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Viandes, futur et décrochage

Ecrit le 22 mars 2017

La Région Pays de Loire a tenu une session le 17 mars 2017. Différents rapports ont été soumis aux Conseillers.

 Castel-Viandes : 174 357 €

On y apprend par exemple qu’une subvention de 174 357 € a été attribuée aux Etablissements Viol (Castel Viandes) à Châteaubriant. C’est drôle : quand une entreprise reçoit une subvention, elle ne s’en vante pas !

D’après le document de présentation : « La SAS SOCIETE VIOL FRERES est une entreprise de transformation et de conservation de viande de boucherie. Elle intervient sur l’ensemble des étapes de la filière bovine, afin de maîtriser dans son ensemble la chaîne de production. Les animaux dont elle est propriétaire sont ensuite placés chez des éleveurs dans la région de Châteaubriant (44) et engraissés selon un cahier des charges défini (incluant notamment une alimentation non OGM et une finition au lin, riche en Oméga 3). Les animaux sont ensuite repris par l’entreprise pour abattage, découpe, transformation et maturation.

La clientèle de la société se compose majoritairement de grandes et moyennes surfaces (58%), d’industriels de l’agroalimentaire (21%), de la restauration hors foyer (10%), de divers industriels (10%) et de bouchers (1%). Cette clientèle se situe principalement dans l’ouest de la France (Pays de Loire, Bretagne, Aquitaine, Poitou Charentes), en Rhône Alpes, en Ile de France, et dans le Nord de la France. L’entreprise travaille en partenariat avec des éleveurs. 100% des bovins achetés par la société sont d’origine française (Bretagne, Pays de Loire, Normandie, Cantal) et plus de 40% des approvisionnements de l’entreprise proviennent d’un rayon de 80 km autour du site de Châteaubriant.

La société se situe sur un secteur d’activité très concurrentiel et se doit d’investir dans de nouveaux équipements productifs (pour le développement de produits qualitatifs sur les activités de pièçage et de haché). Le projet de développement va permettre un renforcement de la compétitivité de l’entreprise, de développer de nouvelles gammes de produits, d’améliorer la productivité de l’entreprise, d’améliorer les conditions de travail des salariés, de développer les marchés à l’export (notamment sur des produits casher) et prévoit la création de 10 emplois CDI.

Le montant des investissements éligibles s’élève à 871 787,15 €. La Région a apporté 81947,99 € (soit 9,40 % de l’assiette éligible) lors de la Commission permanente du 18 novembre 2016. Une aide FEADER de 92 409,44 € est attribuée par décision du Président du 8 décembre 2016 ». Ce qui fait au total une aide publique de 20 %

Par ailleurs le Conseil Régional sert d’intermédiaire pour l’attribution d’aides FEADER pour l’installation de jeunes agriculteurs, comme c’est le cas pour des jeunes de Moisdon, la Grigonnais, Villepôt, Derval, Nozay, Saffré, Sion-les-Mines, aides variant de 11 200 à 14 000 €.

 Plan régional pour l’industrie du futur

Le Conseil Régional présente « un plan pour l’industrie du futur » qui a pour objectif de renforcer notre avance technologique en accompagnant les entreprises du territoire pour moderniser leurs outils, inciter les projets collectifs et anticiper les besoins de formation. Il comporte quatre axes :
– Un programme de modernisation individualisé pour les PME, (et notamment l’équipement en robots).
– Des programmes de progression collective,
– Renforcer l’avance technologique des Pays de la Loire sur l’industrie du futur,
– Former les opérateurs du futur.

Sachant que les PME n’ont pas la capacité de supporter seules les coûts associés à la faisabilité d’une modification de leur appareil productif puis à la baisse de productivité pendant les phases de test, le plan a prévu que l’aide régionale couvrirait la partie amont de la démarche de modernisation et ne se limiterait pas à l’aide à l’achat de l’équipement.

Pour les différentes filières (Aéronautique, Navale, Automobile, Electronique, etc), la Région prévoit de soutenir une démarche collaborative des entreprises dans un objectif de progression collective. Par exemple, dans la perspective de l’abattoir du futur, il s’agira de faire travailler ensemble : Castel-Viandes, Terena, Holvia, Bigard/Charal/Socopa, Vendée Loire Viande, LDC, Agrial.

A ce sujet, le groupe PS commente : « Ce plan comporte très peu de nouveautés et valorise pour l’essentiel l’existant. Les mesures proposées ne sont pas mauvaises en elles-mêmes mais doivent être ramenées à ce qu’elles sont : le volet 1 de ce que devrait être un vrai plan régional pour l’industrie du futur en Pays de la Loire. Seul l’investissement – indispensable – dans la robotique et la modernisation de l’outil de production est traité dans ce document. Et que dire des questions sociales, énergétiques et environnementales totalement absentes ? De telles lacunes ne peuvent être expliquées que par l’absence totale de concertation avec les acteurs que nous avons pu constater » dit le communiqué.

