Ecrit le Ecrit 17 octobre 2018
La commune de La Meilleraye a lev ? la question des d ?serts m ?dicaux et m ?me de l’absence de pr ?sence m ?dico-sociale. c’est une r ?alit ? dans d’autres communes.
Selon la Gazette des Communes, d ?sormais, chaque commune peut v ?rifier si elle figure au nombre des d ?serts m ?dicaux. Un arr ?t ? du 13 novembre 2017 en a publi ? une nouvelle cartographie. La m ?thodologie et les indicateurs utilis ?s visent ? la dessiner au plus pr ?s des territoires. Entre la derni ?re version de 2011 et celle d’aujourd’hui, la population concern ?e passerait de 8 ? 18% des Fran ?ais. Le nouveau zonage conditionne les aides incitatives aux m ?decins, toujours sans obligation en contrepartie malgr ? la demande d’une centaine de s ?nateurs.
La m ?thodologie s’appuie sur un indicateur d ?velopp ? par la Direction de la recherche, des ?tudes, de l’ ?valuation et des statistiques (Drees) : l’indicateur d’accessibilit ? potentielle localis ?e (APL) au m ?decin, qui s’exprime en nombre de consultations accessibles par an par habitant.
Cet indicateur recouvre trois dimensions :
1. l’activit ? de chaque praticien (mesur ?e par le nombre de consultations ou visites effectu ?es par le praticien)
2. le temps d’acc ?s au praticien
3. la consommation de soins des habitants par classe d’ ?ge (pour tenir compte des besoins diff ?renci ?s en offre de soins).
Chaque r ?gion est constitu ?e de « territoires de vie-sant ? » qui constituent la maille territoriale du zonage. Ces territoires sont compos ?s eux-m ?mes d’un ensemble de communes. L’indicateur APL est calcul ? au niveau du territoire de vie-sant ? comme ?tant la moyenne, pond ?r ?e par la population de chaque commune, des indicateurs APL des communes composant cette unit ? territoriale.
Des zones de type A et B
En moyenne, un habitant b ?n ?ficie de 3,8 consultations par an. La nouvelle m ?thodologie consid ?re que l’offre m ?dicale est insuffisante d ?s lors qu’elle est inf ?rieure ? 2,5 consultations par an par habitant .
LES ZONES A : Les zones dans lesquelles l’indicateur APL est inf ?rieur ? 2,5 consultations par an par habitant, en tenant compte de l’offre des m ?decins g ?n ?ralistes ?g ?s de 65 ans ou moins, constituent la s ?lection nationale. Elles sont obligatoirement s ?lectionn ?es par l’aRS (zones A) pour faire partie des zones d’intervention prioritaire.
LES ZONES B : Les zones dans lesquelles l’indicateur APL est compris entre 2,5 et 4 consultations par an par habitant constituent le « vivier ». Le directeur g ?n ?ral de l’aRS peut y d ?terminer les zones B en retenant des indicateurs compl ?mentaires ? l’indicateur APL, comme par exemple la part de la population en affection de Longue Dur ?e (ALD), la proportion de m ?decins exer ?ant en secteur 1 ou le taux d’hospitalisations potentiellement ?vitables.
Les aides ?ligibles sont les m ?mes que dans les zones A. Les zones A et B constituent les zones d’intervention prioritaire.
Pour le Dr Yannick Schmitt, vice-pr ?sident du syndicat ReAGJIR qui rassemble les jeunes g ?n ?ralistes (rempla ?ants, jeunes install ?s et chefs de clinique), un indicateur ne peut ?tre parfait. Il attire donc l’attention sur des cas potentiellement probl ?matiques, par exemple des quartiers prioritaires de la ville ne pourront pas ?tre class ?s si le territoire dont ils d ?pendent n’est pas dans le vivier, alors m ?me qu’ils concentrent les in ?galit ?s sociales de sant ?.
Le tableau ci-dessous donne
l’accessibilit ? Potentielle Localis ?e
de certains territoires
(en nombre de consultations par an par habitant) aux m ?decins g ?n ?ralistes de moins de 65 ans.
On comprend ainsi pourquoi les r ?gions de Cand ?, Gu ?men ?, St Mars la Jaille, Derval, Ch ?teaubriant et Pouanc ? sont class ?es en zones prioritaires, avec toutes les limites inh ?rentes aux moyennes ? : la ville de Ch ?teaubriant a s ?rement une meilleure APL au d ?triment des communes voisines.
Conseil Territorial de Sant ?
La loi de modernisation de notre syst ?me de sant ? pr ?voit que le directeur g ?n ?ral de l’agence r ?gionale de sant ? constitue un conseil territorial de sant ? sur chacun des territoires de d ?mocratie sanitaire constitu ?s ? l’ ?chelle infrar ?gionale, de mani ?re ? couvrir l’int ?gralit ? du territoire de la r ?gion. L’ARS Pays de Loire a d ?fini cinq territoires de sant ?, correspondant aux cinq d ?partements de la r ?gion.
Dans chacun de ces territoires, doit ?tre constitu ? un conseil territorial de sant ?, le lieu et l’instance qui garantit un exercice plein de la d ?mocratie sanitaire en proximit ? et celui qui garantit la mise en coh ?rence des initiatives et actions des partenaires dans le domaine de la sant ? et leur bonne articulation.
En particulier il ?value, d’une part, les conditions dans lesquelles sont appliqu ?s et respect ?s les droits des personnes malades et des usagers du syst ?me de sant ? et, d’autre part, la qualit ? des prises en charge et des accompagnements.
Le CTS de Loire-Atlantique a ?t ? constitu ? le 11 juin 2018, il inclut notamment des personnalit ?s de la r ?gion de Ch ?teaubriant ? :
– le Dr Richard Bataille, qui exer ?ait ? la Clinique Ste Marie et qui est administrateur de la FHPPL, f ?d ?ration des H ?pitaux Priv ?s des Pays de Loire,
– le sous-pr ?fet de Ch ?teaubriant,
– la directrice de la maison de retraite de Gu ?m ?n ?.
Contrat local de sant ?
Pour la r ?gion de Ch ?teaubriant, on entend parler d’un Contrat Local de Sant ? qui pourra ?t ?tre mis en place.,
Conclu entre les collectivit ?s territoriales et l’ARS , le Contrat local de sant ? (CLS) permet de mobiliser les acteurs et de consolider les partenariats locaux autour d’un projet commun. Il cr ?e des synergies pour r ?duire les in ?galit ?s sociales et territoriales de sant ?. Il comporte trois th ?matiques socles :
? pr ?vention, promotion de la sant ?, sant ? environnement
? acc ?s aux soins, offre de sant ?, ?ducation th ?rapeutique du patient
? parcours (personnes ?g ?es, personnes vivant avec un handicap ou un trouble psychique, personnes vivant avec une maladie chronique, personnes en situation de pr ?carit ?).
Exemples d’actions :
? r ?aliser des ateliers nutrition dans les ?coles
? coordonner les parcours des personnes ?g ?es
? lutter contre le logement indigne,
? lutter contre l’isolement g ?ographique,
? pr ?venir et prendre en charge les conduites ? risque,
? d ?velopper des actions sur l’adaptation des espaces de vie, dans le cadre des r ?flexions sur « ?bien vieillir ?et s’ ?panouir » etc.
Assez pr ?s de nous le pays de Redon et le pays de Craon ont sign ? un contrat local de sant ?. Un exemple ? suivre ??

