Ecrit le 28 mars 2012
Une famille un toit, et le partenariat
Assembl ?e G ?n ?rale de « ?Une famille un toit ? » ce mardi 20 mars 2012 ? Derval. [Et tant pis pour le ministre qui coupait un ruban au m ?me moment ? la Sous-pr ?fecture de Ch ?teaubriant ?!].
Th ?me de la r ?union ? : le partenariat. Sujet de r ?flexion rarement abord ?, alors que le partenariat est une r ?alit ? incontournable pour les associations, et notamment pour UFUT (Une famille un toit) qui, d ?s le d ?but a rassembl ? des personnes physiques, des ?lus et des personnes morales comme le Centre de l’Habitat, la Mutualit ? Sociale Agricole, la Caisse des d ?p ?ts et Consignations, et qui participe ? de nombreuses structures ? : CCAS , SCIC Alis ? Treffieux, r ?seaux de soutien aux personnes, fondation Abb ? Pierre, etc.
Ce partenariat se manifeste par la signature de Conventions, avec le Conseil G ?n ?ral, avec l’Etat, avec l’Europe, avec des banques, avec des bailleurs priv ?s, et d’autres.
En fait, il n’y a pas « ?un ? » partenariat, mais il y a « ?des ? »partenariats qui peuvent aller de la simple information ponctuelle, ? la fusion institutionnelle, de la r ?union l ?gale ? la coop ?ration spontan ?e. Les personnes et institutions interviennent ensemble sur un projet. C’est une m ?thode d’action coop ?rative fond ?e sur un engagement libre, mutuel, d’acteurs diff ?rents mais ?gaux, pour faire autrement ou faire mieux, sur un projet commun. Pour qu’il y ait partenariat, il faut cinq conditions ? :
- - l’int ?r ?t mutuel des partenaires
- - l’ ?galit ? entre les partenaires
- - l’autonomie de chacun
- - la coop ?ration
- - l’ ?volution vers un projet finalis ?
Le d ?bat avec la salle a permis de pr ?ciser quelques points ? :
le partenariat est indispensable ? : une collectivit ? territoriale ne peut pas faire toute seule, elle a besoin des associations car celles-ci connaissent mieux les nouvelles probl ?matiques et ont une r ?activit ? plus importante. La convention qui est sign ?e entre les partenaires permet de mettre ? plat les objectifs, le contr ?le, les limites du projet commun.
Le partenariat peut ?tre ?tabli entre une institution et des associations, ou bien entre des associations seulement. « ?Les associations connaissent des probl ?mes sociaux que nous ignorons ? » dit Philippe Souchal (Directeur G ?n ?ral ? la coh ?sion sociale ? la ville de Nantes) pour qui, c’est ?vident, « ?l’alerte des associations peut d ?clencher des politiques publiques ? ».
Le partenariat suppose aussi la connaissance ? ? : c’est pourquoi le « ?r ?seau social du castelbriantais ? » peut jouer un r ?le important.
Mais le partenariat demande de la concertation, des temps d’ ?change, de coordination ? : « ? mais ce temps n’est pas financ ? par des subventions, ce qui met les associations en difficult ?? ».
Questions de logement
L’insolvabilit ?? : Pour « ?Service-Conseil-Logement ? » la situation s’aggrave ? : « ?des familles, propri ?taires, sont en grande difficult ?. On leur dit ? : vendez votre maison. On sait que cette vente comblera peut- ?tre leur dette, mais le loyer qu’elles devront payer sera plus ?lev ? que leurs remboursements de propri ?taires. C’est donc un cercle vicieux. On devrait pouvoir faire de la pr ?vention, mais les familles en difficult ? grave ne s’adressent pas aux organismes d’aide sociale ou le font trop tard !? ». Le Service Conseil Logement estime que cela n’est pas une bonne chose que d’obliger les familles ? vendre leur maison.
Le logement d’urgence ? : « ?il faudrait mettre en place, dans les communaut ?s de communes, un groupe de travail sur le logement adapt ?? » et r ?fl ?chir ? la r ?alisation de logements group ?s. En effet, il n’y a rien de ce type dans les pays de Ch ?teaubriant et d’Ancenis. Pour les logements d’urgence, il faut envoyer sur Nantes, ce qui brise tous les liens sociaux des personnes en difficult ?.
