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La crise des Gilets Jaunes

Ecrit le 9 janvier 2019

 Le côté noir des Gilets jaunes

Plus de 9000 contributions ont été déposées lors de la consultation en ligne lancée par le Cese du 15 décembre 2018 au 4 janvier 2019. La revendication qui a reçu le plus de votes, et de loin, est « l’abrogation de la loi Taubira ».

Il s’agissait des prémices du grand débat national souhaité par Emmanuel Macron. Du 15 décembre 2018 au 4 janvier 2019, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a invité les citoyens « avec ou sans gilet jaune » à établir une liste de revendications, par le biais d’une consultation en ligne.
Plus de 9000 contributions ont été déposées sur la plateforme, articulées autour de six grands thèmes : « inégalités sociales », « justice fiscale », « inégalités territoriales », « pouvoir d’achat », « participation des citoyens » et « transition écologique ». Ces contributions ont recueilli au total 260.879 votes au cours des trois semaines de vote. Et les résultats ont de quoi surprendre. Les contributions les plus votées sont souvent celles issues de réseaux militants très marqués à droite, assez éloignées des revendications habituelles des gilets jaunes. Ainsi, arrive en tête avec 5897 votes, la proposition « Abrogation de la loi Taubira ! » relative au mariage pour tous. Suivent, bien loin derrière, « un Référendum d’Initiative   Citoyenne (RIC) sur le projet de loi Bioéthique » (3021 votes), qui fait notamment référence à l’extension de la PMA à toutes les femmes ; la « fin des subventions dans l’éolien » (2930) ; « pour que la victime puisse faire appel en cas de relaxe ou d’acquittement » (2845) ; le « retour à l’universalité des allocations familiales » (2827) et ’« l’abolition universelle de la GPA » (1917).


Ecrit le 16 janvier 2019

 Solidaires 44

Ce samedi 12 janvier, pour le 9e week-end consécutif, les « gilets jaunes » se sont manifestés. Pour l’Union des syndicats SUD et Solidaires 44, « ces formes de mobilisations et de blocages débouchent sur un espoir social ».

« Ce ne sont pas les annonces de Macron, Philippe, les prises de paroles des ministres, député-es et autres soutiens gouvernementaux qui affaibliront le mouvement, bien au contraire. Ce ne sont pas non plus les menaces contenues dans une loi « anti-manifestants » qui nous feront reculer. On ne contrôle pas un courant populaire avec des digues juridiques ».

Quant à la question du « grand débat », Solidaires 44 répond « répression » ! Depuis le début du mouvement, 15 morts, 40 blessés graves, des centaines de blessés, 5339 personnes gardées à vue. La violence d’Etat déploie son bras armé policier : grenades lacrymogènes, grenades de désencerclement, tirs de flash-ball à hauteur de visages. Le gouvernement cherche à casser le mouvement, taire la contestation, parce qu’il ne supporte ni ne comprend pas que les classes sociales les plus exploitées continuent de revendiquer davantage de justice sociale, fiscale et démocratique.

Solidaires 44 appelle donc à participer au mouvement, à rejoindre les manifestations, « à débattre ensemble de nos revendications et de nos moyens de les faire progresser, et à agir dans nos entreprises, services et adminstrations pour faire avancer nos salaires et revenus sociaux ! » (communiqué)