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Budget : qui en profitera le plus ?

Ecrit le 24 janvier 2018

L’OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques) vient de publier une étude sur les mesures économiques prises par le gouvernement Macron. Les mesures du budget 2018 pour les ménages français n’auront quasi pas d’effet sur leur pouvoir d’achat cette année, mais permettront une augmentation générale des niveaux de vie en 2019, même si ce sont les plus aisés qui en profiteront à chaque fois le plus, selon une étude.

L’objectif de cette étude est de fournir un panorama exhaustif du budget 2018, tant en analysant le détail des mesures votées, leur montée en charge et leur impact macroéconomique sur la croissance et le pouvoir d’achat des ménages en 2018 et 2019 qu’en évaluant leurs effets redistributifs selon le niveau de vie des ménages. Les principaux enseignements qui en résultent sont les suivants :

■ Le budget 2018 contient des mesures fiscales et budgétaires générant de multiples transferts au sein de l’économie.

Ces transferts sont marqués par : la réduction de la fiscalité du capital, la poursuite de la baisse de la fiscalité des entreprises et la hausse de la fiscalité indirecte.

■ Les baisses de prélèvements obligatoires seront financées par des économies structurelles sur la dépense publique. Les principaux postes concernés seront la masse salariale non marchande, la politique du logement, la politique familiale, les dépenses de santé et les dépenses de fonctionnement des collectivités locales.

■ Le déficit public resterait stable en 2018 à 2,9 % de PIB et augmenterait ponctuellement de 0,1 point en 2019 (à 3,0 %) en raison du double impact comptable de la transformation du CICE en baisse de cotisations sociales. La pers- pective d’un passage durable sous le seuil des 3 % permettrait à la France de mettre un terme à la procédure de déficit excessif en cours.

■ Au total, la politique budgétaire nationale conduirait à accroître le PIB de 0,1 point en 2018 et de 0,3 point en 2019 (par rapport à 2017), par la combinaison de deux effets.
- D’une part, l’ensemble des mesures du budget réduirait le PIB de 0,2 point en 2018 et de 0,1 point en 2019 (par rapport à 2017).
- D’autre part, en raison des effets décalés de certaines mesures passées, l’économie française bénéficierait d’un surplus de croissance.

■ Les mesures du budget seraient quasiment neutres sur le pouvoir d’achat global des ménages en moyenne en 2018 (+0,2 milliard dont -0,8 milliard liés aux prélèvements). En 2019, la montée en charge des mesures fiscales et les nouvelles revalorisations de prestations permettraient d’accroître le pouvoir d’achat de plus de 6 milliards d’euros
Un déficit redistributif

■ Les mesures nouvelles pour les ménages seraient en 2018 largement au bénéfice des 2 % de ménages du haut de la distribution des revenus, détenant l’essentiel du capital mobilier.

Pour les ménages du bas de la distribution, les revalorisations en fin d’année des minima sociaux ne compensent pas les hausses de la fiscalité indirecte pour les ménages qui les subissent.

Pour les « classes moyennes », ces mesures devraient avoir un impact net nul.

Enfin, Les ménages situés au-dessus des « classes moyennes » mais en-dessous des 2 % les plus aisés verraient, eux, leur niveau de vie se réduire sous l’effet des mesures nouvelles.

■ En fin d’année 2018, contrairement à l’effet moyen sur l’année, le diagnostic évolue en faveur des « classes moyennes » » du fait notamment de la baisse complète des cotisations salariés.

■ En 2019, les mesures supplémentaires pour les ménages se traduiront par une augmentation générale des niveaux de vie. Les gains enregistrés par les centiles les plus élevés de niveau de vie resteront, à la fin de l’année 2019, plus importants que les gains enregistrés par les autres ménages.

Les fumeurs ainsi que les ménages utilisant un véhicule à combustion ou se chauffant au fioul verront leur niveau de vie se réduire sous l’effet de l’accroissement de la fiscalité écologique et du tabac.

