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Echos 2001-10

(écrit le 17 octobre 2001) -

Merdier : Vingtième anniversaire du Jumelage. Beaucoup de tracts distribués à la Foire de Béré. Une fête formidable en préparation, avec un concert gratuit le vendredi soir : Sagarnaga, Chorale de Châteaubriant, Rythm’évasion. Sauf que ... ces groupes musicaux n’avaient pas été prévenus. C’est pourquoi, quelques temps après, un communiqué municipal signalait qu’il n’y aurait que l’Ecole de Musique et Rythm’Evasion (dont la participation a été imposée). Ah bon. Vous avez dit ... merdier ? Oui, mais, en musique !

A quel titre ? Donc, ce concert du vendredi soir, il était gratuit. Il fallait juste réserver sa place au Théâtre de Verre  . Même que c’était marqué dans le bulletin municipal distribué le 8 octobre. Des gens de la ville donc, ont téléphoné ou se sont déplacés pour apprendre qu’ils ne pouvaient pas réserver vu qu’ils n’avaient pas reçu un carton d’invitation. C’était donc gratuit, sur invitation et réservation. Fallait le dire ! Après coup on a su que les habitants « ordinaires », ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation, pouvaient y aller, s’il restait de la place, à condition de téléphoner après le 10 octobre. Fallait le dire ! C’était pas dit ! Vous avez dit comment déjà ... merdier ? Oui, mais en musique !

Parents : il y a quand même eu quelque 300 invitations distribuées, souvent pour des gens qui, naguère, boudaient le Théâtre de Verre   et qui désormais y prennent leurs aises. Les parents des enfants qui jouaient vendredi soir n’avaient pas été invités eux. Il y en a qui ont menacé de ne pas envoyer leurs enfants. Quel m.... !

Gratuit : c’est comme les salles municipales ! Il est écrit, dans le bulletin municipal d’avril 2001, en page 7, qu’il y a « gratuité des salles municipales », pour toutes les associations castelbriantaises. C’est aussi écrit dans la délibération du Conseil Municipal du 29 mars 2001. Sauf que ... ce n’est gratuit qu’une fois dans l’année. Fallait le dire ! C’est pas dit ! Vous avez dit comment déjà ... ? En tout cas, il y a des petits malins qui ont trouvé la parade : ils vont constituer de nouvelles associations (il suffit de 3 personnes !) comme ça ils pourront bénéficier des salles gratuitement. On risque l’engorgement ...

Personnel : le groupe d’opposition a demandé, comme c’est son droit, de suivre l’évolution du personnel communal. Il a obtenu, à sa demande, la liste des personnes arrivées et parties. Sauf que ... la liste est incomplète : il n’y a que les personnes embauchées définitivement. Les autres ont été « oubliées ». Et il y en a, des autres ! C’est comme qui dirait une information tronquée. Pourquoi ? Il y a des gens à cacher ?

Copinage : le premier travail de la nouvelle municipalité, ce fut de rechercher les salariés qui avaient pu être embauchés par copinage par l’ancienne municipalité (copains, famille, etc). Ils en ont trouvé très peu en douze ans. Comme dit un syndicaliste : « C’était pas facile d’entrer à la mairie quand on était copain ou familier d’un élu : c’était même plutôt une tare ». Bref, les rares qui ont été embauchés, l’ont été sur leurs capacités. Et, jusqu’à main-tenant, on ne comprenait pas pourquoi la nouvelle municipalité furetait tellement dans la vie privée de certains ! Il y a même eu un salarié, qui est parti maintenant, à qui on a dit : « Mais vous êtes de la famille à Henri Baron » (conseiller régional socialiste de Fercé). « mais non, pas du tout, même si mon nom peut donner à le penser ». « Alors, comme se fait-il que vous habitez Fercé ? » - « Mais c’est tout-à-fait un hasard ! »

Donc, on ne comprenait pas l’attitude de la nouvelle municipalité. Mais maintenant, quand on voit les salariés nouvellement embauchés, là on comprend : pour la nouvelle municipalité, le copinage est quelque chose de tout-à-fait-naturel ! (il passe avant les compétences, comme du temps du père). Sauf que ce ne sont pas les copains les plus nécessiteux qui sont embauchés.

