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Présidentielles 2017, résultats du premier tour

  Sommaire  

Ecrit le 24 avril 2017

Présidentielles - 1er tour- Châteaubriant

Voici, ci-dessus, les résultats du premier tour des Présidentielles à Châteaubriant.

– Emmanuel Macron fait un très beau score global, 28,46 %. Il est en tête dans quatre quartiers sur six et notamment dans les deux quartiers plus résidentiels : Mairie et Béré.

– François Fillon est en tête, comme d’habitude, dans les deux quartiers les plus « vieux » : Marcel Viaud et Terrasses, mais d’extrême justesse. Il y a donc bien eu une dynamique « Macron ». Avec 23,8 % Filon fait un très mauvais résultat alors que son parti a fait 40,76 % à Châteaubriant lors des Régionales 2015.

– Marine Le Pen ne récolte que 15,05 %. Alors qu’elle est très connue, elle fait un moins bon score que le candidat FN   des Régionales 2015. [mais plus qu’aux présidentielles de 2012 : 12,98]

– Pour Benoit Hamon, c’est un mauvais résultat, conforme à ce qu’il est au niveau national. Il avait pourtant un bon programme. Il a peut-être été victime d’un vote utile qui s’est porté sur Jean-Luc Mélenchon.

– Jean-Luc Mélenchon, avec 17,46 % est déçu. Il a tout donné dans cette bataille électorale, sans obtenir le résultat escompté.

Finalement, comme au niveau national, il y a :
– une dynamique Macron,
– une défaite des partis traditionnels de droite et de gauche,
– un désintérêt des électeurs pour ceux qui, pourtant, voudraient le plus porter leurs intérêts : Mélenchon, Poutou, Arthaud.

Résultats nationaux :

  • Macron  : 23,75
  • Le Pen  : 21,53
  • Fillon  : 19,91
  • Mélenchon  : 19,64
  • Hamon  : 6,35

Résultats Loire-Atlantique :

  • Macron  : 28,66
  • Le Pen  : 13,7
  • Fillon  : 19,68
  • Mélenchon  : 21,98
  • Hamon  : 8,03

 Dégagisme

Ce vote du 23 avril manifeste le parti du « Dégagisme ». Les électeurs ont choisi massivement de « dégager » les responsables des vieux partis : Les Républicains où Juppé, Copé, Sarkozy, Fillon ont été éliminés les uns après les autres. Le Parti Socialiste où Hollande, Valls, Ayrault ont été éliminés aussi, entraînant Benoît Hamon dans leur chute.

Les électeurs ont sans doute voulu renouveler le personnel politique en place, trop coupé des réalités concrètes de la vie des gens. D’une certaine façon, ils ont éliminé aussi le Front National qui, malgré sa surenchère populiste et sécuritaire, n’a pas pu emporter la première place.

Résultat : on ne sait pas où on va. Macron dit qu’il veut dépasser le clivage gauche-droite. Mais pour aller où ? Pour construire quoi ? Son programme n’est pas clair à ce sujet. Et le ralliement massif d’élus de droite nous inquiète. Le fait que les marchés soient satisfaits aussi, nous inquiète également.

Pour autant, il est évident qu’il faut faire éliminer Marine Le Pen. Il y a 80 ans, la Droite avait choisi « Plutôt Hitler que le Front Populaire ». Cette fois, elle a compris qu’il ne fallait pas répéter cette erreur : Fillon, Estrosi, Juppé, Wauquiez, Baroin appellent à voter Macron.

A gauche, les réactions sont plus mitigées. Hollande, Cazeneuve, Valls, Ayrault appellent ouvertement à voter Macron, tout comme Benoît Hamon. D’autres appellent à battre Le Pen, ce n’est pas la même chose même si le résultat est le même !

Le fait que E.Macron soit allé fêter sa victoire dans les dorures de « La Rotonde » à Paris, une grande brasserie du boulevard Montparnasse, est un signe négatif quand on sait qu’il n’est pas allé rencontrer les grévistes de Whirlpool qui luttent pour garder leur entreprise.

