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Le train, la fibre et le vélo

Ecrit le 11 avril 2017

 Sauvez le train !

Réunion publique le 4 avril à Châteaubriant au sujet de l’avenir du train vers Rennes. Beaucoup de présents : des usagers et quelques maires. Le maire de Châteaubriant a expliqué ce qu’il avait fait du temps où il était Conseiller Régional, mais il n’est plus Conseiller et la Région Pays de Loire était absente [sauf Viviane Lopez, conseillère d’opposition, qui n’avait pas pouvoir de représenter la Région].

Un long document a présenté les caractéristiques de cette ligne et montré notamment que 40 % des usagers ont entre 40 et 60 ans : ce sont donc des actifs se déplaçant pour leur travail. Selon les chiffres de la SNCF, la fréquentation a connu une hausse de 30,33 % en seulement deux ans, de 2013 à 2015, passant de 384 000 à 551 150 voyageurs. Et SNCF réseau affirmait en 2014 que cette ligne pourrait connaître la meilleure hausse de fréquentation de l’ensemble du réseau autour de Rennes. Sans parler de la possibilité de relier plus rapidement Rennes à Nantes via Châteaubriant… Mais suite à la dégradation des horaires, le nombre de voyages a été divisé par deux, avant qu’une fermeture « temporaire » entre Retiers et Châteaubriant n’intervienne.

L’ACCRET (Association Citoyenne Châteaubriant-Rennes En Train) insiste sur la restauration de cette ligne et surtout sur sa modernisation sans laquelle le raccord ne se ferait pas avec les gares de Rennes et de Nantes.

 Une liaison ferroviaire performante

L’association Nexus fait des propositions pour une liaison ferroviaire performante Rennes-Châteaubriant-Nantes avec desserte dans les prolongements de la ligne (et sans changement de train) des aéroports de Rennes Bretagne et Nantes Atlantique.

Suite à la décision d’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, Madame Elisabeth BORNE, Ministre des Transports a chargé le 31 Janvier 2018 Monsieur Francis ROL TANGUY, Commissaire Maître, de « faire émerger un projet stratégique pour les mobilités du Grand Ouest ».

Le 16 Avril prochain, lors de sa rencontre avec M.Francis ROL-TANGUY, l’association NEXUS présentera le projet de lien ferroviaire performant RENNES -Châteaubriant -NANTES (sans changement de train à Châteaubriant) et demandera à l’État d’assumer la prise en charge de la remise à niveau de cette ligne au titre des compensations et alternatives à mettre en place pour palier l’abandon du projet de Notre Dame des Landes.

A titre indicatif, dans une première phase de remise à niveau de la ligne, cette liaison permettrait les meilleurs temps de trajet estimés suivants :
- Châteaubriant-Rennes : 45 min (au lieu de 72 min)
- Châteaubriant-Rennes-Aéroport Rennes Bretagne 52 min (au lieu de 98 min avec
correspondance bus)
- Châteaubriant- Nantes 49 min (au lieu de 67 min)
- Châteaubriant- Nantes -Aéroport Nantes Atlantique 59 min (au lieu de 99 min avec
correspondance tram /bus).

Toutes les populations, commerces et entreprises des villes situées sur cette ligne SNCF seraient fortement bénéficiaires de ces accessibilités et attractivités renforcées.

Dans un communiqué la FNAUT (Fédération Nationale des Usagers des Transports) déclare : « Une exploitation intelligente de l’axe passant par Châteaubriant est indispensable. Pour un coût limité et des investissements étalés dans le temps, on peut disposer d’une liaison de proximité permettant d’aller d’une périphérie urbaine au centre-ville de l’autre métropole, tout en desservant les territoires ruraux : une sorte de Réseau Express bi Régional, qui serait complémentaire et non concurrent de la liaison actuelle. Il n’est pas possible d’élargir continuellement les voies routières, qui réclament de gros investissements et font perdurer les pollutions, l’insécurité routière et des coûts de déplacement importants pour les ménages  ».

Rappelons que le train est six fois moins consommateur d’énergie que la voiture individuelle, qu’il a l’avantage de la régularité, de la sécurité, de la possibilité de travailler ou de se reposer durant le trajet.

Après avoir participé, ce mercredi 4 avril, à la réunion publique organisée par l’ACCRET à Châteaubriant, Viviane Lopez apporte son soutien plein et entier aux revendications portées par l’association. « Alors que la ligne Châteaubriant-Rennes est aujourd’hui menacée, j’attends un engagement fort de la Région et de l’Etat pour son maintien, sa modernisation et son développement à travers une organisation adaptée des mobilités dans le Castelbriantais ».

