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La question des Réfugiés

Ecrit le 12 avril 2017

Chaque jour, des personnes sont obligées partir de chez elles, souvent brutalement : fuir un conflit, échapper à des persécutions ou espoir d’un meilleur avenir, ailleurs. Elles partent de Syrie, d’Afghanistan, du Myanmar, d’Erythrée, de Somalie, d’Irak, ou encore du Honduras, d’El Salvador ou du Guatemala… Une soirée d’Amnesty International a rassemblé beaucoup de gens à Châteaubriant le 29 mars dernier.

Quelques chiffres :

– 3 % - les réfugiés concernent 3 % de la population mondiale
– 51 % : 51 % des réfugiés sont des enfants.
– 86 % : 86 % des réfugiés se rendent dans des pays voisins à faibles ressources.

Pour résoudre la question des réfugiés, il faut d’abord mettre fin aux mauvaises conditions de vie dans les pays d’origine, mais cela ne peut se faire en un jour. En attendant, pour Amnesty, il importe de protéger les réfugiés, de les accueillir dignement : logement, nourriture, non-renvoi vers une situation dangereuse.

Joan Hacquet, bénévole, apporté son témoignage : il s’était engagé comme cuisinier. « En Grèce où j’étais, les réfugiés étaient disséminés dans de petits camps, sans eau, sans électricité.

Nous fournissions jusqu’à 2000 repas par jour. Et puis on nous a demandé de partir. L’argent versé par le HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) a été détourné par les mafias locales, voire par les multinationales ».

Françoise Lacheron, conseillère municipale à Martigné-Ferchaud, raconte : « quand la préfecture a envoyé une circulaire pour recenser les locaux disponibles, nous avons proposé l’ancienne gendarmerie.

Après quelques travaux de rénovation, dix familles syriennes sont arrivées en juin 2016. Le FN   a essayé d’ameuter la population, mais nous, nous nous sommes appuyés sur les associations et nous avons trouvé une grande solidarité : cuisine, jardin, vélos, cours de français... Les choses se sont très bien passées, un échange formidable, une ouverture culturelle. Sept familles sont parties vers d’autres horizons, d’autres sont arrivées hier ».

Aya et sa fille de 15 ans ont raconté un peu leur périple. La jeune fille a connu quatre ans d’errance et est heureuse de pouvoir se poser et suivre une scolarité normale.

La jeune fille a connu 4 ans d’errance

A Châteaubriant, Danielle Rouzière a parlé des associations de solidarité : Tous solidaires et Solimée et a détaillé le parcours d’un demandeur d’asile à la recherche d’une carte de séjour (le saviez-vous ? Une carte de séjour, quand on l’obtient, se paie : de 200 à 500 €).

Elle a évoqué les coups de main donnés par le Secours Populaire  , St Vincent des Paul, le Resto du Cœur (où des réfugiés sont devenus bénévoles), la Croix-Rouge. Les militants accompagnent les demandeurs d’asile dans leurs démarches administratives. L’association Rencontres   s’occupe de l’apprentissage du français. Diverses manifestations, comme un pique-nique solidaire avec des artistes locaux, permettent de trouver des fonds.

A Blain, une association « Blain sans frontières » s’est créée depuis 2006 : lien social, parrainages républicains devant le maire, logement. « La situation devient de plus en plus dramatique dans les pays d’origine et ici, en France, les procédures se compliquent ».

A Derval, une association s’est créée aussi, « mais nous ne notons aucun encouragement de la mairie ou de la communauté de communes »[ndlr : ça vous étonne ?].

A Segré, l’accueil de réfugiés est une longue tradition. Les militants font des soirées avec des artistes locaux, organisent des souscriptions, accompagnent les demandeurs d’asile au Tribunal Administratif ou à la Gendarmerie, réalisent des parrainages citoyens sur la place de la mairie, et, un samedi sur deux, rappellent leur solidarité en se réunissant sur la Place de la République qu’ils ont rebaptisée « Place du Droit d’Asile ».

L’accueil de réfugiés ne peut pas être imposé « mais il faut expliquer qu’il est très important de le faire ».

 Des routes mortelles

Sur les routes de l’exil, les migrants et les réfugiés sont souvent confrontés à la violence : l’arbitraire des passeurs, les détentions illégales, les menaces et les violences… Les femmes et les enfants, surtout s’ils sont isolés, sont particulièrement vulnérables.

En 2015, plus de 5 400 personnes sont mortes sur les routes de l’exil dans le monde.

Face à cette situation, les pays les plus riches s’érigent en forteresse. Ceux qui ont les moyens de protéger et d’accueillir de l’Europe à l’Australie, en passant par la Thaïlande ou la Malaisie se ferment, en laissant mourir à leur porte des milliers de personnes. Amnesty International dénonce cette situation et appelle à la solidarité.

Pour le groupe de Châteaubriant,
et le groupe de Derval, contact :
06 41 59 51 81


Ecrit le 21 juin 2017

 Joude Jassouma, 24 juin

« Un jour j’ai vu un chien portant la tête décapitée d’un être humain. Là j’ai dit : il faut partir »

Juin 2015, Alep sombre dans le chaos. Comme des centaines de milliers de civils, Joude Jassouma décide de fuir avec sa femme Aya et leur petite fille Zaine. Jeune professeur de français au lycée, il se cache, déménage quatre fois pour éviter les bombardements. Puis se résout à l’exil. Des rives du Levant jusqu’à Martigné-Ferchaud, en passant par Istanbul et les camps de refugiés de l’île de Leros, ce livre raconte l’exode d’un enfant des quartiers pauvres d’Alep, amoureux de Flaubert et d’Éluard. L’odyssée d’un héros anonyme qui, au péril de sa vie, a traversé la mer Égée à bord d’un canot en plastique en quête d’une terre d’asile.

Le livre Je viens d’Alep

, écrit avec Laurence de Cambronne, sera présenté par Joude Jassouma au Centre Leclerc de Châteaubriant, samedi 24 juin 10-18 h dans le cadre des actions d’Amnesty International.