Accès rapide : Aller au contenu de l'article |  Aller au menu |  Texte seul |  Liste complète des articles  |  Aide  |  Contact |
bandeau

Accueil > Châteaubriant > Santé > Rééducation cognitivo comportementale

Rééducation cognitivo comportementale

Ecrit le 20 septembre 2017

Le 14 septembre a eu lieu, à Pouancé, l’inauguration de l’UCC (Unité Cognitivo-comportementale) ouverte depuis le 2 mai 2017. La présentation en a été faite par M. Eric Manoeuvrier, directeur, rappelant que le projet date de 2014, et que les travaux ont été réalisés par les services internes du Centre Hospitalier.

Le Docteur Coisne a déclaré :

La prise en charge des malades ayant des troubles neurocognitifs est un problème de santé publique. Cette pathologie touche environ 800 000 patients en France, prévalence qui semble devoir rester stable contrairement aux prévisions antérieures. Le principal facteur de risque de cette pathologie, notamment la maladie d’Alzheimer  , est l’âge, et après 90 ans on estime qu’il y a environ 45 % de patients atteints. Ces troubles affectent la mémoire, le raisonnement, l’orientation, la compréhension, le calcul, la capacité d’apprentissage, le langage et le jugement. La conscience n’est pas touchée. Une détérioration du contrôle émotionnel, du comportement social ou de la motivation accompagne souvent, et parfois précède, les troubles de la fonction cognitive.

Ce qui pose problème ce sont les troubles du comportement, notamment ceux qu’on appelle productifs, avec hallucinations, agitations, déambulations, délires, fugues, voire violences. Il y une vingtaine d’années, on a donné la priorité aux traitements médicamenteux. Depuis, il y a eu beaucoup de recherche, beaucoup d’espoirs et beaucoup de déceptions. Les traitements spécifiques se sont révélés peu efficaces, avec des effets secondaires importants, et les traitements symptomatiques tels les neuroleptiques et les benzodiazépines sont dangereux.

D’autres méthodes de prise en charge se sont alors développées :
- D’abord le dépistage : consultations mémoire, équipes mobiles gériatriques, services de médecine gériatrique.
- Puis des méthodes nouvelles de prise en charge : Equipes Spécialisées Alzheimer  , accueil de jour, Pôles d’Activités et de Soins Adaptés, hébergement temporaire, bistrot mémoire et donc UCC.

L’Unité cognitivo comportementale est plutôt une unité de rééducation cognitivo comportementale. Elle accueille une douzaine de patients présentant des troubles comportementaux rendant le maintien dans leur milieu difficile voire impossible.
Il faut souligner la difficulté où se trouvent les familles, les aidants naturels, mais aussi les soignants lorsqu’ils se trouvent confrontés à ces troubles du comportement.
Ces patients viennent du domicile, des services de médecine et de Soins de Suite, des maisons de retraite du territoire. L’objectif de ces unités est d’améliorer les troubles du comportement par des activités de réadaptation cognitive, encadrées par des soignants formés à ces pathologies, et volontaires. La prise en charge de ces patients nécessite des compétences très spécifiques, mais aussi beaucoup de patience, un savoir être, et de grandes capacités d’empathie. La confrontation à une violence inexpliquée, incompréhensible, nécessite une expérience et beaucoup de connaissance et de sang froid.

Quelle est cette équipe : un médecin gériatre le Dr Benjamin Losfeld, formé à la prise en charge de ces pathologies, des infirmières, des ergothérapeutes, des aides soignants formés à la gériatrie, une psychomotricienne.
L’équipe de l’UCC

Les activités : elles sont simples en apparence : aide à la toilette et à la marche, repas en commun, cuisine, gymnastique douce, photo-langage, atelier de réminiscence, jeux de société, etc. La prise en charge des familles, de l’entourage, voire des équipes soignantes est fondamentale : soutien, préparation du retour, formation notamment aux aidants naturels.

Les traitements médicamenteux sont adaptés, avec une volonté d’utiliser au mieux, et à la plus faible dose, les traitements psychotropes.

On considère que pour une prise en charge optimale une durée de séjour doit être de 3 à 4 semaines. Il est trop tôt encore après quatre mois de juger de l’efficacité, mais les premiers retours sont positifs.

C’est donc une nouvelle prise en charge de ces patients difficiles.

Il faut remercier tous ceux qui ont œuvré à la réalisation de ce projet : médecin, soignant, services logistiques, direction.

Les objectifs :
- Réduire de 20% des troubles du comportement
- Diminuer de l’utilisation des psychotropes,sédatifs et de la contention
- Mettre en place des stratégies compensatoires du déficit cérébral
- Améliorer l’adaptation aux actes de la vie quotidienne
- Ne pas oublier le traitement psycho-social
D’une façon générale : travail sur l’estime de soi, la valorisation, la réassurance, l’identité, la réorientation, la préservation des capacités cognitives et relationnelles.

Il sagit d’apaiser une situation de crise, de mettre en place un projet de soins personnalisé avec les aidants naturels et/ou professionnels de la personne et de faciliter son retour dans un lieu de vie habituel ou vers une UHR (Unité d’Hébergement Renforcé).
Une UHR sera bientôt inaugurée dans notre région. A noter aussi que le premier congrès régional des UCC aura lieu à Pouancé en 2018.

 Santé mentale

En France, la santé mentale, et plus particulièrement la dépression, est le deuxième motif d’arrêt maladie. 55 % des arrêts maladies ont comme motif une surcharge de travail, une insatisfaction liée à la rémunération, une mauvaise ambiance sur le lieu de travail, un problème d’organisation.

Cette souffrance au travail a, certes, des effets sur les décisions à prendre, les émotions, les relations, mais aussi sur la santé physique, car elle provoque des troubles du sommeil, des névralgies, des lumbagos, des maux de tête…

A force de tout instrumentaliser, de ne miser que sur la performance et la rentabilité, la santé psychique des salariés se détériore. Remettre un peu d’humain et d’empathie sur le lieu de travail serait certainement une bonne chose.

 Prévention du suicide

Cette action a pour but de permettre à chacun de repérer une personne en souffrance psychique, d’avoir la bonne attitude et de savoir l’orienter.
Ouverte à toute la population, en dehors des professionnels médico-sociaux. Lieu :
Foyer restaurant, Esplanade des Terrasses à Châteaubriant. Durée : 3 heures.

Samedi 7 octobre 2017 de 9h00 à 12h00
S’inscrire au CCAS   - 02 40 81 52 40

 Prévention des chutes

L’ORPAC  , l’OPASS, l’ASSIRNO, l’Instance de Gérontologie de MOISDON la RIVIERE et le CLIC   du Pays de Châteaubriant   se sont associés à Harmonie Mutuelle, afin d’organiser une série de cinq Conférences, sur le territoire du Pays de Châteaubriant  , sur le thème « Les chutes, ça n’arrive pas qu’aux autres ». Ces Conférences seront animées par Kiné Prévention 44/CDPK.

Jeudi 5 octobre à 10h
Halle de Béré   à Châteaubriant

Contact : 02 28 04 05 85