Pour les symboles, rappelons que La Rotonde fut le quartier général des partisans de François Hollande, à l’heure où celui-ci préparait sa candidature pour la présidentielle de 2012. Le restaurant tire son nom du bâtiment « La Rotonde », l’une des barrières d’octroi du mur des Fermiers généraux, construite juste avant la Révolution. Un bâtiment historiquement lié à la finance, devant lequel La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon a fait sa première grande manifestation le 5 juin 2016.

 Communiqués

Nous avons reçu des communiqués

Michelle Meunier, sénatrice : « Face à une gauche divisée, une droite déconsidérée et une extrême-droite menaçante, les électeurs.rice.s ont choisi de soutenir Emmanuel Macron et de le qualifier pour le second tour ».

« Le Front National confirme son ancrage dans le paysage, par un discours démagogique, attisant les peurs et les rejets. La gauche divisée n’a pas su rassembler alors que les programmes de Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon le permettaient.(…).

Mais l’heure n’est pas à se renvoyer inutilement les responsabilités de ce qu’on peut appeler un échec, un rendez-vous manqué pour la gauche. L’heure est à défendre la République, à défendre nos valeurs. Nous devons tout faire pour nous opposer le 7 Mai à une victoire de l’extrême-droite »

Philippe Grosvalet, président du Conseil Départemental : « Au premier tour de cette élection, j’ai voté Benoît Hamon, le candidat le plus proche de mes convictions et de ma vision de l’avenir. Au second tour, le dimanche 7 mai, je n’ai pas d’autre choix que de voter contre l’extrême-droite (…) Ce vote par devoir illustre l’absurdité de l’élection présidentielle, qui aboutit à une forme de monarchie républicaine que j’ai eu l’occasion maintes fois de dénoncer. Les institutions de la Ve République sont à bout de souffle et la séquence politique que nous venons de vivre en est hélas la plus parfaite illustration.

Je considère que la seule véritable rénovation politique doit se situer dans une démocratie parlementaire. Dans ce cadre, les prochaines élections législatives constitueront le rendez-vous politique le plus important. C’est pourquoi j’appelle d’ores et déjà les citoyens à se mobiliser et je leur fais confiance pour donner à la France une majorité de progrès autour des candidats présentés par le Parti socialiste. En entamant dès aujourd’hui sa refondation, celui-ci continuera de faire battre le cœur de la gauche. Le vrai second tour de cette présidentielle se jouera donc les 11 et 18 juin avec les élections législatives ».

Christophe Clergeau, lui aussi déçu de « la défaite lourde du Parti Socialiste » apporte un soutien plein et entier à Emmanuel Macron, « même si de nombreux points de désaccord existent ».

Le Front de gauche réagit aussi : Le score de Jean Luc Mélenchon démontre la vitalité, à gauche, des aspirations au progrès social, à la préservation de l’environnement, au renouveau démocratique et notamment au passage à la 6e République pour en finir avec le présidentialisme. Il faut désormais empêcher une victoire de l’extrême-droite qui ferait courir un grave danger aux libertés fondamentales, aux droits démocratiques et sociaux. (...)

(…) Le mouvement Ensemble ! appelle à la mobilisation, dans la rue le 1er mai, en votant contre Le Pen le 7 mai, pour empêcher l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Dans le même temps, il combattra le projet d’Emmanuel Macron. Il faudra empêcher Macron de constituer une majorité à l’assemblée nationale avec une partie de la droite et la droite du Parti Socialiste, sur son orientation ultra libérale, aggravant les politiques du quinquennat de Hollande

La dynamique de la campagne autour du candidat JLM doit s’amplifier mais aussi s’élargir. Rassembler une nouvelle gauche, « une gauche debout », c’est la seule manière de battre immédiatement et durablement le FN   et les politiques réactionnaires, alimentées par les renoncements de la gauche gouvernementale. La question de la reconstruction d’une gauche digne de ce nom. ».