L’ennemi : La chasse aux sorcières n’a jamais vraiment cessé à la mairie de Châteaubriant. Cette façon qu’a la municipalité actuelle de s’en prendre au personnel qu’il croit être ami ou famille d’anciens élus, fait penser à cette citation du romancier américain Henry Miller : « les qualités sordides imputées à l’ennemi sont toujours celles que nous reconnaissons comme nôtres et c’est pourquoi nous nous dressons pour les massacrer, puisque ce n’est que par la projection que nous nous rendons compte de leur énormité et de leur horreur. L’homme essaie comme dans un rêve de tuer l’ennemi qui est en lui ».

CTP : ça veut dire « Comité Technique paritaire ». C’est un organe de participation, qui permet aux fonctionnaires territoriaux de participer à l’organisation des services d’une mairie. D’après l’agenda-conseil des mairies, le CTP tient au moins deux séances par an. La nouvelle municipalité est élue depuis 7 mois maintenant et aucun CTP n’a eu lieu, malgré la demande de la CFTC (syndicat pourtant bien en cour). A la mairie de Châteaubriant, il est évident que le personnel ne compte pas !

Expression libre : le père n’en voulait pas. Le fils les a enlevés. La loi du 29 décembre 1979 demande aux maires de faire aménager, sur le domaine public ou sur le domaine privé communal, des panneaux d’expression libre destinés à l’affichage d’opinion ainsi qu’à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif. La demande en a été faite à Xavier Hunault (maire de l’époque), dès le 27 juin 1983. En vain. C’est la municipalité de Martine Buron qui a mis en place ces panneaux, prévus par la loi. Eh bien Alain Hunault est en train de les faire enlever un à un, en douce. Celui qui se trouvait près des PTT, par exemple, a disparu, celui qui était près de la mairie aussi, ou celui de la rue de la Renaissance. La loi dit pourtant qu’une ville de l’importance de Châteaubriant doit disposer de 17 m2 de panneaux et que les emplacements doivent être disposés de telle sorte que tout point situé en agglomération se trouve à moins d’un kilomètre de l’un au moins d’entre eux. Une fois de plus, celui qui disait vouloir respecter la légalité à 1000 %, se rapproche plutôt du 0 %. A moins qu’il ne veuille faire installer des panneaux neufs ....

Buchenwald
 : les rescapés des Camps de Concentration Nazis de Buchenwald et de Dora sont venus visiter la Carrière des Fusillés le lundi 8 octobre. Ils ont été reçus en mairie. Très bien. Mais les élus de Gauche n’ont pas été invités à cette réception, pas plus que La Mée d’ailleurs. Comme quoi Concentration peut rimer avec Ségrégation.

Morbide : Marie-George Buffet, ministre communiste, va venir à Châteaubriant pour le 60e anniversaire de l’assassinat des 27 Otages à la Sablière. Le maire de Châteaubriant lui a fait savoir qu’il était prêt à donner au futur complexe sportif qu’il veut faire construire (??), le nom d’un des fusillés de la Sablière ... si seulement Madame le Ministre des Sports s’engageait à lui faire avoir une subvention ! Ce marchandage est, au choix, morbide ou indécent.

Quémandeur : Alain Hunault a fait le même type de démarche auprès de l’association Châteaubriant-Voves-Rouillé, en lui demandant d’intervenir auprès du ministre (communiste) Jean-Claude Gayssot et en promettant de faire un « relais Information Service » auprès de la Sablière. Sauf que le terrain n’est pas à la ville et que c’est le Conseil Général qui décide (ou non) de faire un RIS....

Vergogne : c’est sans vergogne que le Maire de Châteaubriant, qui se disait le défenseur du « petit » commerce, accepte de la publicité des Grandes Surfaces pour son bulletin municipal (Intermarché, Leclerc et Monsieur Bricolage). L’argent n’a pas d’odeur. Quant aux nouveaux commerces promis en centre-ville, on n’en voit guère la couleur. Sept mois de perdus ! Quand l’adjoint au Centre-Ville aura fini de faire mumuse au Parc de la Lande, il pourra peut-être s’occuper de choses sérieuses.

Récupération : Parking Louis Davy, Plateforme des cars scolaires, nouveau foirail, lotissement de Deil, travaux dans les écoles, changement du fournisseur de restauration scolaire : tout ça c’est du travail de l’ancienne municipalité ... dont la nouvelle municipalité se glorifie dans son bulletin municipal d’octobre 2001. Cela s’appelle de la récupération. On peut y ajouter les travaux de ravalement de l’hôtel des impôts à la Ville aux Roses que le ministère s’est décidé à faire effectuer, après moult demandes de l’ancienne municipalité. Qu’une nouvelle municipalité récolte les fruits du travail de la précédente, c’est normal. Qu’elle s’en attribue seule la gloire ... c’est pas normal.

