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Accueil > Intercommunalité et diverses communes > CCCD 2017 > PCAET : l’économie et le commerce

PCAET : l’économie et le commerce

  Sommaire  

Ecrit le 28 juin 2017

Dans le cadre de la préparation du PCAET (Plan Climat Air Energie Territoire) et du SCOT   (Schéma de Cohérence Territoriale), les cabinets d’études poursuivent leur activité. On peut consulter ces documents ici :

voir le site pcaet-cccd

L’étude montre que le nombre d’emplois est en hausse sur le territoire depuis 1999, la hausse est de 8 % , bien inférieure à celles de la France (13 %) et du Département (28 %).

On peut distinguer deux types de production :

- l’activité résidentielle : activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone, qu’elles soient résidentes ou touristes. …. 57 % dans la CCCD.

- l’activité productive : produisant des biens majoritairement consommés hors de la zone et des activités de services destinées principalement aux entreprises correspondantes….. 43 % dans la CCCD. Cette activité productive est à mettre en parallèle avec la présence structurante de la filière industrielle.

Inquiétant : depuis 1999 l’activité productive dans la CCCD est en baisse : -4 % en quinze ans alors que, dans le même temps, l’activité productive est en hausse de 2 % en France et de 21 % en Loire-Atlantique. Cette baisse traduit le tassement de l’emploi dans l’industrie, les services à l’industrie, et l’agriculture et est à mettre en rapport avec la croissance du nombre total d’emplois qui est nettement plus faible qu’ailleurs.

 Industrie

La CCCD comportait 3983 établissements actifs au 31 déc. 2014 (derniers chiffres connus). L’industrie est fortement employeuse sur le territoire à l’inverse de l’agriculture qui compte beaucoup d’établissements mais un nombre modeste d’emplois. Un élément n’a pas été pris en compte : la faiblesse des salaires.

Depuis 2007, soit en 10 ans, 318 000 m2 de foncier ont été vendus soit 3,2 ha/an. Soit 174 000 m2 à Derval, 18 000 m2 à Châteaubriant, 22 000 m2 à Erbray (zone du Bignon), 71 000 m2 à Soudan et 30 000 m2 à Louisfert.

Il aurait été intéressant de distinguer les créations d’entreprises nouvelles (à Derval par exemple) et les déplacements ou extensions d’entreprises existantes. Cela explique pourquoi il n’y a eu que 494 emplois en 10 ans.

Il y a 35 zones d’activité dans le territoire mais 58 % des terrains sont à Châteaubriant. Les dix principales zones présentent des taux d’occupation compris entre 50 % et 100 % sauf l’Espace des Echos à Derval occupé à 3 %.

99 hectares sont aujourd’hui disponibles, plus 143 ha en extensions possibles, mais ne sont pas forcément adaptés aux demandes de grandes parcelles de 10 ha et plus, avec desserte routière rapide. Attention, dit le cabinet d’études, les trois quarts des zones d’activités autorisent la création de commerces ce qui peut favoriser le départ des commerces vers la périphérie

 Commerce

En matière commerciale, Châteaubriant regroupe aussi 58 % des commerces. La densité commerciale est cohérente avec le poids de la population. Reste à savoir s’il est bon de tout concentrer à Châteaubriant. C’est une question que les habitants devront se poser. De plus, on retrouve là les questions de mobilité.

L’activité de café-hôtel-restaurant (CHR) domine l’activité commerciale avec 95 établissements représentant près d’un quart des activités du territoire. Avec encore une forte concentration à Châteaubriant : 44 % . 24 communes sur 26 ont au moins un café-restaurant.

Quatre autres activités sont importantes : automobiles (72 établissements), services (67), hygiène-beauté (69) et alimentation (64). Ce qui manque le plus : équipement de la maison, culture-loisirs.

5 communes ont un tissu commercial complet : Châteaubriant, Rougé, Derval, Moisdon-la-Rivière, La Meilleraye de Bretagne. Cela couvre 47,8 % de la population. Quinze autres communes sont desservies par un ou deux commerces alimentaires de base, couvrant ainsi 44,2 % de la population. Il reste 6 communes, soit 6,5 % de la population, qui n’ont souvent qu’un café-restaurant : Soulvache, Fercé, Noyal, Ruffigné, Louisfert, Petit-Auverné.

Objectif : conserver le maillage actuel de l’offre commerciale alimentaire de base sur le territoire, au moins pour les communes de plus de 1000 habitants, pour s’adapter à la répartition de la population et assurer une desserte commerciale des communes les plus rurales.

Inquiétant : on dénombre 61 cellules commerciales vacantes dont 36 à Châteaubriant. Il faudra se demander si elles doivent conserver leur destination commerciale ou s’il faut en changer.

 Tournées

On recense des tournées alimentaires (hors vente pizza, galettes et autres plats à emporter) sur 21 communes représentant 64 jours de tournée, dont 11 comptent moins de 1000 habitants. Ces tournées constituent un circuit de distribution alternatif venant apporter une offre de service sur des communes peu équipées. Leur maintien apparaît indispensable pour assurer le lien avec la population locale la moins mobile.

On dénombre plus de tournées de boulangerie que de tournées de poissonnerie, ou encore de boucherie. Trois communes accueillent un marché hebdomadaire : Châteaubriant (110 commerçants dont 41 alimentaires), devant celui du samedi à Derval (12 commerçants dont 7 alimentaires) et celui du samedi à Châteaubriant (10 commerçants alimentaires).

Le marché du mardi de Sion les Mines ne compte que deux commerçants alimentaires. Rougé accueille également un marché annuel de producteurs locaux. Cinquante-neuf exploitants agricoles sur 17 communes du territoire font de la vente directe principalement de la viande mais illustrent aussi une certaine variété des activités (volailles, maraicher, charcuterie, fromage, œufs, pain, lait, huile, fois gras). Il est important de conserver ces tournées et ventes directes.
À suivre ……
Une réunion publique aura lieu le 6 juillet à Châteaubriant