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Borgon’Echos

Ecrit le 20 décembre 2017

L’ami Borgone sort d’un long silence …

Bordel : Il y a quelques semaines,le président Macron,en visite d’une entreprise en cours de licenciements, a été chahuté par des salariés mécontents. Sa réponse spontanée ou soigneusement calculée (va savoir ?) a été : « au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux de postuler etc. » Il s’agissait d’emplois de production en fonderie à quelques dizaines de kilomètres. Ce qui montre s’il en était besoin que monsieur Macron n’a jamais travaillé en fonderie et que le prix de revient kilométrique des véhicules de fonction qu’il utilise est payé par les contribuables.

Qui a envie de travailler en fonderie, au Smic, à 50 kilomètres ? Envoyez moi votre CV avec une photo et une lettre de motivation… Mais nous sommes dans une France où depuis plusieurs décennies nous vivons avec quelques millions de chômeurs, avec des restos du cœur, avec des secours populaire   ou catholique, avec des allocataires et des bénéficiaires, avec des bénévoles et des institutions sans qui il faudrait déployer les CRS. Et ce système dur perdure. Jusqu’à où ? Jusqu’à quand ?

Combien de temps va-t-on se satisfaire de déléguer, de députer ?
N’est il pas l’heure de foutre le bordel ?

Johnny : Samedi 9 décembre 2017. Sous la plume de Michel Guerrin, en dernière page du Monde, un article titré « Johnny, c’est Victor Hugo ». Bien sûr ça interpelle. Faut lire d’abord. On en parle après. Deux millions de personnes aux obsèques de l’auteur des Misérables c’est pas rien ! D’autant que depuis l’écrasement de la Commune de Paris les toutes fraîches rues hausmanniennes n’avaient pas vu de manifestations populaires. A part quelques mois plus tôt, le 16 février 1885. Ce jour là, le peuple de Paris s’était déjà retrouvé pour suivre un corbillard. Les ouvriers avaient « pris leur journée » pour aller à l’enterrement de l’Enfant, du Bachelier, de l’Insurgé, de leur défenseur inconditionnel. C’était la première manif depuis 14 ans. Rendons à Jules ce qui fut à Vallès.

On ne saura jamais ce que Jacques Demy, cinéaste, né à Pontchâteau et mort en 1990, aurait pensé de la cérémonie de ce jour. Mais je me souviens que son premier film, Lola (1961) commençait par un carton « Pleure qui peut, rit qui veut ».

Assis souvent sur les chevaux fiscaux de ses Harley Davidson, pas très à cheval sur les tiers provisionnels, voilà Johnny enterré dans un paradis fiscal…

Travail : Le puissant syndicat allemand IG Metall revendique pour ses adhérents la semaine de 28 heures. Si ça se trouve le slogan « 4 jours, 6 heures, semaine de 24 heures » n’est pas si fou. Juste un peu en avance.