Ecrit le 26 f ?vrier 2014
Vinassac : dehors !
Aux ABRF, l’actionnaire principal fait encore des siennes : dans la lettre de l’API en date du 19 f ?vrier 2014 on peut lire ceci : " ?Alors qu’une assembl ?e g ?n ?rale extraordinaire des actionnaires devait avaliser mercredi 12 f ?vrier la recomposition du tour de table de la holding AORF, l’un des ?l ?ments du plan de sauvegarde approuv ? en septembre 2013 par le tribunal de commerce d’Orl ?ans, l’actionnaire majoritaire Jean-Luc Remondeau a obtenu la r ?vocation du PDG Eric Vinassac. Ce dernier reste ? la t ?te des filiales.
Dans la foul ?e s’est tenu un conseil d’administration qui a nomm ? son rempla ?ant, Christophe Le Blanc ? ? : « ?directeur des relations institutionnelles ? » du groupe Solocal, ex Pages jaunes, depuis septembre 2010. Le dirigeant a fait pr ?c ?demment une incursion dans la sph ?re politique en ?tant notamment, durant deux ann ?es, conseiller aupr ?s d’Eric Besson, alors secr ?taire d’Etat charg ? de la prospective. Auparavant, il avait occup ? durant neuf ann ?es diff ?rents postes de direction au sein d’Alstom transport.?
Manque de tr ?sorerie : Si cette volte-face permet pour l’instant ? Jean-Luc Remondeau de conserver la majorit ?, elle a eu pour effet de provoquer l’annulation d’une r ?union, pr ?vue vendredi 14 f ?vrier, ? la pr ?fecture de Nantes. Celle-ci devait rassembler les acteurs susceptibles d’apporter ? ABRF (82 salari ?s ? Ch ?teaubriant) les moyens financiers pour honorer le contrat d’une centaine de wagons obtenu aupr ?s de Millet.
Or, le temps presse pour le constructeur ferroviaire dont les besoins en fonds de roulement s’ ?l ?vent ? environ 2,5 M ? : il est cens ? livrer un prototype au mois d’avril et les premiers exemplaires de s ?rie en ao ?t. La situation risque aussi de mettre ? mal les efforts de prospection commerciale men ?e durant ces derniers mois pour une commande d’une centaine de porte-autos.?
Attitude du Tribunal ? Reste ? conna ?tre l’attitude du tribunal de commerce face ? ce changement brutal de gouvernance. L’avenir d’ABRF s’inscrit plus que jamais en pointill ?s tandis que sa soci ?t ? soeur orl ?annaise, SDHF (90 salari ?s), qui b ?n ?ficie d’une bonne charge d’activit ?, suscite toujours l’int ?r ?t de concurrents tels que Millet ou Lormafer.
Demande d’entrevue
Les salari ?s demandent une entrevue ? l’occasion de l’inauguration du Tram-train.
Ecrit le 28 mai 2014
ABRF ? : fini
La belle histoire a pris fin le 23 mai 2014. Les 82 derniers salari ?s sont tous licenci ?s, alors que cette entreprise fut florissante, alors que les salari ?s ont mis la main ? la p ?te (pour travailler) et la main ? la poche (en devenant actionnaires). Certains se sont endett ?s pour cela. Et pour quoi ?? Pour rien ?! Ils n’ont r ?cup ?r ? ni dividendes, ni mise de fonds initiale.
L’entreprise ?tait endett ?e, faute de commandes suffisantes. Un ultime march ? avait ?t ? obtenu aupr ?s de l’entreprise Millet mais il n’y eut jamais le d ?blocage des fonds n ?cessaires, m ?me pas pour lancer un prototype. Il aurait suffi de 2-3 millions d’euros, il aurait suffi de quelques commandes. Mais la SNCF a d ?tourn ? les yeux... Le tribunal de commerce a prononc ? la liquidation d ?finitive le 23 mai 2014.
Il est vrai que la SNCF ne peut pas tout payer ? : elle est trop occup ?e, actuellement, ? raboter 1300 quais de gare parce qu’elle a command ? 2000 rames trop larges ?! Le rabotage co ?terait au moins 50 millions d’euros ... trois fois plus qu’il n’en fallait pour sauver ABRFi.

