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Primaires ? Non pour moi

Ecrit le 25 janvier 2017

Les primaires intéressent les citoyens qui ne veulent pas s’engager dans un parti politique. Elles élargissent le champ d’action, elles mettent des électeurs en réflexion et en mouvement, c’est leur aspect positif. La règle prescrite consiste à désigner un candidat et, pour les perdants, à soutenir celui qui sera choisi. Dans le cas présent, ça paraît impossible à gauche. Pour ne parler que des principaux candidats, comment Montebourg et Hamon pourront-ils soutenir Valls ou inversement, c’est impossible la rupture est consommée.

Cependant ce n’est pas la raison principale de ma non-participation au vote.

Les raisons sont plus profondes et portent sur des constats vécus depuis quelques dizaines d’années.

Les mouvements de jeunesse et le syndicalisme avec l’alliance en Loire-Atlantique des paysans et des ouvriers m’ont fait découvrir les fondamentaux d’une société plus égalitaire, plus juste et solidaire. Donner un sens politique à nos actions professionnelles fut la première étape. Le socialisme m’apparaissait comme une vision solidaire de la société. Plutôt qu’une réussite individuelle au détriment des autres, ce fut, pour moi, pratiquer l’agriculture de groupe sous toutes ses formes, puis collectivement, atteindre la transformation des produits et leur commercialisation avec le souci d’une juste répartition des revenus sur l’ensemble de la chaîne et même à l’époque, l’ébauche d’associations avec les consommateurs.

L’engagement dans un parti politique au cours des années 60 et 70 m’est apparu comme une évidence. Pour changer la société on devait dépasser le cadre de la profession et adhérer à un parti. Les chrétiens progressistes d’après guerre, s’étaient engagés dans le MRP. Au cours des années 60 il ne nous attirait plus, il s’était trop inféodé à la droite conservatrice et durant la guerre d’Algérie, avait eu des positions ambiguës. La SFIO de Guy Mollet, nous apparaissait archaïque et peu attrayante. Après les événements de 68 le PSU, présentait une vision nouvelle de la politique. Avec Michel Rocard c’était la jeunesse et le dynamisme, j’ai été attiré par ce courant. Il devint très vite, riche en idées, mais peu conscient des réalités pour les appliquer.

Lors des Assises en 1974, nous fumes nombreux à prendre notre carte au parti socialiste, renouvelé depuis Epinay. La période qui suivit fut riche en débats, en réflexions et en propositions. La victoire de 1981, permit de nombreuses avançées notamment, au niveau des libertés individuelles, comme l’évolution du statut des femmes, des droits des ouvriers dans les entreprises etc. En revanche, sur le plan économique, ce fut une surenchère à gauche. L’idée de changer la société prévalait sur la notion beaucoup plus vraie, de la faire évoluer. Les mises en garde et les propositions, des Delors, Rocard et autres réformistes, ne furent pas écoutées. Ce qui devait arriver, arriva... et à l’automne 1982, le virage fut douloureux, le gouvernement Mauroy s’orienta vers un socialisme du possible, plus proche des réalités du monde et en tenant compte de notre environnement européen et mondial.

Pourquoi rappeler ces faits, inscrits dans l’histoire, alors que nous sommes aux primaires de 2017 ? Simplement parce que les mêmes causes, produisent les mêmes effets. Maintes fois, pour se faire élire, les candidats font rêver, puis devant la dureté de l’action et face au réel, ce rêve devient mensonge. Ainsi en 2012, le discours du Bourget, fit plaisir à l’électorat, à moi tout autant. Prenait-il la mesure des réalités européennes et mondiales ? Bien sûr que non. C’est pourquoi, il est devenu, mensonge .

Un élu doit oser, affirmer une volonté, fixer des objectifs, mais il doit aussi informer des réalités, des difficultés et entrainer l’opinion publique, c’est ce qui a manqué. Dans cette bourrasque économique, politique et terroriste, il faut reconnaître, en comparant ce qui s’est passé dans d’autres pays, qu’en France, globalement, l’humain a été préservé tout en maîtrisant les finances publiques.

Quant au débat sur la loi travail, je n’ai pas apprécié l’attitude des ’’frondeurs’’ pas plus que celle du PS et du gouvernement. Ils n’ont pas su consulter, dialoguer en amont, pour trouver un consensus. Il est probable, que la voie de la raison ne se trouve pas, lorsque l’intransigeance s’accompagne d’arrières-pensées électorales et de devenir de carrières. Ce n’est pas digne, d’une majorité élue et dépositaire du mandat des Français.

