Ecrit le 10 juin 2009
13 juin - Ch ?teaubriant - La grande braderie commerciale
Non ? la braderie de l’emploi
Rendez-vous 15 h , place de la relance sociale (devant la mairie)
d ?claration des organisations syndicales : CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Les r ?sultats obtenus lors des manifestations sociales sont tr ?s insuffisants, au regard des revendications exprim ?es le 5 janvier 2009, et alors que la crise continue de s’aggraver. Patronat et gouvernement doivent engager n ?gociations et concertation sur les sujets prioritaires les plus urgents. Le gouvernement doit mettre le « ?social ? » au centre de sa politique ?conomique et ? :
– Revaloriser le SMIC, les minima sociaux, les pensions et les retraites, conditionner toute aide publique, tout all ?gement de cotisations sociales ? des contreparties mesurables en mati ?re d’emploi, de qualification et de r ?mun ?ration,
– Mettre en œuvre un plan ambitieux en faveur de l’emploi et de la qualification des jeunes,
– Prolonger l’indemnisation des demandeurs d’emploi en fin de droits. Donner ? P ?le-Emploi les moyens n ?cessaires ? l’accompagnement personnalis ? des demandeurs d’emplois
– Supprimer la d ?fiscalisation des heures suppl ?mentaires et le bouclier fiscal, mettre ? contribution les stock-options au titre de la solidarit ?, consacrer ces ressources nouvelles au financement des mesures sociales,
Renoncer dans les fonctions publiques aux suppressions d’emplois pr ?vues pour 2009 et 2010, s’engager ? r ?sorber la pr ?carit ? et tenir ses engagements en mati ?re de n ?gociations salariales. Pour des services publics de qualit ?.
Le patronat doit assumer ses responsabilit ?s et engager des n ?gociations sur les salaires, l’indemnisation du ch ?mage, la r ?partition des richesses, la reconnaissance des qualifications, l’utilisation des aides publiques au b ?n ?fice de l’emploi, l’emploi des jeunes, le respect et l’am ?lioration des droits syndicaux et des institutions repr ?sentatives du personnel.
Le gouvernement doit renoncer ? l’extension du travail du dimanche, garantir ? l’h ?pital public les moyens de ses missions, d ?velopper le logement social, encadrer le prix des loyers. l’am ?lioration du pouvoir d’achat des salari ?s en faveur de la relance par la consommation, des politiques industrielles et ?conomiques en faveur d’un d ?veloppement durable et coordonn ?es au niveau europ ?en sont autant de moyens pour r ?pondre imm ?diatement et structurellement ? la crise.
Ecrit le 24 juin 2009
Les syndicats proposent, les salari ?s disposent
d ?ception : c’ ?tait pas la foule des grands jours ce 13 juin 2009 ? Ch ?teaubriant : une centaine de personnes seulement. Le gouvernement peut se r ?jouir, la combativit ? est morte, il a les mains libres libres libres pour continuer ? tout d ?truire.
Quatre points
Gilles Barracand, pour l’Union syndicale Solidaires, demande :
– Arr ?t des licenciements dans les entreprises qui font des profits, indemnisation du ch ?mage partiel ? 100 %
– Augmentation des salaires : 300 ? par mois, pour tous.
– Arr ?t des suppressions d’emploi dans les services publics
– En finir avec la fiscalit ? qui favorise les riches : suppression du bouclier fiscal, du paquet fiscal, de la d ?fiscalisation des heures suppl ?mentaires, de la TVA sur les produits de premi ?re n ?cessit ?, plus grande progressivit ? de l’imp ?t sur le revenu et taxation accrue des m ?nages les plus riches.
Ces quatre points de revendication sont communs aux diff ?rents syndicats. Reste ? trouver les moyens d’y parvenir
75 % des jeunes .
La CFDT (Bernard Gaudin) se r ?jouit de la mise en place du fonds d’investissement social. « ?Mais il va falloir passer ? la vitesse sup ?rieure : pour former plut ?t que licencier, pour ?lever le niveau de qualification des salari ?s, et pour maintenir le lien des salari ?s avec l’entreprise ? ».
« ?Il est indispensable que la n ?gociation [avec le patronat] aborde une nouvelle gouvernance des entreprises et procure de nouveaux droits aux repr ?sentants des salari ?s, pour peser dans les d ?cisions qui engagent l’avenir des entreprises et parvenir ? une autre distribution des richesses.? »
Car la crise est avant tout la cons ?quence d’exigences d ?mesur ?es de la part des d ?tenteurs d’avoirs financiers. Une crise qui montre toutes les limites du capitalisme financier. Le r ?ajustement est violent et il se fait au d ?triment des salari ?s ? qui on fait payer injustement l’addition.
« ?75% des jeunes entr ?s sur le march ? du travail au terme de l’ann ?e scolaire 2008 n’ont pas trouv ? d’emploi ? ce jour. Le taux de ch ?mage des jeunes augmente de 62% sur un an en Pays de Loire. Combien seront-ils demain au terme de l’ann ?e scolaire qui s’ach ?ve ?? »
2000 par jour
La CGT (Serge Adry), rel ?ve que le nombre de ch ?meurs en France s’accro ?t de 2000 par jour (1) et note la diff ?rence entre ceux qui nous gouvernent, et qui cherchent ? g ?rer la crise, et « ?les salari ?s qui eux revendiquent des moyens pour sortir de la crise ? »
Il faut « ?encourager l’innovation, la recherche et le d ?veloppement, favoriser l’emploi dans les secteurs cl ?s, investir dans les nouvelles technologies et assurer des services publics de grande qualit ?. L’ ?ducation et la formation tout au long de la vie sont des ?l ?ments essentiels dans le d ?veloppement d’emplois ? »
(1) La M ?e a renonc ? ? en faire la liste mais les derni ?res annonces portent sur 1093 suppressions d’emplois chez Michelin (et 1800 d ?parts volontaires !), 34 000 dans la fonction publique, 47 000 dans le b ?timent, 550 ? la t ?l ?vision (TDF), 560 chez Axa, 650 dans les magasins Marionnaud, Mais les ch ?meurs sont pri ?s de trouver du boulot ! Comme dit Actu-Chom ?ge : « ?alors que ces d ?graissages touchent en majorit ? les seniors (qui ne retrouveront pas de boulot) et les jeunes (qui n’arriveront pas ? cotiser assez), puisque la s ?cu est maintenant plomb ?e par le ch ?mage partiel et que ceux qui travaillent encore abusent des arr ?ts maladie, nous dit-on, le gouvernement ne trouve rien de mieux ? faire que de relancer le d ?bat sur l’ ?ge l ?gal de d ?part ? la retraite. Nous vivons d ?cid ?ment une ?poque formidable ? ».

