Ecrit le 17 f ?vrier 2021
Pour cr ?er une entreprise, il faut trois choses ? :
– un personnage dynamique, qu’il soit homme ou femme
– une id ?e
– et du travail pour concr ?tiser cette id ?e.
L’entrepreneur est Yann-Henri Madec, il a ?t ? rejoint par un commercial Laurent Chassin puis par une chimiste C ?line Fraisse.
L’entreprise Cap Eco Recycling, est install ?e depuis avril 2019 sur la zone industrielle de l’Oseraye ? Puceul. D’abord en location, l’entreprise a souhait ? acqu ?rir le site. La Com’Com’ a accept ? la vente pour 700 000 ? en septembre 2020. La superficie totale est de 13 000 m ?, dont 2300 m ? couverts.
L’entreprise r ?cup ?re des plastiques dans un rayon de 300 km, venus de l’industrie, du mara ?chage, de ports de p ?che. Des casiers ? crustac ?s, des poubelles-conteneurs, des bo ?tes ? champignons, des chutes de fabrication, des tubes de tous diam ?tres, des baguettes diverses, des clayettes, balles, bobines, tout ce qui est cass ?, tout ce qui ne sert plus, tout ce qui, nagu ?re, encombrait les sites de stockage des d ?chets voire les d ?p ?ts sauvages. Jaune, rouge, noir, blanc, bleu, vert les plastiques bien compact ?s attendent sagement, bien rang ?s, qu’on vienne les chercher. La chimiste analyse les plastiques et leurs propri ?t ?s pour pouvoir donner aux clients, plus tard, la composition exacte des produits.
Sous le vaste hangar, un tractopelle ramasse les d ?chets et les porte sur un tapis roulant, qui conduit ? un dispositif de nettoyage, en particulier pour ?liminer les ?ventuels petits morceaux m ?talliques. Le plastique est ensuite d ?chiquet ? en petits granul ?s, en respectant les couleurs.
Sagement pr ?sent ?s dans de jolis bocaux. Non, ?a ne se mange pas !
Les granul ?s sont exp ?di ?s aux plasturgistes dans de grands sacs blancs, selon leurs besoins. Il y a en effet des plastiques qu’on peut injecter, d’autres qu’on peut extruder ou mouler ? : Cap-Eco est capable de fournir ce qui est demand ? et fait m ?me face ? un afflux de commandes.
« ?Autrefois les entreprises souhaitaient une mati ?re premi ?re neuve. Nous avons pu prouver que nos produits, issus du recyclage, ont une belle qualit ?, que nous pouvons r ?pondre aux volumes demand ?s et livrer ? J + 2. Ces caract ?ristiques sont bien appr ?ci ?es ? » dit Yann-Henri.
L’entreprise compte en ce moment 13 salari ?s, avec travail en 2x8 dans la partie broyage. Elle envisage de nouveaux travaux et des embauches.
C ?line , Yann-Henri , Laurent
Il est important de pr ?ciser que CAP ECO RECYCLING place la notion de partenariat au cœur de son activit ? en apportant, en plus du recyclage de la mati ?re, un r ?el service de conseil et d’accompagnement aupr ?s de ses fournisseurs dans leurs process de gestion des d ?chets plastiques en les consid ?rant non plus comme un d ?chet ? ?vacuer, mais comme une mati ?re ? valoriser. Ceci permet de r ?duire les ?missions de gaz ? effet de serre et ainsi d’am ?liorer l’empreinte carbone gr ?ce au recyclage et son circuit.
CAP ECO RECYCLING a mont ? un dossier de demande de subvention aupr ?s de l’aDEME dans le cadre d’un « Dispositif visant ? soutenir financi ?-rement la vente de mati ?res plastiques recycl ?es ». La subvention de 235 828 ? repr ?sente environ 30 ?% des travaux envisag ?s ? : agrandissement de la surface de stockage, achat de nouvelles machines (plus performantes, et compl ?mentaires des machines d ?j ?? existantes) et d ?veloppement du labo d’analyse des plastiques afin de s’assurer que les caract ?ristiques des mati ?res broy ?es soient en coh ?rence avec les exigences des r ?utilisateurs de la mati ?re.
