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Découverte majeure en écologie

Ecrit le 8 mars 2017

Il y avait le scarabée Pique-prune, rarissime coléoptère des vieux troncs forestiers et bocagers, qui avait bloqué pendant six ans la construction d’un tronçon de l’autoroute entre le Mans et Tours.

Cette fois c’est en amont de Sablé-sur-Sarthe, dans les bois de Pêcheseul près de Parcé, qu’une stupéfiante découverte vient d’être révélée. Des ornithologues suivent en effet depuis quelques jours un Gallinacé totalement inattendu sous nos climats tempérés. Il ont toujours peine à y croire, mais le recoupement des photos et des quelques vocalisations qui ont pu être captées ne laisse guère place au doute : il s’agit bien d’une Pénélope, galliforme connu jusqu’alors uniquement des forêts tropicales et équatoriales d’Amérique latine, cousine des Dindes sauvages d’Amérique du Nord.

Quant à l’espèce précisément, la plus proche semble Aburria aburri, la Pénélope aburri, sorte de poule assez commune perchée à mi-hauteur des forêts de montagne sur les contreforts des Andes orientales. Pour le nom français, la dénomination proposée (sous réserve de validation par la CAF-Commission de l’Avifaune Française) va donc au plus simple : la Pénélope ahurie ; pour le nom scientifique, un usage voulant que l’on rende hommage à un notable du coin, les naturalistes du Maine ont proposé Penelopina filloni.

Dans la grande famille des Cracidés, les Pénélopes se la jouent plutôt élégantes, en comparaison par exemple des Hoccos au bec massif ; et surtout plus discrètes. Très occupées aux tâches d’élevage des jeunes poussins, ce groupe a développé une stratégie de recherche de nourriture assez élaborée, bien étudiée en Amérique du Sud. Et c’est là que la convergence des comportements a très vite titillé les scientifiques. Le coq, assez efficace pour trouver de la nourriture, en cherche et stocke plus que nécessaire. Il en partage une bonne partie avec sa conjointe, même si cette dernière participe de façon minime, ou pas du tout, à cette tâche. Plus fort encore, des stratégies de coopération entre groupes voisins ont été observées : là les mâles lâchent des quantités importantes de nourriture à la poule d’à côté, comme s’il n’y avait plus de limite. Et pis encore, les jeunes sont parfois gavés avant même d’avoir atteint l’âge adulte ; comportement assimilé à une stratégie d’accumulation précoce, sorte de « je prends tout ce que je peux tout de suite parce qu’on sait pas de quoi l’avenir sera fait », et surtout de « je fais bien ce que je veux parce que je suis le coq de la forêt ».

Stupeur chez les observateurs...plutôt habitués à des volatiles bien pensants, beaux parleurs, et dispensateurs de bonnes paroles de modestie, honnêteté, valeur du travail, et valeurs morales ancestrales et irréprochables.
Certains proposent déjà de considérer la Pénélope ahurie comme une espèce invasive, et de confiner l’espèce dans son biotope sarthois (le mâle avec).
D’autres se demandent surtout qui a mis les observateurs sur cette piste, dans un secteur de forêt peu intéressant et souvent délaissé. Cela pourrait être le Sarcoq de Bruni, que les ornithos ne regardent même plus tant il a été étudié.