur prise de poste, à veiller à leur bonne intégration et à l’information sur leurs droits...

Tout ça c’est bien beau sur le papier
Reste à voir l’application concrète
dans un secteur qui, jusqu’à maintenant
n’a pas brillé par son respect des salariés


Ecrit le 11 mai 2004 :

Travail le dimanche
Remplacer la civilisation du loisir par celle du caddie ?

Raffarin supprime un jour férié, Sarkozy veut nous faire travailler le dimanche. Ah les beaux dimanches que nous aurons !... Les vendeuses, les caissières à leur poste de travail. Elles n’auront pas le choix, ces vendeuses. Elles seront parfois même embauchées pour ne travailler que le dimanche, comme dans certaines entreprises industrielles. Et puis un jour on travaillera ... la nuit. « C’est pour une bonne cause, dit l’employeur dans la presse, je sauve mon commerce, je fais mon meilleur chiffre d’affaires, je crée de l’emploi, j’anime un quartier tout entier qui, sinon, serait “mort” le dimanche. » Quel apparent bon sens, n’est-ce pas ?

En 1993, le ministre Giraud, dans sa loi quinquennale, a fait passer le nombre de dimanches « autorisés » à ouverture annuelle de 3 à 5 par an. Voilà le ministre Sarkozy qui veut faire passer de 5 à 10 dimanches...C’est de la pure stupidité, ça ne fait pas un client en plus, pas un sou dépensé en plus. Quand il n’y a pas d’argent, il n’y a pas d’argent, et les ventes ne pas extensibles quand le porte-monnaie ne l’est pas...

Ouvrir le dimanche
crée du chômage.

Toutes les études l’ont démontré, les ouvertures du dimanche n’augmentent pas la consommation mais risquent de créer du chômage : en effet les petits commerçants ne peuvent « tenir le coup » des ouvertures le dimanche, ce sont les grandes surfaces qui l’emportent et leur prennent leurs clients... Donc il a été calculé que près de 30 000 emplois pourraient être supprimés dans le petit commerce (non compensés dans les grandes surfaces qui aménagent leurs temps partiels...)

Ensuite, bravo pour le côté social : cela revient à remplacer la civilisation du loisir par la civilisation du caddie !

Les sondages indiquent parfois que “les gens” sont favorables à l’ouverture des magasins le dimanche : mais les mêmes sondés précisent que, eux, “person-nellement”, ne sont pas favorables pour travailler ce jour-là. On les comprend.

Les conséquences sont lourdes : plus de plage fixe de repos dans la semaine, des millions de salarié(e)s à contretemps les uns des autres dans les familles, des enfants encore moins entourés, des activités sociales de toutes sortes réduites (loisir, culture, sport, religion, famille...). La civilisation des loisirs recule au profit de la civilisation des supermarchés.

Quel intérêt à ouvrir les commerces tous les jours ? “Parce qu’il y a trop de bousculade le samedi”, nous rétorquent les uns. “Parce que je n’ai que le dimanche pour faire mes courses”, disent les autres. Eh bien, raisonnons autrement : si la durée du travail était effectivement ramenée pour tous à 35 heures, si on marchait vraiment vers la semaine de 4 jours, on aurait du temps supplémentaire pour les faire, ces fameuses “courses”. Sans ouvrir le dimanche. Et puis, les administrations sont-elles ouvertes le dimanche ?

Un lobby s’est créé pour “l’ouverture le dimanche”, d’ailleurs surtout constitué de dirigeants de grandes et moyennes surfaces. « Ne vaut-il pas mieux travailler le dimanche que de pointer à l’ANPE ? » serine régulièrement dans les médias, un des employeurs satisfait de son « argument ». À l’entendre, il vaut mieux travailler de nuit, 12 heures, sans sécurité ni hygiène, plutôt que d’être au chômage. Bientôt il vaudra mieux travailler en dessous du SMIC que ne pas travailler du tout

Des vendeuses sont donc embringuées par leurs patrons dans le “ grand combat ” de l’ouverture du dimanche.

Les patrons ont eux-mêmes essayé de tenir parfois leurs boutiques. N’étant pas salariés, ils en ont le droit, dans l’habillement (pas dans la chaussure ni la mercerie où des décrets préfectoraux spécifiques les en empêchent) en se faisant aider par leurs ascendants et descendants directs. Ils ne tiennent pas longtemps, c’est trop dur pour eux de travailler tous les dimanches. Alors ils reprennent vite le combat pour que... les salariés travaillent à leur place.

Les associations de petits commerçants demeurent pourtant majoritairement hostiles, de même que les syndicats, au travail dominical.

Mais qui va l’emporter ?

Gérard Filoche,
auteur du livre « Carnets d’un inspecteur du travail », Ed Ramsay avril 2004


Ecrit le 23 juin 2004 :

Baisse des prix dans la Grande Distribution ?
Le prix de la démagogie

Nicolas Sarkozy annonçait une baisse des prix de 5 % dans la Grande distribution. En réalité il n’a obtenu que 2 % pour septembre prochain.

La Confédération Paysanne interroge : « par qui cette baisse de prix va-t-elle être financée ? ». Malgré les rodomontades de la FNSEA, l’expérience montre que ce sont le plus souvent les agriculteurs et les PME qui paient la facture (les prix agricoles ont baissé de près de 30 % en trente ans). Les Grands Distributeurs reconnaissent d’ailleurs que cette baisse ne va rien leur coûter.

L’absence d’engagement réel en matière de lutte contre les marges arrière, qui atteignent pourtant, selon l’ancien ministre Renaud Dutreil, entre 30 et 50 % du prix du produit, renforce cette analyse et montre le caractère purement électoraliste de ces annonces.