En France, les taux de r ?cup ?ration et de recyclage des plastiques sont faibles compar ?s ? d’autres fili ?res, car le gisement de d ?chets plastiques est extr ?mement diffus, difficilement captable, et pr ?sente une pluralit ? de polym ?res qui complexifie le tri et le recyclage. A l’heure actuelle, trop peu de mati ?res plastiques recycl ?es sont r ?int ?gr ?es dans de nouveaux produits en France. Mais Cap Eco y contribue ?!
La visite de l’entreprise a ?t ? faite par Pierre Chauleur Sous-pr ?fet, s ?verine Sawhney secr ?taire g ?n ?rale de la sous-pr ?fecture, Claire Th ?veniau pr ?sidente de la Com’Com’ de Nozay et Jean-Claude Provost, premier vice-pr ?sident charg ? de l’ ?conomie.
Pas d’ ?oliennes ? Vay
Le projet « ?Vall ?e du Moulin ? », pour quatre ?oliennes, ?tait contest ? aussi bien par les habitants que par la municipalit ? de Vay et l’architecte des B ?timents de France et le commissaire-enqu ?teur. Le pr ?fet a consid ?r ? que l’implantation d’ ?oliennes fragiliserait la revitalisation du bourg et modifierait sensiblement la perception de l’entr ?e de la commune de Vay. Et donc a refus ? l’implantation le 4 f ?vrier 2021.
Pas de m ?thanisation ? Puceul
Dans le courant de l’ ?t ? 2019, les ?lus de la Com’Com’ de Nozay ont ?t ? sollicit ?s par la Coop ?rative agricole d’Herbauges situ ?e ? Corcou ?-sur-Logne, pour l’acquisition d’un terrain sur la ZAC de I’Oseraye, dans le cadre de la r ?alisation d’un projet de production de biogaz Inject ?. Le 29 janvier 2020, le Conseil communautaire (20 voix pour sur 28 suffrages exprim ?s) s’est prononc ? favorablement sur le principe d’accueillir l’unit ? de m ?thanisation envisag ?e sous r ?serve du respect de divers engagements list ?s dans le texte de la d ?lib ?ration.
Par la suite, plusieurs points de blocage sont apparus au cours des ?changes.
1 : les CIVE (culture interm ?diaire ? vocation ?nerg ?tique) ? : A l’origine du projet, le porteur s’est engag ? sur une limitation du recours aux CIVEs pour l’alimentation des digesteurs ? hauteur de 20% maximum. Les ?lus, soucieux de s’assurer que ce projet ne viendrait pas d ?naturer le caract ?re de l’ ?levage local ni bouleverser la production agricole du territoire, ont demand ? un engagement ? ce sujet. Mais ils ne l’ont pas obtenu.
2 - Le d ?mant ?lement ? : La question du d ?mant ?lement des installations en fin d’exploitation constitue un ?l ?ment sensible pour la CCN qui demandait au Porteur de s’engager sur le d ?mant ?lement de l’unit ? m ?me si la loi ne l’y contraint pas. Les discussions n’ont pas permis de parvenir ? un accord pr ?cis sur ce point, notamment en terme de garanties financi ?res de d ?mant ?lement.
3 - La participation de Ia CCN au capital de la soci ?t ? gestionnaire de l’unit ? de m ?thanisation ? : la CCN demandait ? participer ? hauteur de 1 ?% mais le porteur de projet est revenu en novembre
dernier sur le principe m ?me de cette participation, puis en janvier il a laiss ? entendre un ?ventuel accord.
4 - ? La fiscalit ?? : ?la question de la fiscalit ? de la soci ?t ? gestionnaire de l’unit ? de m ?thanisation, compte tenu de son statut agricole, a ?galement ?t ? l’objet de discussions.
L’impossibilit ? de parvenir depuis des mois ? un accord ferme et durable avec le porteur de projet sur les diff ?rents engagements a conduit la CCN, ? l’unanimit ?, ? refuser le projet, au Conseil Communautaire du 3 f ?vrier 2021.

