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La SNCF cherche un fric fou

Ecrit le 24 octobre 2018

Selon des informations de Presse-Océan, la SNCF réclame 37 millions d’euros aux collectivités locales. Rappelons que le tram-train Châteaubriant-Nantes a été mis en service le 28 février 2014 et qu’il rend de grands services en particulier sur la partie Nort s/Erdre-Nantes. Il est en revanche décevant sur la partie Châteaubriant-Nantes, en raison
- de divers incidents qui se produisent de temps en temps,
- d’un nombre insuffisant de trajets ce qui ne le rend pas assez incitatif,
- des liaisons par car qui ont été supprimées dans de nombreuses communes,
- des tarifs prohibitifs qui y sont pratiqués, surtout depuis que la Région a appliqué ses dernières augmentations.

Et voilà que la SNCF, depuis la début de l’année 2018, a engagé un recours contre les collectivités locales, quatre ans après l’ouverture de la ligne. On peut s’étonner d’un tel délai !

SNCF Réseau, pilote du chantier du tram-train de la ligne Nantes-Châteaubriant réclame en effet 37 millions de frais de surcoût du chantier : 15 millions d’euros sont exigés du Département, 16,94 millions de la Région et 4,4 millions de Nantes Métropole. « L’entreprise voudrait imputer à notre charge les dépassements enregistrés sur ce chantier placé sous sa responsabilité. Et ce, alors que l’on n’a fait aucune demande de modification de programme » dit Philippe Grosvalet président du Département. L’affaire est déposée devant le Tribunal administratif.

 La ligne SNCF vers Rennes Où en sommes-nous ?

(communiqué de l’association ACCRET).

La première tranche de travaux de rénovation va se tenir selon toute vraisemblance de mars à novembre-décembre 2019 entre Retiers et Rennes.

La deuxième tranche de travaux entre Retiers et Châteaubriant n’est plus programmée. La Région Pays de la Loire refuse désormais de s’engager tant que l’État n’aura pas pris la part qu’elle estimera suffisante aux compensations promises à la suite de l’abandon de NDDL. L’intérêt général que représente la rénovation de cette portion de ligne est donc soumis au résultat d’un conflit qui ne nous concerne que modérément. « Nous continuons à agir pour que nous soyons pas les dindons de la farce » dit l’association qui annonce diverses actions dont « Cul à cul ».

Opération « le Cul à cul, ça pue » : il s’agit de la pose d’une bannière pendant quelques matins choisis au dessus de la quatre-voies Rennes-Angers à Vern pour sensibiliser les automobilistes pris dans les traditionnels bouchons à l’alternative intelligente qu’est le train. Objectifs : faire parler de la ligne, ne pas la laisser dans l’oubli pendant les travaux.

 Des sous vexants

La SNCF sait pourtant trouver des fonds, voici une petite histoire qui s’est produite à Châteaubriant.

Un matin de la semaine dernière, Madame X. , âgée de plus de 75 ans et très mal-voyante, doit se rendre impérativement à Nantes. Son TER , le « Tram- train », part de Châteaubriant à 9 h 21. Or, le guichet de la gare n’ouvre qu’à 10 heures. Comme son handicap l’empêche de prendre un billet au distributeur automatique, elle monte dans le train pour informer le contrôleur de la situation et lui en acheter un, en lui montrant le certificat médical qui atteste de son handicap. Le billet est délivré… mais le tarif est augmenté d’une AMENDE de 7 euros, sous prétexte que Madame X. est montée dans le train sans titre de transport !

Excès de zèle ? Application stupide d’une réglementation ? C’est en tout cas une vexation inutile pour une personne en situation de handicap.

Campagne « Ma ligne pour demain » : il s’agit de faire émerger tous les besoins, tous les désirs, toutes les envies, toutes les utopies concernant l’activité et l’utilisation de la ligne Châteaubriant-Rennes après la première phase de travaux (mars à novembre-décembre 2019) : « services (aussi bien les horaires que les services connexes : billetterie, présence humaine, commerces, parkings, etc.), matériel, aménagement des espaces, accès, vie des gares, etc. La campagne fonctionnera sur trois ressorts :
- une enquête numérique exclusivement centrée sur la réponse aux besoins (au sens large).
- une enquête papier (formule allégée de l’enquête numérique) glissée dans les bulletins municipaux des communes de la Roche aux Fées à paraître en janvier 2019 (l’association souhaite aussi le faire pour la Com’Com’   Châteaubriant-Derval)
- des réunions citoyennes organisées entre janvier et juin 2019 pour faire émerger des idées et/ou renforcer des propositions issues des enquêtes.

Contact : ACCRET :
voir le site associationaccret

 Externaliser

Selon l’Humanité du 19/10, Pour « faire baisser les coûts », Patrick Jeantet, président de SNCF Réseau, entend « confier à des entreprises privées » l’entretien de certaines « petites lignes ». Ainsi, le gestionnaire d’infrastructures deviendrait simple donneur d’ordres, chargé de « contractualiser » les missions de maintenance d’un réseau ferré dont il est propriétaire. C’est en réalité de la généralisation d’un système existant dont il est question.

Aujourd’hui, 35 % de l’activité de SNCF Réseau sont déjà sous-traités et les deux tiers des travaux sur voies sont externalisés.


 Réunion publique sur la mobilité

La première réunion publique sur le Plan Global de Déplacement (PGD) de la Com’Com’   Châteaubriant-Derval se déroulera mercredi 24 octobre à 18h30 à la salle municipale de St Vincent des Landes. Elle prendra la forme de deux ateliers « Dessine moi ta mobilité sur une carte » et « Choisis des images sur le ressenti de ta mobilité d’aujourd’hui et sur la mobilité souhaitée pour demain ».

Ce PGD doit faciliter la mobilité entre les zones d’habitat et les principaux pôles de services et d’emplois du territoire, mais aussi avec les territoires et agglomérations voisines. 

A partir d’un état des lieux des déplacements sur le territoire, des enjeux et des objectifs seront partagés et conduiront à un plan d’actions à moyen et long terme avec étude technique et financière de la faisabilité d’opérations portant sur les transports collectifs, les modes doux et les services partagés (transport à la demande, covoiturage, auto partage, location de deux roues…).

Ce PGD prendra la forme d’un plan de mobilité rurale tel que prévu à l’article L.1213-3-4 du code des transports.

Renseignements au 02 40 81 84 09


 Plan transports

Porté par le ministère des Transports, le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) vise à faciliter le déplacement quotidien des Français en ville, ainsi que dans les campagnes, tout en misant sur l’axe écologique des transports en favorisant l’utilisation des modes de transport les moins polluants. Ce texte de plus de soixante-dix pages et comportant 29 articles, devrait alors être débattu au Parlement au début du printemps 2019.

Le texte de loi encadre le développement de péages sans barrières aux péages autoroutiers, afin de réduire la pollution automobile et fluidifier le trafic. Il envisage de créer aussi « un forfait mobilité », pouvant atteindre 400 euros par an, qui serait versé aux salariés qui viennent à vélo ou en covoiturage.