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Réfugiés en France

Ecrit le 21 décembre 2016

 Les réfugiés sont-ils les bienvenus à Châteaubriant ?

(communiqué)

Le masque est tombé. Alors que monsieur le Maire avait laissé croire à l’automne 2015 qu’il était prêt à accueillir des familles de réfugiés, ses propos lors du conseil municipal du 7 décembre ont été sans équivoque : il n’a fait aucune proposition d’hébergement aux services préfectoraux. Il fait partie des trop nombreux élus locaux qui, en refusant de coopérer avec l’Etat, font preuve d’une dramatique indifférence à l’égard des populations victimes des conflits armés, de l’oppression ou de la misère.

Encore plus consternant : il se dit choqué que « des demandeurs d’asile qui n’ont pas le statut de réfugiés puissent arriver à Châteaubriant sans qu’on sache qui ils sont, d’où ils viennent et pour combien de temps ». Ces personnes étrangères représentent-elles donc un danger ? Ce n’est pas l’avis de municipalités proches de la nôtre. Elles parlent en termes positifs de la présence de demandeurs d’asile dans leur commune et des liens noués avec la population.

A notre tour d’être choqués. Les propos et l’attitude de monsieur Hunault sont blessants pour les réfugiés et demandeurs d’asile présents actuellement à Châteaubriant. Ils s’opposent aux valeurs de générosité et d’humanisme mises en œuvre par les associations locales qui s’impliquent quotidiennement pour soutenir ces personnes matériellement et dans leurs démarches d’insertion.

Monsieur Hunault a annoncé sa candidature à un mandat national d’ici quelques mois. Nous lui demandons de se rappeler que la fraternité est l’un des termes de la devise de la République.

Communiqué de La Voie Citoyenne
B.Gaudin, M. Humeau, N.Boucherie


Ecrit le 11 janvier 2017

 Quelques dizaines d’euros

En réponse au communiqué de La Voie Citoyenne, du 17 décembre 2016, disant notamment que « Les propos et l’attitude de monsieur Hunault sont blessants pour les réfugiés et demandeurs d’asile présents actuellement à Châteaubriant. Ils s’opposent aux valeurs de générosité et d’humanisme mises en œuvre par les associations locales qui s’impliquent quotidiennement pour soutenir ces personnes matériellement et dans leurs démarches d’insertion », le maire de Châteaubriant a répondu, le 21 décembre dans ouest-France : « En matière de fraternité, nous n’avons pas de leçon à recevoir alors que la Ville consacre chaque année le budget très conséquent de 1 831 700 € à son action sociale ».

La voie citoyenne réplique : « M. Hunault entretient la confusion quand il évoque un budget de l’action sociale de la mairie à 1 831 500 euros. Ce budget est en très grande partie (les deux tiers) lié à l’activité de soins infirmiers et services d’aides à domicile gérés par le CCAS  . La réalité des aides facultatives attribuées aux familles est de 9290 euros pour l’année 2015 dont une toute petite partie, quelques dizaines d’euros, concerne l’aide à la cantine pour des enfants de familles de demandeurs d’asile accompagnées par des associations de solidarité ».

Signé : Bernard Gaudin, Marie Humeau,
Nelly Boucherie

 Dans les rues de Paris

Paris, le 7 janvier 2017 : Médecins sans frontières dénonce la systématisation des violences policières qui ciblent les centaines de migrants parisiens en errance dans la capitale. Alors que les températures sont devenues négatives, les policiers harcèlent les migrants en leur confisquant leurs couvertures, utilisant parfois des gaz lacrymogènes pour les disperser, allant jusqu’à leur interdire de s’asseoir dans la file d’attente du centre humanitaire de la Chapelle où ils attendent une place d’hébergement. Ces pratiques inacceptables mettent en danger la vie des migrants : les équipes de Médecins sans frontières ont dû prendre en charge huit personnes proches de l’hypothermie.

« Ces violences, c’est une tentative dérisoire de soustraire cette population en détresse à la vue du public. Ce déni de réalité par la violence doit cesser » dit encore le communiqué de Médecins sans frontières.