Écrit le 28 juin 2024
Mésentente familiale
Les repas de famille sont « chauds » dans la famille Hunault. Le père, Xavier, fut député de 1962 à 1993 : il avait pris ses deux jumeaux comme assistants parlementaires, assurant ainsi leur avenir. Il fut aussi maire de Châteaubriant de 1959 à 1989 et conseiller général.
L’un d’eux, Michel, a été député, successeur de son père, et maire de Derval, où sa gestion a laissé un mauvais souvenir, si l’on en croit un rapport de la Chambre Régionale des Comptes. Il a voltigé entre les partis, au gré de ses intérêts, faisant des mamours à Chirac, Balladur, Sarkozy, Pasqua, puis Chirac à nouveau… Il a adhéré au RPR, à l’UMP dont il a été exclu en se présentant en 2004 aux Européennes contre la liste officielle, puis à l’UDF, au Nouveau Centre, après un bref passage par le très droitier CNI (Centre National des Indépendants). Il a aussi tenté, sans succès, de se présenter sur une liste aux municipales de Nantes et de La Baule en 2014. Conseiller régional sortant en 2015, il n’a pas été retenu sur la liste de Bruno Retailleau, ce dernier lui ayant préféré son frère jumeau, Alain Hunault, maire Les Républicains de Châteaubriant. Battu aux élections législatives de 2012, il a trouvé un poste à Monaco et n’a plus de mandat électif, ce qui lui manque beaucoup ! En mars 2018, Michel Hunault s’est présenté à une législative partielle dans la 5e circonscription des Français établis hors de France (Espagne), où il a obtenu 0,92 % des voix au premier tour. Il faut dire qu’il a faim de pouvoir !
Âgé de 64 ans, il est revenu se porter candidat aux législatives de 2024, à La Baule, en « Union de l’extrême droite », donc avec le soutien du RN, qui, pour lui, a retiré l’investiture à Laurence Le Page qu’il avait précédemment investie. En 2017 déjà, Michel Hunault avait proposé ses services pour être candidat du Front National dans une circonscription gagnable.
L’autre, Alain, venu tard à la politique, est maire de Châteaubriant depuis 2001. Le soir du 9 juin, il a annoncé sa candidature avec, dans un premier temps, l’étiquette LR. Mais le 11 juin, Éric Ciotti, patron des Républicains, annonce l’alliance de sa formation avec le Rassemblement National (RN) aux élections législatives. Les secousses se font sentir jusqu’en Loire-Atlantique. Une semaine plus tard, Alain Hunault quitte donc le parti et décide de se passer de l’étiquette LR.
200 soutiens
Le candidat de droite, Alain Hunault, a réuni 200 soutiens au marché couvert le jeudi 27 juin, ce qui est peu quand on sait qu’il a battu le rappel auprès des élus de son conseil municipal et des vice-présidents de sa communauté de communes. Il a évoqué son programme sur les questions de sécurité, santé, pouvoir d’achat, environnement et éducation.
500 soutiens
Ce jeudi 27 juin au soir, Jean-Claude Raux, candidat investi par le Nouveau Front Populaire, a rassemblé 500 sympathisants à sa « fête citoyenne », à Châteaubriant, sur l’esplanade des Terrasses. Concert, discours, témoignages, rencontres . Jean-Claude Raux fait le bilan de ses deux ans de mandat et démontre la cohérence du programme du Nouveau Front Populaire.
Le Nouveau Front Populaire a rempli l’esplanade des Terrasses, sur ce site magnifique.
Pour notre 5e réunion publique, nous voulions une fête citoyenne en plein air, dire et chanter l’espoir d’une société qui reste sous l’égide de la devise républicaine, car nous ne sommes et ne serons jamais un territoire replié sur lui-même, réactionnaire et brutal.
Les ruralités actives, la vitalité que j’observe, la générosité qui m’impressionne toujours, nous avons montré tout cela hier soir.
Tant de monde, de la joie, de la musique, avec concert et fanfare, une ambiance festive et la fierté de nos valeurs républicaines et humanistes.
Des discours politiques, évidemment, mais aussi des témoignages de citoyens et citoyennes engagés dans cette campagne électorale éclair.
Nous sommes plus de 500 chaque jour à porter l’étendard du Nouveau Front Populaire et à arpenter la circonscription de la Vilaine à la Loire, du nord au sud.
Nous sommes l’espoir, nous sommes l’alternative.
Nous sommes Verts,
Nous sommes Rouges,
Nous sommes Jaunes,
Nous sommes Violets,
Nous sommes Roses,
et ensemble,
nous sommes de la dy-na-mite !
Faites sauter les urnes avec votre bulletin de vote dimanche, pour un avenir serein !
La flamme citoyenne que nous avons fait vivre hier soir ne doit jamais s’éteindre.
MERCI !
Ça commence comme ça
Ilham Bouhadjar, coprésidente de l’association Emmaüs Ruffec, devait participer le 18 juin à un comité de pilotage France Services dans les locaux de la préfecture d’Angoulême. La sous-préfète a conditionné sa participation au retrait de son foulard, chose qu’elle a refusée.
Ilham Bouhadjar détaille sa discussion avec la sous-préfète, à l’origine de l’interdiction : « Elle m’a expliqué qu’avec ce qui se passe (le contexte politique), je ne pouvais pas participer à la réunion. Je m’effondre, je lui rappelle que je suis déjà venue à la préfecture, que nous nous sommes déjà rencontrées, que j’accepte d’entrer sans prendre la parole. Rien n’y fait. »

