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Commerce : se plaindre ... ou foncer

Ecrit le 7 décembre 2011

 SBAM

Réunion très volontariste ce 30 novembre 2011 à Châteaubriant : M. Jean Luc Cadio, de la Chambre des Métiers, a fait savoir qu’il ne souhaitait pas entendre de reproches ou de jérémiades, plaidant vigoureusement pour une union dynamique de commerçants dynamiques. « A Nantes, il y a 42 unions de commerçants. La ville est illuminée par la mairie ET par les commerçants, il faut prendre notre développement en mains, les uns avec les autres, et pas les uns contre les autres ». « Internet, c’est une aubaine pour les commerçants de proximité qui savent pratiquer le SBAM : Sourire, Bonjour, Au revoir, Merci ».

 Stationnement

Les commerçants ont fait cependant quelques récriminations « nous avons obtenu des stationnements limités à 15 minutes, mais la police ne les fait pas respecter » dit l’un. « Il faudrait aussi que les commerçants eux-mêmes se disciplinent et n’envoient pas leur vendeuse renouveler le ticket gratuit ! » dit un autre.... Eternel problème !

Le stationnement difficile crée chez les commerçants la crainte de perdre des clients. « Mais non ! ce que cherchent les gens, actuellement, ce sont les voies piétonnières, mais surtout un bon accueil, un commerçant qui ne soit pas ronchon, qui aime son travail et ses clients » dit M.Cadio

 Horaires

La question des horaires a été posée, ouverture du matin (9h30, 10 heures ?), du midi ? Une ou deux nocturnes par semaine jusqu’à 20 heures ? « Mais tous ensemble, pas chacun de son côté ». Bien sûr, cela pose un problème pour les nombreux commerçants qui sont seuls dans leur magasin.

 Drive

Il a été question du « drive » aussi, cette forme de distribution qui se place à mi-chemin entre le commerce en magasin et le e-commerce : le client vient retirer en voiture les courses commandées et payées sur Internet. Une formule encore récente qui connaît une forte croissance. « A Nantes, il y a 300 drive, il y en aura 3000 demain. La formule représente 6 % des ventes de Leclerc-Ancenis ». « Oui mais, répond un commerçant, ici c’est ouvrier et rural et avec des budgets serrés ». Pourtant l’équipement en ordinateurs progresse ...

 Animations

Lors de cette réunion, on a senti des commerçants motivés (surtout parmi les arrivés récents), désireux d’aller de l’avant, de mieux se connaître, de travailler ensemble (comme le font les commerçants de la rue de Couëré et de la Grand-Rue). « Si on ne voit que le négatif, on est vite à bout de souffle, il nous faut bouger, communiquer sur ce que nous faisons : quinzaines commerciales, braderies, il y a besoin d’animations dans les rues, il faut que la mairie nous aide ». Mais il faut aussi que les commerçants fassent vivre leur union « ACTION ».

Il existe un site internet
http://www.action-chateaubriant.fr qui est très très mal répertorié parce qu’il n’est que la copie du site
http://www.commerces-chateaubriant.fr

De plus ce site comporte très peu d’adresses internet des commerçants ! C’est donc pas comme ça que « le drive » va se développer.

 Infos-Drive

Selon une étude du cabinet Kurt Salmon, le drive représenterait 15% de la croissance annuelle du marché des produits alimentaires et 45% des ventes alimentaires faites en ligne (Les Echos du 21 mars 2011).

Une enquête publiée par Kantar Worldpanel en mars 2011 révèle que 900.000 ménages français ont utilisé le drive en 2010 dont une moitié sont des utilisateurs réguliers, soit 3,3 % du total des ménages. La progression du drive en 2010 est de 8% alors que les circuits hyper et supermarchés ne progressaient que de 2%. Selon Kantar Worldpanel la clientèle des « drive » est constituée principalement de jeunes familles urbaines, actives et pressées qui cherchent à gagner du temps. Ce qui n’empêche pas cette clientèle de revenir faire ses courses dans les magasins, mais il s’agit alors des « achats plaisir ».

Autre avantage du drive : le client peut retirer ses produits 1h30 après avoir passé commande en ligne. Il évite ainsi les frais de livraison qui pénalisent le e-commerce alimentaire. Autant d’avantages qui expliquent un taux de satisfaction élevé. Idéalement le drive est implanté sur le trajet domicile–travail.

Une autre enquête, du cabinet Parabellum, réalisée fin 2010 dessine le profil de la clientèle du drive : cadres ou employés de 25 à 39 ans, avec enfants, et plutôt des femmes. La plupart des utilisateurs choisissent le drive le plus proche, situé à 8 km ou 10 mn en moyenne. Leur panier moyen est de 3.200 € par an.

Le retour sur investissement pour un drive est de 5 à 6 ans, deux fois plus rapide que pour un hypermarché traditionnel. Compte-tenu du nombre de références, les stocks sont plus limités que dans un hypermarché et les produits tournent vite, ce qui contribue à l’intérêt de la formule drive pour le distributeur. 

Les « drive » ne sont pas soumis à la réglementation sur les ouvertures de magasins, lorsqu’il s’agit d’entrepôts de stockage et de préparation des commandes où les clients n’entrent pas. Ce qui pourrait donner l’envie à des enseignes étrangères de s’implanter en France (Source : www.themavision.fr/)

Leclerc-drive à Châteaubriant