H ?bergement encadr ?? : il faudrait r ?fl ?chir aussi au type de logement. « ?Mettez une personne seule, qui sort de la rue, dans un logement o ? elle sera seule et vous la verrez retourner ? la rue ?! Il faut pr ?voir un h ?bergement semi-collectif, avec pr ?sence permanente d’une personne, et en lien avec des professionnels de sant ?? » - « ?Nous sommes pr ?ts ? faire une exp ?rimentation ? » dit « ?Une famille un toit ? » en relevant deux types de situations difficiles
- D’abord le handicap n ?cessitant une chambre adapt ?e ? : « ?Demande qui appara ?t simple mais concr ?tement qui n’existe pas car il est question d’une pi ?ce, d’environ 15 m ?, permettant de se mouvoir avec un fauteuil roulant et/ou un ?quipement d’assistance, en rez de chauss ?e, avec un point d’eau et donc une ?vacuation ? »
– Et ensuite l’occupation atypique par exemple ? : habitat et activit ?, h ?bergement de tiers, pr ?sence d’animaux, etc.
Quelques chiffres
En 2011 Une famille un Toit a accompagn ? 142 m ?nages dont 5 propri ?taires, 119 locataires et 18 sans logement.
- - Personnes seules ? : 54 (dont 40 hommes)
- - Personnes seules avec enfants ?:50 (dont 38 femmes)
- - Couples ? : 38 (dont 34 avec enfants)
Les raisons de l’aide sont multiples ? : absence de logement, logement temporaire, r ?siliation du bail pour vente, logement insalubre, logement inadapt ?. Dans les logements inadapt ?s ? la composition de la famille et aux revenus du m ?nage, on trouve, en proportions quasi ?gales ? : des logements trop grands, ou trop petits, ou non adapt ?s ? un handicap, ou tr ?s d ?grad ?s.
L’accompagnement est indispensable, souvent sur une longue dur ?e. « ?L’entretien des logements et l’isolement des personnes sont des probl ?matiques que nous rencontrons fr ?quemment ? » dit Une famille Un toit. « ?Nous constatons des situations de plus en plus fragiles, l’ ?mergence de plus en plus de probl ?matiques psychologiques, mentales voire psychiatriques ? ».
L’accompagnement des propri ?taires occupants r ?v ?le majoritairement des situations d’inconfort, d’ind ?cence du logement, voire d’insalubrit ?.
Ecrit le 28 mars 2012
Souvenirs des chemineaux
Dans les ann ?es 1930-1960, il y avait encore des « ?chemineaux ? », « ?chercheux de pain ? » ? : ils ?taient parfois journaliers agricoles, parfois de diverses professions et se d ?pla ?aient ? pieds ou ? v ?lo, de ferme en ferme, de ville en ville, pour trouver du travail. A cette ?poque, en arrivant ? Derval, ils ?taient accueillis dans diverses familles (qui faisaient œuvre de charit ?) ou ? l’Hospice (devenu, maintenant, Maison de Retraite) o ? ils recevaient une soupe. Puis ils se rendaient dans quelques fermes amies o ? ils savaient ?tre accueillis pour la nuit, au grenier, au dessus des ?tables, dans la chaleur du foin et des animaux. S’ils arrivaient trop tard, c’est la famille d’accueil qui les nourrissait (soupe ou galette).
Mais les conditions de vie ont chang ?, les paysans ont cess ? de faire du foin, les animaux, en stabulation libre, couchent dehors, la maison de retraite a abandonn ? sa petite ?table ? : plus de chauffage naturel. L’accueil s’est fait provisoirement ? l’aum ?nerie. Il ne passe plus maintenant que des vagabonds toujours un peu inqui ?tants.
Pour les h ?berger, les gens du voisinage avaient pens ? qu’il aurait pu ?tre bon d’am ?nager le petit b ?timent en tuiles rouges situ ? au pied de la chapelle St Michel. Cela ne s’est pas fait ? : il n’y a aucun logement d’urgence ou de passage ? Derval.
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