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En Iran
Il y a des cheveux sous le foulard
Depuis l’ ?lection de Mohammad Khatami ? la pr ?sidence de l’IRAN, bien des choses ont chang ? ? l’ext ?rieur et ? l’int ?rieur du pays, et cela devrait s’accentuer ? l’issue des ?lections l ?gislatives qui se d ?roulent actuellement dans ce pays.
Cette ?volution est surtout visible dans les habits des femmes : « je peux me maquiller sans craindre de me faire arr ?ter dans la rue » dit une jeune fille. « Avant, le pardessus que je portais descendait jusqu’aux chevilles, mais aujourd’hui il m’arrive aux cuisses. Certes je dois toujours porter le foulard, mais je laisse passer mes cheveux » dit-elle. « Je peux faire du v ?lo dans mon quartier. Ce qui ?tait impensable il y a deux ans ».
Pour la premi ?re fois, une femme ne portant pas le tchador a pu se pr ?senter aux ?lections et ?tre ?lue
d ?put ?e.
Les changements, (encore limit ?s puisque les femmes doivent toujours porter un foulard) sont surtout perceptibles dans les grandes villes. Mais dans les campagnes et villes de province le tchador traditionnel domine toujours, en raison d’un certain conservatisme social, culturel et religieux qui nous ?tonne.
Mais faut-il rappeler qu’il y a 40 ans, en France, une femme se faisait vertement rappeler ? l’ordre, par le Clerg ?, quand elle osait se pr ?senter ? la messe sans un chapeau ou un foulard ?