Lire l’étude ici :
voir le site OFCE-2018


 Le chèque énergie

Le chèque énergie est mis en place en France depuis le 1er janvier 2018, il remplace les tarifs sociaux de l’énergie.
Des détails ici :
voir le site chequeenergie.gouv.fr

Le chèque énergie est attribué sous conditions de ressources. [Une personne seule doit avoir moins de 7700 €/an]
Le chèque énergie est envoyé une fois par an au domicile du bénéficiaire.
Le chèque énergie permet de payer des factures pour tout type d’énergie.

Aucune démarche n’est nécessaire pour bénéficier du chèque énergie ⇒ un chèque énergie sera automatiquement adressé à chaque bénéficiaire sur la base des informations transmises par les services fiscaux (rappel : votre déclaration de revenus doit être à jour même si elle est à 0€).

La valeur du chèque en fonction du nombre de personnes composant le foyer et des revenus déclarés aux impôts.


Ecrit le 25 avril 2018

Une lectrice nous écrit :

 Les riches n’ont pas besoin d’un président

J’ai écouté la prestation télévisée du Président de la République le 14 Avril 2018. Une de ses phrases m’a interpellée : « les riches n’ont pas besoin d’un Président » Je n’ai entendu aucun journaliste relever cette phrase, pourtant lourde de sens et très symbolique de la politique défendue par M. Macron. Riches toujours riches et plus et les classes moyennes et très modestes doivent financer leurs propres protections. Les riches sont au-dessus de l’État, ils peuvent continuer d’amasser leur fortune, ce qui reste sera pour les autres et lui le Président le distribuera. Sauf que si les riches n’ont pas besoin d’un président, pourquoi ce président leurs fait cadeau de l’ISF ?

Les riches sont-ils placés au-dessus des lois, c’est-à-dire de l’État que le président représente et ont-ils le droit de faire ce qu’ils veulent ? Notre pays serait, est un pays de droit avec des droits et des devoirs pour ses citoyens, sauf pour les riches. Les riches sont-ils extraterritoriaux ? Extra-terrestres ?

Retraitée ayant cotisé toute ma vie professionnelle je dois avoir et appartenir à un président de la République qui me ponctionne, l’accepter et me taire pendant que les riches, électrons libres, feraient ce qu’ils veulent.

M. Macron met à part les riches, Pourquoi ? Sans une distribution équitable des richesses produites il ne peut y avoir de politiques publiques justes et répondant aux besoins de tous dans une démocratie dont la devise est : « Liberté – Égalité – Fraternité »

Au-delà des grèves et zadistes, c’est bien à nouveau une remise en cause de cet ordre sociétal qui perdure depuis toujours. M. Macron avec sa petite phrase nous éclaire encore plus sur les politiques menées toutes ces années que ce soit par les politiques de droite comme de gauche. Le Président Macron nous renvoie, quand il visite les restau du cœur au temps où la pitié et « à vote bon cœur mssieudames » étaient les seules réponses ou demandes pour pallier la misère.

Michèle Hersant. 15 04 2018


Ecrit le 6 juin 2018

 Offensive contre les chômeurs

Le gouvernement, qui n’est pas à une connerie près, veut maintenant s’attaquer à la politique sociale et notamment à la prime d’activité et d’aucuns s’interrogent : la prime d’activité aide-t-elle vraiment les chômeurs à retrouver un emploi ? Ils montrent ainsi leur ignorance car la prime d’activité est justement versée à des salariés qui ont déjà un emploi mais un bas salaire parce que le patronat pour partie profite de l’aubaine, du chômage et de cette prime, en n’augmentant pas les salaires !

Dans le même temps le gouvernement cherche à réduire les charges sociales sur les bas salaires … ce qui est justement le meilleur moyen d’inciter les patrons à verser de bas salaires.

Ce qui est choquant, c’est d’entendre des politiques, des journalistes, des économistes se scandaliser des aides apportées aux salariés « au bas de l’échelle ». Sans doute pensent-ils que ces salariés sont des incapables et que le maigre salaire qui leur est alloué est un geste humanitaire pour les empêcher de crever de faim.
Quand donc exigera-t-on des beaux princes qui nous gouvernent qu’ils descendent dans la vie de tous les jours, qu’ils viennent voir pendant plusieurs mois ce que cela signifie : vivre avec 500 € par mois, avec 1000 ou 1500 € par mois, sans espoir de gagner plus. Une expérience qui leur serait indispensable !