Cage : « ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux » chantait Pierre Perret. Une (jolie) cage aux oiseaux a été installée au Parc de la Lande à Châteaubriant, du moins pour le temps du 20e anniversaire du jumelage avec Radevormwald, parce qu’après, il n’est pas sûr qu’elle y demeure : dès le soir de son installation, elle a été dégradée (ce qui est bête et méchant). Au point que la municipalité a projeté de placer des maîtres-chiens autour, pour garder les oiseaux et s’est résolue à enlever les oiseaux pour la nuit ! Ce sera sans doute la même chose si l’adjoint au centre-ville installe des biquettes, comme il le prévoyait. Faudra aussi des chiens. Bah ! ca créera des emplois !

Cascade : comme prévu, une cascade a été installée au Parc de la Lande, sur un plan d’eau qui est une résurgence de la Chère. Au début il était prévu de détourner le cours de la Chère pour alimenter cette cascade, mais c’est une autre solution, moins onéreuse qui a été retenue : installer des pompes (électriques) de relevage. C’est bien ce qu’on disait : c’est comme les shadocks , il suffit de pomper l’eau en aval pour la renvoyer en amont. A propos, les conséquences à long terme ont-elles été analysées avec le syndicat du Bassin versant de la Chère ?

Copie conforme : Le lampadaire que le maire de Châteaubriant a installé au Parc de la lande pour y mettre la plaque « Parc de Radevormwald » est la copie conforme
de celui qui porte la plaque « Parc de Châteaubriant » à Radevormwald. Et le banc apporté par les Allemands pour le 20e anniversaire est quasiment le même que celui qu’ils ont apporté il y a 20 ans et qui est toujours à la Maison de l’Ange   ... A part ça, les fêtes du 20e anniversaire n’ont pas déplacé de grandes foules à Châteaubriant. Le forum des associations non plus. C’était bien sympa, mais il n’y a guère eu de visiteurs.

Saut : les photos officielles du jumelage avec Radevormwald, exposées au Marché Couvert  , ont sauté directement de 1981 à 2001, c’est-à-dire du Père au Fils en « oubliant » le 10e anniversaire. Faut dire qu’il y aurait eu, alors, Martine Buron sur une photo ! Choqués de cet ostracisme, deux castelbriantais ont défilé, dimanche 14 octobre avec un T-shirt portant, justement, une photo du 10e anniversaire.

Amitié : « Cet anniversaire est un petit pas de plus, un grand pas pour l’humanité » a dit le maire de Radevormwald, avec quelque pompe. Le matin même, lors de la réception à la mairie, une castelbriantaise a trinqué avec Jean Seroux « à l’amitié franco-allemande » . « A l’amitié franco-française » a-t-il répondu ! Ho, Jean, tu marches à côté d’tes pompes ?

Parc de Radevormwald : le parc de la Lande a donc été débaptisé pour s’appeler « Parc de Radevormwald ». cela s’est fait comme ça, sans la moindre information du Conseil Municipal.

Mais pourquoi s’appelait-il « Parc de la Lande » ? Parce qu’il appartenait à une vieille famille castelbriantaise, les Guibourg dont l’un des membres, Jean-René Guibourg, avocat, participa à la rédaction d’un des deux cahiers de doléances de Châteaubriant.

Par la suite, les Guibourg devinrent les Guibourg de La Lande. Achille Guibourg de La Lande naquit à Châteaubriant le 30 septembre 1799. Procureur royal à Châteaubriant, il démissionna lors de l’avènement de Louis-Philippe en 1830. En 1831, en tant que Président du Comité Royaliste, il fut chargé de préparer le soulèvement destiné à mettre sur le trône de France le « Duc de Bordeaux » (qu’on appelait encore le Comte de Chambord), fils du Duc de Berry et de Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, et petit-fils du roi Charles X. Achille Guibourg de la Lande fut arrêté le 6 novembre 1832, dans des conditions rocambolesques, à Nantes, chez les demoiselles Marie Louise et Pauline du Guiny, au n°3 de la Rue Haute-du-Château où la plaque de cheminée dissimulait une cachette secrète où pouvaient se réfugier plusieurs personnes.

La maison d’Achille Guibourg, qui se situait entre l’actuel bureau de Poste et la Chère a été achetée et démolie en 1976 par Xavier Hunault. Le parking de La Lande a été baptisé « place de Radevormwald » par Martine Buron pour le 10e anniversaire du Jumelage. C’est maintenant le Parc de La Lande qui laisse échapper une part d’histoire de la ville