« J’ai interpellé la Présidente du Conseil régional, lors de la session du mois de mars, sur ce sujet. N’ayant pas obtenu à ce jour de réponse, je renouvelle ma demande d’un engagement fort de la Région sur la ligne Châteaubriant-Rennes. Au-delà des études, la Région doit acter sa participation financière pour les travaux et faire pression sur l’État et la SNCF pour boucler le tour de table. Il s’agit d’un dossier essentiel pour les habitants du Castelbriantais mais également symbolique sur l’avenir des petites lignes et des services publics dans les territoires ruraux ». (fin de communiqué)

Mais il faudra choisir : en fin de réunion un « scoop » a été annoncé en tant que tel par le représentant de l’Accret : Janzé va devoir choisir entre la construction d’un lycée et le maintien de la ligne. C’est inadmissible !


Ecrit le 11 avril 2017

 La fibre arrive à Nozay

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Ecrit le 11 avril 2018

 Vélo : Châteaubriant sous la moyenne

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Ecrit le 18 avril 2018

 Tram-Train ou T.E.R. ?

Un lecteur exprime son point de vue :

La lecture de la page « une liaison ferroviaire performante » [La Mée du 11 avril 2018] accélère mon envie de réagir depuis quelque temps sur la communication lobbyiste de Nexus.

Dans le cadre du projet de réouverture de la ligne de chemin de fer Nantes / Châteaubriant, un certain nombre de choix ont été faits et largement exposés lors de plusieurs réunions publiques :

- Le choix d’un nouveau matériel appelé tram train, qui peut circuler aussi bien en zone urbaine sous le réseau 750 V qu’en zone rurale sous le réseau 20 000 V.
- La vitesse que peut atteindre le matériel permettant d’obtenir une dérogation à la règle selon laquelle il ne doit plus y avoir de passage à niveau lors de la création de ligne ferroviaire.

- Le choix d’une voie unique, avec quel-ques espaces de croisement en double voie, suffisants pour permettre la circulation de ces équipements à un cadencement satisfaisant tout en limitant le coût global de la remise en service électrifiée.

Affirmer aujourd’hui que « toutes les populations, commerces et entreprises des villes situées sur cette ligne seraient fortement bénéficiaires » d’un lien RENNES-Châteaubriant-NANTES (sans changement de train à Châteaubriant) est une erreur, voire un mensonge à la population diffusé dans les médias qui reprennent cette affirmation sans plus d’analyse. [Et toc pour La Mée !]

Un T.E.R qui permettrait de relier Nantes à Châteaubriant (ou l’inverse) en 49 min ne s’arrêterait plus aux gares de Issé, Abbaretz, (Nort sur Erdre ?), Sucé sur Erdre, les trois arrêts fort fréquentés de La Chapelle sur Erdre.

Les usagers de ces gares, on en fait quoi ? Les lignes Lila précédemment existantes ayant été supprimées, chacun.e reprend sa voiture ?

Un TER qui permettrait de relier Nantes à Châteaubriant (ou l’inverse) en 49 min ferait tomber la dérogation sur les passages à niveau, donc leur suppression. Les usagers des routes qui seraient forcément coupées, on en fait quoi ? On crée des kilomètres de détours, y compris pour les engins agricoles, la circulation locale ?

Pour quelques urbains qui gagneraient dans une liaison Nantes / Rennes, combien de ruraux seraient une fois de plus laissés pour compte ?

On peut toujours critiquer ce qui a été fait, les choix qui ont été posés après de larges concertations, mais il faut être honnête et porter à la connaissance de tou.te.s les contraintes qu’apporterait inévitablement une proposition différente qui, même si elle peut sembler séduisante à quelques-uns, ne répond plus aux besoins du plus grand nombre des zones rurales déjà bien mal desservies par les transports collectifs.

Si une critique doit être portée, c’est plutôt sur la décision de la Région d’alourdir la tarification pour l’usager de ce transport, alors même que les élus transport de la Région, de la mandature précédente ou au début de celle-ci, affirmaient que ces tarifs seraient revus à la baisse dès que le décret permettant aux Régions de fixer librement leurs tarifs ferroviaires régionaux seraient parus.

Jean-Pierre Possoz
Maire d’Abbaretz et utilisateur occasionnel du Tram-Train.