 °°°

La Confédération Paysanne dénonce vigoureusement l’accord signé le 17 juin 2004 : « le gain de pourvoir d’achat estimé à 0,2 % (par le ministre lui-même) sera rapidement supprimé par la remise en cause des politiques sociales (assurance maladie, assurance chômage) » qui affecte les salariés.


Ecrit le 7 juillet 2004 :

Grandes surfaces en périphérie

Attendez-vous à savoir que la municipalité de Châteaubriant a le projet d’autoriser l’implantation de commerces de vêtements et de chaussures, sur la route de St Aubin des Châteaux, au delà de M. Bricolage à Châteaubriant. Tout comme elle a autorisé la construction de magasins neufs en zone industrielle route de St Nazaire |voir ci-dessus : vent d’Ouest].

On s’étonne : n’est-ce pas la même municipalité qui, dans son programme, se faisait défenseur du commerce de centre-ville ? Or on constate que les commerçants de centre-ville souffrent beaucoup. « Certains jours je ne fais pas un euro de vente » dit l’un d’eux . « Je n’achète plus de stocks, car j’ai des difficultés à revendre » dit un autre qui, pour servir ses clients, promet cependant de trouver rapidement l’objet désiré.

On constate aussi que le Centre-Ville se désertifie : il n’y a pas grand monde à arpenter les rues, à part peut-être le samedi.

Partez !

Attendez-vous à savoir qu’un certain nombre de commerçants, qui sont venus à la braderie des 25-26 juin à Châteaubriant (deux jours + nuit à l’hôtel), n’ont même pas fait le chiffre d’affaires suffisant pour rembourser leur nuit d’hôtel. On peut se réjouir du nombre de commerçants présents. On peut se réjouir du nombre de visiteurs. Mais quand les visiteurs n’achètent pas .........

Attendez-vous à savoir qu’un commerçant est allé à la mairie de Châteaubriant se plaindre des difficultés d’accès à son commerce. Il lui a été répondu : « Vous n’avez qu’à quitter Châteaubriant ». Un entrepreneur est allé se plaindre de ce que certains travaux, qui pourraient être confiés à des entreprises locales, ne le sont pas....

Attendez-vous à vous étonner d’une « publicité » parue dans la presse locale : un ton jovial pour annoncer aux castelbriantais qu’il y a du nouveau à l’agence de voyages située au 3 rue Aristide Briand. « De la nouveauté dans la continuité » : les clients castelbriantais « c’est dans la belle agence de SAINT GREGOIRE que nous continuerons de les accueillir ». Autrement dit l’agence castelbriantaise ferme. Elle était fréquentée par le « gratin » castelbriantais qui préférait cette agence pour être sûrs de ne pas voyager avec n’importe qui.... Ils iront voir ailleurs ...

Citron pressé

Attendez-vous à apprendre que les réductions de postes se font parfois une à une, de façon sournoise. Là où il y avait deux salariés, il n’y en a plus qu’un.... Tant pis si la charge de travail devient trop forte. Dans tel magasin castelbriantais, le salarié a craqué. Le magasin n’est plus ouvert que l’après-midi avec une personne qui vient ... de Nantes ! Ainsi, en supprimant un poste pour raison d’économies, tout le monde y a perdu. A force de presser le citron ...... Remarquez que le citron peut être pressé longtemps. Après l’article de La Mée de la semaine dernière, sur la santé au travail, un salarié qui travaillait dans une ambiance d’amiante nous a raconté comment un médecin du travail lui avait dit autrefois : « Vous avez encore un poumon de bon. Donc vous pouvez continuer à travailler ici »... Le salarié, maintenant en retraite, le deuxième poumon atteint, se déplace avec une bouteille d’oxygène dans un petit chariot et dort la nuit avec une sorte de masque de plongée (un « bipap »). « Et encore, je ne suis pas le plus à plaindre » dit-il ! L’amiante vient de l’entreprise mais c’est la collectivité qui casque.


Ecrit le 12 octobre 2005 :

 Zone commerciale, route de St Aubin

La Ville de Châteaubriant a vendu le terrain (Conseil Municipal du 6 juillet 2004). La Commission départementale d’équipement commercial du 4 octobre 2005, a autorisé l’implantation de six moyennes surfaces spécialisées en équipement de la maison, de la personne, en sport, jouets et puériculture.

Pour une surface de vente totale de 5 999 m2, il y aura -Equipement de la maison (1800 m2)
- Super Sport (1419 m2),
- Défimode (900 m2)
- Chausséa (600 m2)
- Image et son/culture et loisirs (750 m2),
- Aubert (Puériculture, 530 m2).

La santé du « petit commerce »


NOTES:


(*) ce que le père ne dit pas, ce sont les horaires de travail des filles, hachés menu, répartis souvent sur toute la journée. La journée consacrée au dieu Hyper, la flexibilité maximum, le temps partiel non choisi comme moyen de rendre le personnel plus modulable, plus malléable ; de le tenir avec la promesse d’heures supplémentaires rémunérées. Des heures annoncées au dernier moment, à prendre sur le temps de repos, ou les jours fériés, sur le temps consacré à la famille. Et tant pis s’il y a un rendez-vous médical urgent. Il faut être dis-po-ni-ble à chaque instant sinon c’est la brimade ou la porte. Le nouveau dieu de la consommation a tout du Père Fouettard....

(relire à ce sujet : « Je hais les patrons » de Gisèle Ginsberg, Ed. l’épreuve des faits, au Seuil).