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Echos 2001-03

(écrit le 2 mai 2001) -

La « Maison Commune », bien entendu, c’est la mairie (de Châteaubriant). C’est du moins comme cela qu’on l’appelait du temps de la Révolution française, au temps où se sont mises en place, progressivement, la liberté et la démocratie.

Révoltés

La « Chasse aux Sorcières » continue de plus belle, attaquant progressivement un salarié après l’autre, en commençant par les chefs. La Mée a reçu une lettre signée d’un « groupe de citoyens de Droite et de Gauche, unis et révoltés par de telles méthodes » et qui précisent qu’ils ne sont « ni fonctionnaires ni anciens élus ». Effarés de ce qui se passe, ils demandent à la presse locale de « faire son travail » . C’est ce que La Mée essaie de faire, sachant qu’elle doit prendre des précautions de Sioux pour éviter tout risque d’attaque en diffamation. Or la diffamation, ce n’est pas toujours dire des choses fausses.

La Mée ne peut donc pas tout écrire. Mais elle peut raconter. Il y a parfois des situations cocasses !

Multiplication

Pour en revenir à la Chasse aux Sorcières, La Mée en sait bien davantage que ce que nous écrit la lettre signalée ci-dessus, mais encore faut-il, pour pouvoir en parler, que cela ne nuise pas aux personnes concernées, et qu’elles acceptent qu’on en parle. C’est ainsi que deux communiqués CGT ont été bloqués pour ne pas nuire à un(e) salarié(e).

W.C.

Ce qu’on peut vous dire c’est qu’en mairie il y a des secteurs moins exposés, ceux qui sont excentrés, et d’autres qui sont toujours sous tension : la mairie centrale par exemple. Là, chacun, quand il parle, regarde qui peut se trouver dans les parages. Même autour du distributeur de café, les salariés vérifient d’abord s’il y a, ou non, quelqu’un dans les toilettes toutes proches. Climat délétère.

Faites-moi une note

« Faîtes-moi une note » c’est le leit-motiv des élus, par rapport aux salariés. Et quand la note est faite, il faut en refaire une autre, sur le même sujet, car il arrive que la première se perde, ou n’ait pas été lue. Chacun garde soigneusement le double des notes qu’il a faites. Au cas où ....
Méfiance .... Ce n’est pas comme cela que peut se faire du travail efficace.

Travail

D’ailleurs, quel travail peut-il être fait ? Les salariés ne savent pas quelle est la politique des élus. Alors ils expédient les affaires courantes, en se demandant toujours s’ils ne vont pas être réprimandés sous un prétexte ou sous un autre. Ambiance !

Ignorance

C’est d’ailleurs une constante : que ce soit à l’ACLA, à l’Office de Tourisme  , à l’ORPAC   ou ailleurs, les élus ne disent pas quelle politique ils ont l’intention de suivre. On a le sentiment d’un attentisme. Mais on attend quoi ? Tout se passe comme si la quasi totalité des élus étaient absorbés par leur chasse aux salariés, retardant d’autant la mise en application normale du programme pour lequel ils ont été élus.

Ils n’ont pas compris que les salariés sont tenus à une neutralité politique, qu’ils ne demandent qu’à la respecter, mais que, plus le temps passe, plus la tension croît. Les chefs s’en vont, ou cherchent à partir un à un. Ne resteront que ceux qui sont prêts à dire « Houi-Houi » à n’importe quoi. Et s’il n’en reste qu’un ...

Surveillance

Un chantier public dans la ville de Châteaubriant. Des salariés voient revenir un ancien collègue de travail, aujourd’hui à la retraite. « Tiens, qu’est-ce que tu fais-là ? »- « Je suis envoyé par l’adjoint aux travaux qui, n’y connaissant rien, me demande de surveiller le travail ». Ne serait-ce pas le rôle du Directeur des Services Techniques ? Décidément la confiance règne.

Cachette ou cachot ?

