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Marie-Thérèse Humbert, 2017

Ecrit le 8 février 2017

 Marie-Thérèse Humbert

« – Et puis vous le savez, bien sûr, votre corps vous a très bien renseigné : je suis ce qu’on appelle une « fille facile ».
Elle s’arrêta, me défiant des yeux :
– Une fille facile ! C’est bien ainsi qu’on dit en français, n’est-ce pas ? En anglais aussi, d’ailleurs : a woman of easy virtue. Easy ! Elle marqua de nouveau une pause, puis : – Vous savez, dit-elle, en réalité c’est pour essayer de se rassurer : la liberté des autres, ça fait si peur. Surtout celle des femmes. Très peur, vraiment. C’est dans tous les peuples, Harcourt, toutes les langues – partout. Alors, forcément, on essaie de diminuer, rabaisser, réduire... Les femmes faciles !

Elle eut de nouveau son rire amer.
– Eh bien, apprenez-le, mon petit, ces femmes-là, ce sont les plus difficiles. Celles qu’on n’arrête pas, qu’on ne retient pas, au moment où on croit les tenir elles vous échappent, c’est comme ça. Elles ne le font même pas exprès ; simplement elles sont ainsi. Elles ont peut-être froid en permanence. Ou peut-être elles sont curieuses, elles cherchent... Moi c’est mon père... Et puis j’ai cherché... je cherche... Je ne sais pas, non... En tous... qui sait… »

Ainsi vont les voix et les chairs dans ce roman Les Désancrés, roman d’errance, de quête et de passions prenant naissance au cœur de la Louisiane et de tous les métissages de notre monde. L’auteure, Marie-Thérèse Humbert, résidant à St Julien de Vouvantes, a déjà publié une dizaine de romans, sans compter les nouvelles et articles dans plusieurs revues. Son premier roman, « A l’autre bout de moi », a été Grand Prix Littéraire des Lectrices de Elle et a été traduit en une dizaine de langues, dont le russe. Elle est Officier des Arts et Lettres et en même temps c’est une femme très simple, très abordable.

« Ma patrie, c’est la langue française » dit-elle. Pour la prochaine rencontre littéraire de Aurore Etoilée, elle viendra parler du plaisir d’écrire, de la naissance d’un roman, de la façon dont les personnages s’imposent à elle.
Samedi 11 février 2017 au restaurant l’Amazone, place de la Motte à Châteaubriant à 15h30 - 06 48 87 95 89


Ecrit le 20 décembre 2017

 Ce que les riches pensent des pauvres

Les pauvres, une classe dangereuse, immorale et répugnante. Le livre de Serge Paugam montre que la quête d’entre-soi des habitants des ghettos dorés n’est pas seulement motivée par une recherche de prestige et de qualité de vie, mais également par des représentations des pauvres qui incitent les riches à les éviter, à s’en protéger, de peur d’être contaminés par des modes de vie jugés culturellement indésirables ou moralement nuisibles. Tous les riches ne sont pas hostiles à la solidarité, à condition qu’elle se pratique à distance. Ils paient des impôts et en contrepartie exigent qu’on ne leur impose pas, en plus, le spectacle obscène de la misère (Editions du Seuil).

 Le voyage de ma mémoire

Le voyage de ma mémoire est un témoignage du vécu dans le temps, celui d’un autodidacte qui s’interroge sur les causes et les conséquences qui construisent une vie. Il cherche le rapport entre l’humain et l’humanité, il nous emmène dans l’expérience des combats contre la souffrance, ses doutes nous parlent de religion, de philosophie, de politique, des origines, il décrit l’arrogance des puissants, ce livre est un arrêt sur image afin que la souffrance ne soit pas inutile.

Plus loin, l’auteur nous transporte dans des voyages en quête de sens, il écrit ses rêves, ceux d’un monde meilleur, d’un monde possible, un chemin vers l’humanisme où l’amour serait l’éthique d’un monde interdépendant. 

Site :
voir le site yvesgilois95.wixsite

 Un paysan contre Monsanto

C’est un acte anodin qui lui aura presque coûté la vie. Le 27 avril 2004, Paul François, agriculteur, jette un oeil au fond d’une cuve contenant du désherbant. Gravement intoxiqué par les vapeurs du Lasso, un herbicide de Monsanto alors autorisé en France, le céréalier passe plusieurs jours dans le coma et
près d’un an à l’hôpital.

Le 10 septembre 2015, après plus de dix ans de combat, la cour d’appel de Lyon reconnaît la responsabilité de la multinationale. Mais cette condamnation historique, confirmant celle déjà prononcée en 2012, ne marque pas la fin de son épuisant marathon judiciaire. En juillet 2017, la cour de cassation annule l’arrêt lyonnais et renvoie son cas devant une autre cour d’appel.

Alors qu’il se lance dans cette nouvelle bataille, Paul François prend la plume pour dévoiler les coulisses de son terrible combat contre la multinationale américaine. Déni des graves séquelles causées par le produit, tentatives de déstabilisation, violence des arguments du camp adverse, il nous livre le récit haletant d’une lutte à armes inégales.
Editions Fayard.