Ayant quitté le parti socialiste, il y a plus de 20 ans, pour ces mêmes raisons de luttes de courants intransigeantes, irréalistes et destructrices, je ne vais pas aller, aujourd’hui, voter pour les départager.
On dit que les partis traditionnels, y compris le Parti Socialiste n’attirent plus les militants, ce n’est pas étonnant. Ils ne s’y retrouvent plus, car dans ce parti on y pense à sa carrière...! Les professionnels de la politique ont éloigné les classes populaires. Combien d’habitants des quartiers, combien d’ouvriers, combien de paysans dans nos assemblées ? Nous avons la chance, d’être représentés, dans la circonscription de Châteaubriant, par un paysan-député, ils sont rares.

Le quinquénat a aussi amplifié le malaise, les partis se divisent autour des têtes présidentiables, chaque courant a son leader et la campagne se joue sur cinq ans. Où est la réflexion, l’apport de nouvelles propositions réalisables et réfléchies dans les commissions et les sections ? Les partis sont discrédités et l’opnion n’y croît plus ou de moins en moins.

Pourtant, aujourd’hui comme hier, des jeunes et nombreux citoyens de tous âges, s’intéressent à la politique, ils ne veulent pas être pris dans un esprit fermé et partisan où on va leur dicter ce qu’ils doivent croire, ou ne pas croire. Ils voient le monde comme il est et cherchent, avec leur propre expérience, des solutions pragmatiques. En faisant appel aux humanistes de différents horizons, il est possible de rassembler ce qu’on appelle la société civile.

L’espoir a pu renaître chez certains en voyant des mouvements spontanés comme Nuit debout. Pour d’autres, aujourd’hui, l’espoir renaît, en suivant chaque jour, le succès incontestable, de ce jeune mouvement de progrès, En marche. Dans la situation actuelle, le renouveau viendra de l’extérieur des partis traditionnels. Soyons attentifs et actifs en donnant de l’ampleur à ces mouvements citoyens. Ce sera notre seule chance pour préparer l’avenir... C’est un vieux de 85 ans, qui vous le souffle discrètement à l’oreille.
René Philippot

J’ai choisi Manuel Vals

J’ai fait mon choix. J’ai décidé de soutenir Manuel Valls lors de cette élection. Ce choix s’est imposé comme une évidence ; Ministre de l’Intérieur puis Premier ministre de François Hollande, Manuel Valls est resté fidèle au Président de la République et défenseur sans relâche d’un bilan positif à bien des égards. Dans une époque politique troublée où la loyauté est sans cesse questionnée, Manuel Valls a su démontrer par son action qu’il plaçait d’abord l’intérêt général des Français avant les manœuvres, les obstructions, l’idéologie cristallisante des uns et des autres.
Alors que nos voisins les Anglais ont fait part de leur souhait de quitter l’Union européenne et que de nombreux ressortissants des Etats-membres de la même union s’interrogent sur le bienfondé de l’Europe, Manuel Valls propose de recentrer l’Europe sur ses missions premières pour la rendre plus accessible. L’Europe, c’est une ambition perpétuelle, un projet à entretenir et rénover. C’est aussi l’assurance d’une sécurité garantie pour ses citoyens : tant sur le plan de la sécurité extérieure que de celle de ses approvisionnements, en agroalimentaire et en énergie notamment.

Dans le contexte actuel d’un monde en mouvement et qui génère l’imprévisible, dans ce même monde où il faudrait choisir entre un soutien aux Etats-Unis de Donald Trump ou à la Russie de Vladimir Poutine, Manuel Valls apparaît comme un homme fort d’une expérience et d’un tempérament qui font que la place de la France et de l’Europe sera sauvegardée sur la scène internationale.
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Pour bien des raisons, je soutiens Manuel Valls et je vous invite à lire son projet pour la France –qui définit les grandes lignes de son programme - en vous rendant sur son site :

signé : Jordan Esnault


Dates

Les primaires de la gauche auront lieu les 22-29 janvier 2017. Lieux de vote :

► Châteaubriant, salle Renac  , pour les 19 communes de l’ancienne Com’Com’   du Castelbriantais.
► Derval, immeuble Bon Accueil pour Derval, Mouais et Sion-les-Mines
► Nozay, salle du Stade pour Marsac, Nozay, Treffieux et Vay
► Saffré, salle annexe pour Abbaretz, La Grigonnais, Puceul et Saffré.
► St Vincent, salle de la mairie, pour Jans, Lusanger et St Vincent.