Ecrit le 19 juin 2019
La PMI, qui s’adresse aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans, pourrait ?tre en « voie d’extinction » si elle n’est pas sauv ?e, selon un rapport parlementaire remis jeudi 13 juin ? la ministre de la sant ?, Agn ?s Buzyn, et au secr ?taire d’Etat charg ? de la protection de l’enfance, Adrien Taquet. A la demande du premier ministre, Mich ?le Peyron, ?lue de Seine-et-Marne, s’est pench ?e sur le (mauvais) ?tat de sant ? de cet acteur de pr ?vention m ?dicale et sociale. Lors de sa cr ?ation, en 1945, au sortir de la seconde guerre mondiale, la PMI et ses centres de consultation (5 100, selon le dernier d ?compte, en 2012, et une dizaine de bus itin ?rants) avaient pour objectif de lutter contre la mortalit ? infantile. Au fil des ans, les publics les plus vuln ?rables, qui, sans cela, n’auraient pas acc ?s ? une offre minimale de soins, en sont devenus les usagers principaux dans certains d ?partements.
Le constat dress ? par Mich ?le Peyron est alarmant. En cause, l’alourdissement des missions d ?volues ? la PMI au fil des ans, sans que ses moyens soient renforc ?s en cons ?quence, bien au contraire. En plus des consultations m ?dicales pr ?ventives et des visites ? domicile pendant la grossesse, qui constituent leur cœur de m ?tier, les m ?decins, sages-femmes et infirmi ?res pu ?ricultrices qui officient en PMI ont d ?sormais la charge des bilans de sant ? en ?cole maternelle, des actions de pr ?vention et de prise en charge des mineurs en danger, ainsi que des activit ?s d’agr ?ment et de contr ?le des modes d’accueil de la petite enfance.
Le sauvetage de la protection maternelle et infantile, comme pour d’autres professions de sant ?, passera d’abord par une action sur le recrutement des personnels. « Il faut agir sur la reconnaissance de ces m ?tiers, y compris en jouant sur les salaires, et inciter les ?tudiants de m ?decine ? faire de la PMI », consid ?re la d ?put ?e, qui partage cet objectif avec A. Taquet.