Si la Mée se fait « virer » (avec les autres journalistes !), elle ne peut être virée des réunions publiques comme les Conseils Municipaux, Conseils Communautaires et autres. De même la consultation des archives ne peut lui être interdite. Mais une nouvelle mesure vient d’être prise : cela devra se faire dans une petite salle de réunion distincte du hall de la mairie. En cachette ou au cachot ?

Indemnités

On se souvient que, selon Ouest-France du 31 mars 2001, l’indemnité brute du Maire avait été fixée à environ 15.000 F et celles des Adjoints à environ 8000,00 F par mois, ce qui représentait une augmentation très importante par rapport aux indemnités d’Adjoints sous l’ancienne municipalité (voir grappillages du 11 avril 2001). En fait, Ouest-France a fait erreur et la municipalité n’a pas rectifié ses propos. En effet selon la « LETTRE DU CIDEFE » du 9 au 16 mars 2001, l’indemnité maximale pour un Adjoint dans une commune de 10.000 à 19.999 habitants serait de 5049,09 F qui peut être majorée de 20 % au titre de commune Chef-Lieu d’Arrondissement. Selon ce document, voici donc les indemnités qui vont être réellement versées aux élus (y compris 20 % de majoration) :

- Maire : 14 998 F par mois
- Adjoints : 4 498 F par mois
- Délégués : 995 F par mois

Il faut dire que les calculs ne sont pas faciles : « l’indemnité du maire sera 54,46 % de l’indice 1015 de la fonction publique (majoré de 20 %) », tandis que « l’indemnité d’un adjoint sera 29,70 % du taux maximal en pourcentage (55 %) de l’indice 1015 de la fonction publique, prévu pour les fonctions de maire de communes de 10 000 à 19 999 F habitants (majoré de 20 %) » dit la délibération du 29 mars 2001

Ce qui fait pour le maire :
275 405 x 54,46 % x 1,2

et pour un adjoint :
275 405 x 55 % x 29,70 % x 1,2

Comme disait le programme municipal de la liste récemment élue : « le budget annuel est difficile à comprendre et les chiffres présentés ne sont pas toujours expliqués objectivement. La population doit être informée régulièrement et avec une présentation simple ». C’est mal parti.

Eliminés

Le meilleur moyen de ne plus avoir d’adversaires politiques, c’est de les éliminer, de les gommer, de les balayer de la surface de la terre ! Un exemple : l’exposition sur le nazisme et la déportation qui s’est tenue à Châteaubriant du 23 au 29 avril 2001. D’habitude, quand une association invitait la municipalité, celle-ci répercutait l’info sur TOUS les conseillers, majoritaires ou minoritaires. Mais, avec la nouvelle municipalité, rien. Les élus minoritaires (de gauche), n’ont pas été prévenus de la date de l’inauguration. Au nom de la démocratie ?

Déception

Les règles de la comptabilité publique sont strictes. Par exemple, si un élu désire se rendre à Radevormwald pour le 20e anniversaire du jumelage, ses frais de déplacement peuvent être pris en compte par la mairie, mais il n’en est pas de même pour son ou sa conjoint(e). Ben oui ! Sauf qu’il y a des élus que cela a mis en colère !

FRAC

A propos d’expo, le rez de chaussée de Monoprix devait être ré-ouvert tout l’été prochain pour une grande exposition artistique avec les FRAC (fonds régional d’action culturelle) de Bretagne et Pays de Loire. Cela n’aura pas lieu. « C’est NON ! un point c’est tout » a-t-il été dit à Michel COURBET. Sans raison avancée. Cela aurait pourtant permis d’animer la ville en été.

Au départ de Michel COURBET, il faut ajouter aussi le départ volontaire de Gildas LEBRET chef du service Finances, qui a préféré s’en aller dans une administration où l’on peut travailler dans le respect de tout un chacun. Michel Courbet, Gildas Lebret, Ce sont les premières « têtes » qui valsent à la mairie de Châteaubriant. Ce n’est que le début. Il y en aura d’autres prochainement.

Dans un autre domaine, nous avons appris le départ volontaire de Patrick GAUDIN animateur du Conseil de Développement. Et nous le regrettons bien.

Ainsi, petit à petit, le pays est décapité ...Ce n’est qu’un début ....