Le groupe PS a déposé un amendement demandant un deuxième volet pour ce plan : « Un deuxième volet du plan régional pour l’industrie du futur sera présenté à la séance des 22 et 23 juin 2017. Il abordera notamment les thématiques suivantes : design et conception des produits, internet des objets et internet industriel, réalité virtuelle, numérisation de la chaine de valeur, dimension partenariale, entreprise étendue, travail collaboratif à distance, créativité des salariés, aménagement des postes de travail et amélioration des conditions de travail, formation et mobilisation des compétences, transition écologique et énergétique, accompagnement des mutations dans le cadre de la troisième révolution industrielle et agricole (TRIA).
Cette liste est non-exhaustive et pourra être complétée dans le cadre d’une large consultation ouverte à tous les acteurs de l’industrie du futur en Pays de la Loire, dont les syndicats « dit-il aussi.

 Décrochage scolaire

Dans les rapports du Conseil Régional figure aussi un document sur le décrochage scolaire. Le groupe PS déclare :

« Depuis le début du mandat, nous demandons à la majorité de se saisir des questions de lutte contre le décrochage scolaire. On nous avait promis un texte ambitieux, nous obtenons un plan aux bonnes intentions mais sans réels moyens :

o De nombreuses mesures ont déjà été votées dans l’ancien mandat et dans la première année de celui de Bruno Retailleau. Sur les 18,5 millions d’euros annoncés, il apparaît que seul un million correspond à des mesures nouvelles.

o La majorité prend le sujet « par le petit bout de la lorgnette ». Pour elle, l’apprentissage est LA solution pour tous les jeunes décrocheurs, sans parler de formation tout au long de la vie. Pourtant, les jeunes dans cette situation ont besoin d’avoir un suivi et plusieurs solutions à portée de main.

o Ce qui n’est pas écrit dans le plan pour le décrochage scolaire, c’est le coup de rabot dans les budgets de la formation professionnelle de 66 millions d’euros entre 2015 et 2017. Par ailleurs, la majorité intègre la subvention de 1,4 millions d’euros aux missions locales. Evidemment, elle ne précise pas dans le texte qu’elle a baissé de 10% la subvention à l’union régionale des missions locales !

« Même si les intentions sont bonnes, le compte n’y est pas ! On ne peut pas afficher une ambition à renfort de communication, sans se donner les moyens de le faire ! Il est troublant de voir que Bruno Retailleau ose parler de la formation professionnelle alors qu’il a supprimé les crédits pour la formation de plus de 6 000 demandeurs d’emplois ! » explique Maï Haeffelin, Conseillère régionale membre de la commission « Education et lycées, orientation et lutte contre le décrochage, civisme ».


Ecrit le 22 mars 2017

 Gratuité Domicile-Travail pour les policiers

La gratuité est déjà accordée aux forces de l’ordre à bord des TER.
– dès lors qu‘ils sont en mission et en tenue avec obligation de présenter leur carte professionnelle bleu-blanc-rouge et leur ordre de mission.
– dans le cadre du « droit de poursuite » un « laissez-passer » est accordé à un ou plusieurs agents de police ou gendarmerie lorsque ces derniers constatent une infraction et sont amenés à poursuivre des individus à bord des trains. La SNCF a obligation de ne pas entraver l’action de la police ou gendarmerie.

En outre, la carte de circulation militaire, dont peuvent disposer les gendarmes notamment, permet des réductions de 75 % sur les voyages en train.

Mais trois syndicats de policiers, Alliance, UNSA et Alternative, ont saisi la Région Pays de Loire pour obtenir la gratuité dans les transports pour les déplacements domicile travail.

Selon un rapport présenté par Alain Hunault, « La Région des Pays de Loire envisage de permettre. aux policiers, gendarmes el autres personnes armés de voyager à titre gratuit sur le réseau régional de transport et ainsi renforcer la sécurité à bord de nos TER. Elle souhaite faciliter les déplacements domicile-travail des Forces de l’ordre munis de leur arme de service. Cette mesure, prise pour assurer une meilleure sécurité des usagers dans le contexte terroriste que l’on connaît, s‘inscrit dans la possibilité accordée, par arrêté du 25 Juillet 2016, aux policiers de circuler armés en dehors des heures de travail. Au delà, cette mesure témoignera d‘une reconnaissance du rôle essentiel assuré par les forces de l’ordre ».

Au nom de la sécurité, que ne ferait-on pas ! Et quand nous serons sortis de l’état d’urgence, cette gratuité demeurera ? En tout cas, la Région veut bien faire un cadeau à condition que l’État participe financièrement. Comme quoi, on dit d’un côté que l’État dépense trop, et on lui dit d’un autre côté, qu’il doit dépenser davantage !